C’est la saison des champignons… qui soignent !

Je ne vais pas vous parler ici de ces excellents champignons qui parfument nos assiettes, donc ni de cueillette ni de gastronomie. Mais de « mycothérapie » – le terme de « champignon » étant surtout utilisé par les gastronomes.

Ce que nous appelons communément champignon est en fait l’organe reproducteur, le fruit, partie fructifère du champignon.

Son vrai nom est : Carpophores (ou Sporophore).

À maturité, les Carpophores libèrent des millions de spores qui sont disséminées dans la nature par le vent. Lorsque les conditions seront favorables (humidité, température), ils germeront pour donner naissance, sous terre, à un réseau complexe de filaments, le mycélium. Les filaments mycéliens assurent la pérennité de l’espèce. De leur fusion naît un nouveau Carpophore qui continue le cycle de reproduction.

La mycothérapie fait partie intégralement des médecines traditionnelles de Chine, du Japon, de Corée.

Les « extraits standardisés »[1] utilisés, chez nous, en mycothérapie moderne, et certifiée par les filières « bio », utilisent la même partie aérienne (Carpophore) du champignon que celle que, depuis plus de 2000 ans, les médecines traditionnelles conseillent. Ils sont cependant éloignés des produits anciens car ils obéissent à des normes rigoureuses.

Seule la partie comestible est autorisée en Europe pour une utilisation dans les denrées et les compléments alimentaires. La plupart des extraits utilisés sont cultivés en Chine sur bois nobles ou supports végétaux broyés parfaitement contrôlés et sont intégrés à des filières « bio »..

Les produits de récolte sont d’abord déshydratés, puis extraits à l’eau, purifiés pour être débarrassés de tous métaux lourds et pesticides, transformés en extraits secs avant la « standardisation ».

La législation européenne impose qu’ils soient :

  • Garantis sans pesticides ;
  • Conformes aux normes Européennes relatives aux métaux lourds ;
  • Cultivés en milieu contrôlé (sous serre) garantissant une absence de contact avec les sols ou les bois irradiés.

La mycothérapie, nouvelle branche de la nutrithérapie

On a identifié environ 650 extraits ayant potentiellement une valeur thérapeutique.

La plupart d’entre eux :

  • Sont immunostimulants [2] et renforcent les défenses immunitaires contre les virus hivernaux comme ceux du rhume, de la grippe et des infections respiratoires mais certains s’opposent à la prolifération de virus tels que celui de l’herpès ou de l’hépatite B.
    Cette action antivirale est probablement à l’origine de leurs propriétés en cancérologie. Deux d’entre eux s’opposent à la croissance de la bactérie « helicobacter pylori »[3] qui, dans l’estomac est à l’origine des ulcères et de possibles cancers.
  • Sont cancérostatiques [4] et potentiellement complémentaires des traitements classiques et en prévention sur les terrains « à risque ». « Le plus performant est sans aucun doute le Reishi (Ganoderma). C’est aussi un bon immunostimulant. Le Maitaké et le Shiitaké ont également montré des propriétés identiques, mais surtout par leur action immunostimulante » informe le Dr Éric Ménat, sur le site « Medisite »[5]
    Les preuves : « Il existe de nombreuses études in vitro et chez l’animal prouvant l’effet anticancer de certains champignons » indique le Dr Ménat.
    En pratique il ajoute que « l’on peut alterner ou associer ces champignons»Selon certains [6] ils auraient une cytotoxicité directe, favoriseraient l’apoptose, c’est-à-dire le « suicide » des cellules cancéreuses et limiteraient la diffusion métastatique par une effet anti-angiogénèse [7].
  • Ont des propriétés antioxydantes [8]Plusieurs d’entre eux sont identifiés comme stimulants de la superoxyde dismutase, une puissante enzyme  Ces propriétés sont certainement à l’origine des « indications anti-âge » de la médecine traditionnelle orientale.
  • Des effets sur la croissance des tissus nerveux, la protection des neurones et des gaines de myéline.  Des chercheurs Japonais ont découvert que certains d’entre eux avaient la faculté d’accélérer la synthèse du N.G.F. (Neuronal Growth Factor)[9], facteur de croissance essentiel des cellules nerveuses et rétiniennes. Beaucoup ont une action sur les fonctions cognitives la mémoire et selon certains la protection vis-à-vis de la maladie d’Alzheimer [10] qui n’est sans doute pas indépendantes de leurs propriétés antiinfectieuses.

– D’autres ont des propriétés protectrices cardiovasculaires agissant sur le métabolisme de l’homocystéine et le métabolisme glucidique. D’autres encore ont des propriétés anti-allergiques et antihistaminiques.

– On évoque également encore des propriétés de protection hépatique par l’intermédiaire des triterpènes, ces hydrocarbures produits par les végétaux [11].

 

Propriétés des principaux extraits standardisés en mycothérapie.

Le Shitaké ou « Lentinus Edodes » est le deuxième champignon le plus cultivé dans le monde. Il apporte des quantités impressionnantes de vitamines et minéraux, dont le zinc et le sélénium ainsi qu’un composé précurseur de la vitamine D2, qui peut être transformé en vitamine D dans l’organisme [12].

Son principal composé actif est le lentinane, un sucre qui aurait des propriétés cancérostatiques  dans le cadre des cancers du sein, de l’estomac et du cancer colorectal. Le site « Passeportsanté » [13] indique que ces actions anticancéreuses ont bien été démontrées « in vitro » et chez le rat, bien qu’actuellement elles ne sont pas confirmées par des études épidémiologiques humaines. Cette même source confirme les propriétés immunostimulantes de cet extrait [14]. Il a spécifiquement des actions antivirales et de protection cardiovasculaire par l’intermédiaire d’une activité régulatrice sur le métabolisme de l’homocystéine [15].

Le Maitaké ou « Grifola Frandosa », parfois appelé « champignon de l’immunité » a des propriétés antioxydantes, immunostimulantes et antivirales semblables à celles du shitaké.

Ses effets « cancérostatiques » seraient plus orientés vers les cancers du sein et certains médecins le préconisent afin de réduire les effets secondaires des traitements conventionnels. Selon Passeportsanté [16], lors de recherches préliminaires menées in vitro et sur des animaux, des scientifiques japonais ont observé une action antitumorale et immunomodulatrice des polysaccharides extraits du Maitake.

Les mêmes chercheurs ont mené des essais sans groupe placebo ni groupe témoin auprès de patients souffrant de diverses formes de cancer. Les résultats indiquent que ces polysaccharides, notamment ceux désignés sous le nom de fraction-D ou fraction-MD, pourraient stimuler le système immunitaire des cancéreux [17].

Des études plus récentes [18] suggèrent que l’action cancérostatique du Maitaké serait plus particulièrement dirigée contre les cancers du sein. Il faudra toutefois attendre les résultats d’essais à double aveugle avec placebo sur des études humaines avant de conclure à l’efficacité du Maitake, ou de ses extraits. D’autres études [19] suggèrent que ce champignon aurait des effets significatifs sur la régulation de la glycémie, la résistance à l’insuline, la perte de poids et qu’il pourrait donc améliorer l’évolution des syndromes métaboliques [20] et des diabètes de type II.

Le Reishi ou « Ganoderma Lucidum » est utilisé depuis plus de 2000 ans dans la médecine traditionnelle chinoise où il est considéré comme un tonique très puissant puisqu’on le nomme « champignon de l’immortalité ». Il a lui aussi des propriétés antioxydantes, immunostimulantes et antivirales plus particulièrement ciblées sur l’herpès [21] labial et génital et le virus de l’hépatite B.

Là encore de nombreuses études animales suggèrent une activité vis-à-vis du cancer qui pourrait être complémentaire de traitements conventionnels et en atténuer les effets. Certains auteurs [22] précisent que « les polysaccharides du Reishi augmentent de 5 à 29 fois les facteurs de nécrose tumorale, les interleukines 1 et 6 et les lymphocytes T ».

Le Reishi aide aussi à récupérer des dommages immunitaires causés par la chimiothérapie et la radiothérapie : des études ont prouvé que le Reishi avait permis de restaurer le fonctionnement des lymphocytes T chez des souris ayant subi des irradiations au niveau de la rate [23]. On constate surtout qu’il améliore la qualité de vie. C’est donc son effet « tonique » qui est, ici, recherché. Il stimule les facteurs de croissance du système nerveux (NGF)[24] et la survie des neurones.

Des études épidémiologiques asiatiques [25] suggèrent une action sur la régénération des synapses [26], la dégénérescence des tissus nerveux et la protection vis-à-vis de la maladie d’Alzheimer. So nom latin « ganoderma lucidum » évoque d’ailleurs une action sur la lucidité. Une autre étude [27] suggère une activité de protection des artères coronaires qui se traduirait par une réduction des palpitations, de l’essoufflement et une meilleure régulation tensionnelle. Une dernière étude[28], chez la souris, indique qu’il aurait des propriétés antiinflammatoires et antihistaminiques et diminuerait les réactions cutanées après piqûres de moustiques.

L’Hericium ou « Hericium Erinaceus » ou « crinière de lion », un champignon spectaculaire par son aspect, est appelé « champignon de la mémoire ». Il est également considéré comme un antioxydant, un immunostimulant et antiinfectieux dont l’action s’exercerait plus particulièrement au niveau des parois intestinales[29], de l’estomac car il améliore les symptômes des gastrites, diminue l’inflammation de la muqueuse de l’estomac favoriser la cicatrisation après ulcères.

Il est d’ailleurs largement conseillé dans ce cas en médecine traditionnelle chinoise. Des études récentes montrent qu’il aurait effectivement une action directe sur l’« helicobacter pylori »[30] ce germe présent dans l’estomac à l’origine des ulcères ou des cancers. Sur le tissu nerveux, il a des propriétés très semblables à celles du Reishi : protection des structures neuronales et synaptiques, amélioration de la résistance et de la survie des neurones[31],  protection des gaines de myéline et stimulation du facteur de croissance et de réparation du tissu nerveux, le « NGF ».

D’autres études [32] suggèrent que son activité positive sur les fonctions cognitives et la mémoire s’exerce par l’intermédiaire d’une action directe sur l’hippocampe. Des études animales confirment également une activité sur le pancréas. De ce fait il contribuerait à diminuer la glycémie, les lipides sanguins [33] et une action particulière de protection de la cellule hépatique et plus généralement de l’hépatotoxicité [34].

Il aurait une action sur la régénération tissulaire et plus particulièrement sur celle du tissu osseux [35] et le cartilage, donc sur l’ostéoporose en stimulant fibroblastes, stéoblastes et chondrocytes. Il est traditionnellement conseillé en cas d’ostéoporose, de fracture, de parodontopathie.

Le Cordyceps Sinensis Mycellium est maintenant disponible en gélules d’extraits standardisés à 400 mg dont une seule gélule par jour suffit à « remonter le tonus » en stimulant le métabolisme de la dopamine et une action « anti-stress »  et « anti-dépresseur like »par l’intermédiaire de la sérotonine [36].

C’est dans cette indication qu’il est proposé depuis longtemps dans la médecine traditionnelle chinoise où on le considère comme un tonique physique [37], psychique et sexuel car certaines études[38], chez le rat, suggèrent une action directe sur le métabolisme de la testostérone. Il augmente les performances sportives, la récupération, diminue la fatigue et les durées de convalescence.

Ce champignon a connu son heure de gloire dans les années 90 aux championnats du monde d’athlétisme qui ont vu les athlètes féminines chinoises remporter la quasi-totalité des épreuves d’endurance grâce à la consommation de Cordyceps !

D’autres études qu’il serait trop long de citer, confirment que, comme les autres champignons il peut aussi être considéré comme un antioxydant, un immunostimulant et un possible « cancérostatique ». Il aurait, comme l’Hericium, une action positive sur la mémoire par l’intermédiaire de l’hippocampe. De plus, une étude récente [39] de 2017, chez la souris, met en avant son potentiel thérapeutique vis-à-vis d’une l’encéphalite auto-immune expérimentale.

In fine ?

J’espère que les nombreuses références scientifiques, la plupart en anglais, ne vous ne vous ont pas rebuté(e). Si vous poursuivez vos recherches vous réaliserez qu’elles ne sont qu’une infime partie des études sur les vertus des champignons.

Vous constaterez également que beaucoup d’études ont été effectuées en laboratoire (in vitro) ou sur l’animal, le plus souvent la souris ou le rat.

Avant d’envisager de vraies indications médicales il serait donc capital de disposer d’études randomisées (en double aveugle) sur l’humain. Il est facile de comprendre que le coût de telles études (et plus généralement sur tous les nutriments) est difficilement envisageable pour des produits d’origine naturelle et à priori non brevetables !

Il nous reste les indications millénaires de la médecine traditionnelle orientale, que de nombreuses études scientifiques confirment sans prêter à la mycothérapie aucune vertu de remplacement de traitements traditionnels, mais sans l’ignorer non plus.

La mise à disposition du public et des thérapeutes d’extraits hautement standardisés obéissant aux mêmes normes de fabrication et de non contamination est un réel progrès dont je vous conseillerais de profiter.

Il faut de plus, bien préciser, que je n’ai relevé aucune contre-indication ou effet secondaire relatifs à l’usage de ces produits.

N’hésitez pas à avoir recours à ces « compléments alimentaires », soit en alternant les souches, soit en les associant, par cures d’une dizaine de jours et plus particulièrement en fonction de vos besoins et des saisons. Ainsi, de même que je vous conseillais récemment, en ce début d’automne, de vérifier votre taux de vitamine D et de zinc, de prendre un peu plus de vitamine C et de surveiller votre alimentation, je peux vous conseiller de telles cures mycothérapeutiques qui sont sans danger.

 


[1] Ce sont des extraits dont la concentration est garantie par des analyses chromatographiques appelées « HPLC » qui permettent de s’assurer que l’on a toujours la même et exacte quantité d’extrait pour une présentation particulière.

[2] Immunomodulatory Properties of Coriolus versicolor: The Role of Polysaccharopeptide. Saleh MH,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Rashedi%20I%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28932226″ Rashedi I, Keating A. Front Immunol. 2017 Sep 6;8:1087. doi: 10.3389/fimmu.2017.01087. eCollection 2017. Review.PMID:28932226

[3]  Ethnopharmacol. 2016 May 13;183:54-8. doi: 10.1016/j.jep.2015.09.004. Epub 2015 Sep 11.
Anti-Helicobacter pylori activity of bioactive components isolated from Hericium erinaceus.Liu JH1, Li L2, Shang XD1, Zhang JL1, Tan Q3 et http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=troubles-digestifs-immunodeficience-champignons-reconstruire-les-tissus-et-les-os-le-hydne-herisson-ou-criniere-de-lion-hericium-erinaceus.

[4] Modulation of oncogenic transcription factors by bioactive natural products in breast cancer.
Hasanpourghadi M, Pandurangan AK, Mustafa MR.Pharmacol Res. 2017 Sep 15. pii: S1043-6618(17)30864-2. doi: 10.1016/j.phrs.2017.09.009. [Epub ahead of print] Review.

[5] http://www.medisite.fr/cancer-les-traitements-et-levolution-10-traitements-naturels-anti-cancer.1474885.38946.html?page=0%2C6

[6] https://www.docvadis.fr/nadine-demalezieu/therapeutiques/mycotherapie/mycoth-rapie/

[7] http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/21551-angiogenese-definition

[8] Wild Mushrooms: A Potential Source of Nutritional and Antioxidant Attributes with Acceptable Toxicity.
Sharif S, Shahid M, Mushtaq M, Akram S, Rashid A.Prev Nutr Food Sci. 2017 Jun;22(2):124-130. doi: 10.3746/pnf.2017.22.2.124. Epub 2017 Jun 30.PMID:

[9] Chemical constituents from Hericium erinaceus and their ability to stimulate NGF-mediated neurite outgrowth on PC12 cells.
Zhang CC, Yin X, Cao CY, Wei J, Zhang Q, Gao JM.Bioorg Med Chem Lett. 2015 Nov 15;25(22):5078-82. doi: 10.1016/j.bmcl.2015.10.016. Epub 2015 Oct 16.PMID: 26481911

[10] Interpretation of mushroom as a common therapeutic agent for Alzheimer’s disease and cardiovascular diseases.
Rahman MA, Abdullah N, Aminudin N.Crit Rev Biotechnol. 2016 Dec;36(6):1131-1142. Epub 2015 Oct 30. Review.PMID:26514091

[11] Efficient Accumulation and In Vitro Antitumor Activities of Triterpene Acids from Submerged Batch–Cultured Lingzhi or Reishi Medicinal Mushroom, Ganoderma lucidum (Agaricomycetes).
Wang XL, Ding ZY, Zhao Y, Liu GQ, Zhou GY.Int J Med Mushrooms. 2017;19(5):419-431. doi: 10.1615/IntJMedMushrooms.v19.i5.40.PMID:28845771

[12] Mattila P, Lampi A-M, et al. Sterol and vitamin D2 contents in some wild and cultivated mushrooms. Food Chem 2002;76:313-8.

[13] h Borchers AT, Keen CL, Gershwin ME.  HYPERLINK « http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Citation&list_uids=15096651 » t « _blank » Mushrooms, tumors, and immunity: an update. Exp Biol Med(Maywood ) 2004 May;229(5):393-406.ttp://www.passeportsante.net/fr/Nutrition/EncyclopedieAliments/Fiche.aspx?doc=shiitake_nu

[14] Borchers AT, Keen CL, Gershwin ME.  HYPERLINK « http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?cmd=Retrieve&db=pubmed&dopt=Citation&list_uids=15096651 » t « _blank » Mushrooms, tumors, and immunity: an update. Exp Biol Med(Maywood ) 2004 May;229(5):393-406.

[15] http://www.esculape.com/cardiologie/homocysteine.html

[16] http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=maitake_ps

[17]  Kodama N, Komuta K, Nanba H.  HYPERLINK « http://www.ncbi.nlm.nih.gov/entrez/query.fcgi?db=pubmed&cmd=Retrieve&dopt=AbstractPlus&list_uids=12126464&query_hl=11&itool=pubmed_docsum » t « _blank » Can maitake MD-fraction aid cancer patients?Altern Med Rev. 2002 Jun;7(3):236-9. Texte intégral: www.thorne.com et 7. Kodama N, Komuta K, Nanba H. Effect of Maitake (Grifola frondosa) D-Fraction on the activation of NK cells in cancer patients. J Med Food. 2003 Winter;6(4):371-7.

[18] Int J Mol Med. 2017 Oct;40(4):1089-1095. doi: 10.3892/ijmm.2017.3081. Epub 2017 Jul 26.
Grifola frondosa polysaccharides induce breast cancer cell apoptosis via the mitochondrial-dependent apoptotic pathway.Zhang Y1, Sun D2, Meng Q3, Guo W1, Chen Q1, Zhang Y1.

[19] Food Funct. 2015 Nov;6(11):3567-75. doi: 10.1039/c5fo00497g. Epub 2015 Aug 27.
Hypoglycemic effects of Grifola frondosa (Maitake) polysaccharides F2 and F3 through improvement of insulin resistance in diabetic rats.Xiao C1, Wu Q,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Xie%20Y%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=26311233 » Xie Y, Zhang J, Tan J.

[20] http://www.esculape.com/endocrino/metabolique_syndrome_2004.html

[21] Effect of an herbal formula containing Ganoderma lucidum on reduction of herpes zoster pain: a pilot clinical trial. Hijikata Y1, Yasuhara A,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Sahashi%20Y%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=16173526 » Sahashi Y. Am J Chin Med. 2005;33(4):517-23.

[22] https://lesbrindherbes.org/2014/10/29/ces-plantes-soignent-reishi-champignon-miracle/

[23] Chen et al., 1995

[24] Activating mitochondrial regulator PGC-1α expression by astrocytic NGF is a therapeutic strategy for Huntington’s disease. Chen LW1,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Horng%20LY%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=22633948 » Horng LY,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Wu%20CL%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=22633948 » Wu CL,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Sung%20HC%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=22633948 » Sung HC,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Wu%20RT%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=22633948 » Wu RT. HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22633948 » o « Neuropharmacology. » Neuropharmacology. 2012 Sep;63(4):719-32. doi: 10.1016/j.neuropharm.2012.05.019. Epub 2012 May 24.

[25] Neuropharmacology. 2012 Sep;63(4):719-32. doi: 10.1016/j.neuropharm.2012.05.019. Epub 2012 May 24.

[26] http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/synapse/76109

[27] Gao Y, Chen G, et al. A Phase I/II Study of Ling Zhi Mushroom Ganoderma lucidum (W.Curt: Fr.) Lloyd (Aphyllophoromycetideae) Extract in Patients with Coronary Heart Disease. International Journal of Medicinal Mushrooms 2004.

[28] Inhibitory effects of the methanol extract of Ganoderma lucidum on mosquito allergy-induced itch-associated responses in mice.
Andoh T1, Zhang Q, Yamamoto T,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Tayama%20M%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=20948166 » Tayama M, Hattori M, Tanaka K,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Kuraishi%20Y%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=20948166 » Kuraishi Y. J Pharmacol Sci. 2010;114(3):292-7. Epub 2010 Oct 8.

[29] Immunomodulatory Activities of a Fungal Protein Extracted from Hericium erinaceus through Regulating the Gut Microbiota.
Diling C1,2,3, Chaoqun Z1,2,3,4, Jian Y1,2,3, Jian L1,2,3,5,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Jiyan%20S%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28713364 » Jiyan S1,2,3,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Yizhen%20X%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28713364 » Yizhen X1,2,3,6, Guoxiao L1,2,3,5.Front Immunol. 2017 Jun 12;8:666. doi: 10.3389/fimmu.2017.00666. eCollection 2017.

[30] Anti-Helicobacter pylori activity of bioactive components isolated from Hericium erinaceus.
Liu JH1, Li L2, Shang XD1, Zhang JL1, Tan Q3 J Ethnopharmacol. 2016 May 13;183:54-8. doi: 10.1016/j.jep.2015.09.004. Epub 2015 Sep 11

[31] Chemical Constituents from Hericium erinaceus Promote Neuronal Survival and Potentiate Neurite Outgrowth via the TrkA/Erk1/2 Pathway.
Zhang CC1,2, Cao CY3,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Kubo%20M%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28758954 » Kubo M4, Harada K5, Yan XT6, Fukuyama Y7, Gao JM8. Int J Mol Sci. 2017 Jul 30;18(8). pii: E1659. doi: 10.3390/ijms18081659.

[32] Dietary Supplementation of Hericium erinaceus Increases Mossy Fiber-CA3 Hippocampal Neurotransmission and Recognition Memory in Wild-Type Mice.
Brandalise F1, Cesaroni V2, Gregori A3,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Repetti%20M%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28115973 » Repetti M2, Romano C2,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Orr%C3%B9%20G%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28115973 » Orrù G4, Botta L2,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Girometta%20C%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28115973 » Girometta C5,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Guglielminetti%20ML%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28115973 » Guglielminetti ML6, Savino E6, Rossi P7. Evid Based Complement Alternat Med. 2017;2017:3864340. doi: 10.1155/2017/3864340. Epub 2017 Jan 1.

[33] Antihyperglycemic and antihyperlipidemic activities of aqueous extract of Hericium erinaceus in experimental diabetic rats.
Liang B1, Guo Z,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Xie%20F%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=24090482 » Xie F, Zhao A. BMC Complement Altern Med. 2013 Oct 3;13:253. doi: 10.1186/1472-6882-13-253.

[34] Protective Effects of Extracellular and Intracellular Polysaccharides on Hepatotoxicity by Hericium erinaceus SG-02.
Cui F1, Gao X2, Zhang J1, Liu M1, Zhang C1, Xu N1, Zhao H1, Lin L1, Zhou M1,3, Jia L4. Curr Microbiol. 2016 Sep;73(3):379-85. doi: 10.1007/s00284-016-1073-1. Epub 2016 Jun 4.

[35] Antioxidant and Anti-Osteoporotic Activities of Aromatic Compounds and Sterols from Hericiumerinaceum.
HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Li%20W%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28085076 » Li W1, Lee SH2, Jang HD3, Ma JY4, Kim YH5. HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28085076 » o « Molecules (Basel, Switzerland). » Molecules. 2017 Jan 11;22(1). pii: E108. doi: 10.3390/molecules22010108

[36] Dopamine and serotonin contribute to Paecilomyces hepiali against chronic unpredictable mild stress induced depressive behavior in Sprague Dawley rats.
Wang J1, Liu Y1, Li L1, Qi Y1, Zhang Y1, Li L1, Teng L1, Wang D1. Mol Med Rep. 2017 Oct;16(4):5675-5682. doi: 10.3892/mmr.2017.7261. Epub 2017 Aug 16.

[37] Evaluation of anti-fatigue property of the extruded product of cereal grains mixed with Cordycepsmilitaris on mice.
Zhong L1, Zhao L1, Yang F1, Yang W2, Sun Y3, Hu Q1. J Int Soc Sports Nutr. 2017 Jun 2;14:15. doi: 10.1186/s12970-017-0171-1. eCollection 2017.

[38] Effect of Cordyceps militaris supplementation on sperm production, sperm motility and hormones in Sprague-Dawley rats.
Chang Y1, Jeng KC, Huang KF, Lee YC, Hou CW, Chen KH, Cheng FY, Liao JW, Chen YS. Am J Chin Med. 2008;36(5):849-59.

[39] Effect of Cordyceps sinensis on the Treatment of Experimental Autoimmune Encephalomyelitis: A Pilot Study on Mice Model.
Zhong SS1, Xiang YJ2, Liu PJ3, He Y1, Yang TT4, Wang YY1,  HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Rong%20A%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=28937034 » Rong A1, Zhang J1, Liu GZ1. Chin Med J (Engl). 2017 Oct 5;130(19):2296-2301. doi: 10.4103/0366-6999.215335.



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


8 réponses à “C’est la saison des champignons… qui soignent !”

  1. Lauret dit :

    Merci Docteur Rueff pour ce que vous faites. Je ne manque pas de consulter les précieux documentaires faits avec Amour (je le sens). Et dire que nous cherchons des anges avec des ailes… Vous en êtes Un en chair et en os. Merci.

  2. Valou dit :

    Bonjour,
    Où trouver une bonne qualité de ce type de champignons, quels sont les distributeurs à conseiller ? Merci infiniment de votre réponse. Bien cordialement

  3. Nigay Pierre dit :

    Bonjour . Le magasin bio où nous nous servons vend des shiitakés .Préparés comme les ceps , peu cuits avec ail et persil , sur une omelette , c’est meilleur que le cep dit «bleu» et un peu en-dessous du cep de Bordeaux , mais très bon . Et pour la santé , ont-ils les mêmes effets que les extraits .? (Compter 400gr à deux) Merci pour vos lettres , nous les lisons toutes avec profit . Prenez soin de vous.

  4. Malié Germaine dit :

    quand on a trop d’acide urique ,il vaut mieux éviter de manger des champignons :c’est du moins l’avis de mes amis médecins

  5. De neve Gedy dit :

    bonjours,

    votre  » lettre  » m’a fort intéresser mais comme souvent dans ses cas bien précis ou les acheter ou commander pour être certaine d’avoir des produis sains.
    merci pour vos info
    cordialement
    Gedy De Neve

  6. Alain dit :

    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre article sur le Cordyceps qui stimule le métabolisme de la dopamine. Je souffre du syndrome des jambes sans repos qui est dû à un manque de dopamine, pensez vous que le Cordyceps peut améliorer ma pathologie ?

  7. castillo monique dit :

    mon mari prend les MACELIA MAX 8 extrait de champignons
    il fait de la radiothérapie pour un cancer de la prostate.
    doit il continuer de les prendre
    Je vous remercie de votre reponse
    M Castillo

  8. Castex dit :

    Je tiens à vous faire part de mon expérience concernant la consommation des mycélliums. J’ai pris le Ganoderma sous les conseils d’un médecin pratiquant la médecine « intégrative ». J’ai eu des effets secondaires non anodins : sang dans les selles et fortes réactions cutanées (croutes sur le visage !). J’ai du arrēter la prise des champignons car je n’avais malheureusement aucune amélioration de ma gastrite, sans compter tous les effets secondaires !

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