Les ondes électromagnétiques et notre santé (Première partie)

Chère amie, cher ami,

Dans cette lettre et les suivantes, je vais aborder le problème complexe de l’incidence des ondes électromagnétiques sur notre santé et les différentes précautions à prendre pour s’en protéger.

Cette question essentielle demande d’exposer quelques définitions.

Le préambule suivant me semble nécessaire.

Principe de précaution

En France, la loi n°95-101 du 2 février 1995 (dite Loi Barnier) relative au renforcement de la protection de l’environnement, énonce ainsi le principe de précaution :

« L’absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l’adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement à un coût économiquement acceptable.[1] »

Vaste débat !

Vous réaliserez que, bien au-delà du sujet que nous traitons dans ces lignes, si la France respectait ses propres lois :

  • Nous n’aurions pas d’obligation vaccinale chez les nouveau-nés ;
  • Nous serions plus exigeants vis-à-vis des effets secondaires possibles de certains médicaments ;
  • Nous serions plus exigeants sur certaines normes antipollution, sur les produits autorisés pour l’hygiène de la maison et sur l’usage des engrais et pesticides…

Mais revenons à notre sujet et au paradoxe auquel nous assistons :

  • D’une part, les autorités de santé (ANSES) ne cessent, encore en 2020, de clamer qu’il n’y a pas de raison de s’inquiéter ;
  • D’autre part :
    • L’Organisation Mondiale de la Santé a classé, en 2002, les champs magnétiques ELF (d’extrêmement basses fréquences) comme « peut-être cancérogènes pour l’homme », et en mai 2011, les champs électromagnétiques radiofréquences (de 3 KHz à 300 GHz) comme « possibles cancérogènes ». 
    • Un document ministériel de mars 2013 rappelle : « une exposition aiguë de forte intensité aux champs électromagnétiques peut provoquer des effets thermiques », soit une augmentation de la température des tissus. « C’est pour empêcher ces effets que des valeurs limites d’exposition ont été élaborées » et, par ailleurs, « des interrogations subsistent sur les effets à long terme pour les utilisateurs intensifs de téléphones mobiles. »
    • Les notices fournies avec les smartphones concèdent certaines précautions d’emploi en évitant visiblement d’alarmer l’acheteur. On nous conseille, entre autres, d’utiliser au maximum le kit mains-libres (fourni obligatoirement avec chaque téléphone), de ne pas téléphoner en marchant ou en voiture, de ne pas téléphoner trop longtemps, de ne pas trop l’approcher des femmes enceintes, etc.

Je ne suis pas expert en la matière, et pas plus que vous je ne prétends être le dépositaire d’une vérité universelle. Je demande seulement que le « principe de précaution soit appliqué », mieux appliqué, et que, dans le doute, certaines mesures de protection soient davantage divulguées et proposées.

Ces précautions ne doivent évidemment pas être réservées à l’usage des téléphones portables, mais également à celui des ordinateurs et tablettes, du Wifi, des courants porteurs captés par l’intermédiaire de prises (Ethernet) branchées sur le réseau électrique, et des compteurs dits « Linky » qui font toujours débat.

Les ondes électromagnétiques

Les champs électromagnétiques (CEM) existent naturellement partout dans la nature, en provenance de tous les horizons de l’Univers, de la Galaxie, du Soleil, sous l’influence d’orages, ou du champ magnétique terrestre notamment. Tous les êtres vivants génèrent des CEM de très faible intensité.

C’est la fréquence de l’onde qui détermine son impact sur l’organisme. Plus l’onde vibre rapidement, plus elle véhicule de l’énergie. L’intensité des champs électromagnétiques diminue avec le carré de la distance. Certaines ondes électromagnétiques véhiculent tellement d’énergie qu’elles sont capables de briser les liaisons intra- et intermoléculaires. Ce sont les rayons dits « ionisants », qui, à fortes doses, vont rapidement entraîner brûlures et dommages des tissus, et à long terme, promouvoir la survenue de tumeurs.

À l’opposé, la médecine utilise justement cet effet destructeur des cellules en cancérologie. Ce sont, par exemple, les rayons gamma émis par les substances radioactives qui vont permettre de traiter certaines affections et tumeurs, ou encore les rayons X à l’origine de l’invention de la radiographie et des scanners les plus modernes.

Les ondes radio (télévisions, micro-ondes, téléphones portables, Wifi, Bluetooth, etc.) et les ondes électromagnétiques domestiques sont dites « non-ionisantes » car leur apport d’énergie est trop faible pour rompre les liaisons chimiques ou chauffer les tissus.

L’OMS[2] est formelle : « Les champs électromagnétiques d’origine humaine qui résultent, pour une part importante, de l’activité industrielle (électricité, hyperfréquences et radiofréquences) engendrent des rayonnements qui correspondent à la région du spectre électromagnétique où la fréquence est relativement basse, c’est-à-dire du côté des grandes longueurs d’onde et les quanta d’énergie qu’ils transportent sont incapables de provoquer la rupture des liaisons chimiques. » Mais l’OMS ajoute, en conclusion : « Des effets biologiques de ces champs comportent encore quelques lacunes et la recherche doit se poursuivre pour les combler. »

Cependant, l’OMS a publié en 2011 un rapport classant les ondes électromagnétiques dans la « catégorie 2B », qui est celle des agents cancérogènes possibles pour l’homme. La conclusion ne repose pas seulement sur des seuils chiffrés, mais sur la qualité des preuves scientifiques. Les preuves formelles d’une augmentation des tumeurs cérébrales ou de tumeurs de l’oreille interne du fait du téléphone portable sont limitées, selon l’OMS, et très insuffisantes pour les autres types de cancers.

L’association entre ces tumeurs et l’usage du téléphone portable est donc claire, mais la relation de cause à effet n’est pas solidement établie.

Ne soyez pas dupe : c’est ce type de raisonnement qui justifie l’immobilisme de la part des différents fabricants d’appareils ou systèmes émettant des champs électromagnétiques et l’oubli du « sacro-saint » principe de précaution !

Et l’argument scientifique est parfaitement fondé !

Pour une vraie démonstration scientifique, il ne suffit pas, en effet, de constater une simultanéité ou une association de faits entre deux phénomènes, mais une « relation de cause à effets », ce qui est toujours plus difficile mais ne devrait pas empêcher l’application du « principe de précaution », et plus encore lorsqu’il s’agit de santé humaine.

Effets cumulatifs, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?

Quelles que soient les conclusions des différentes études strictement scientifiques, nous sommes en droit de nous interroger :

Les effets cumulatifs des nombreuses sources de champs électromagnétiques (CEM) auxquels nous sommes de plus en plus exposés depuis une vingtaine d’années représentent un phénomène totalement nouveau dans l’environnement humain : ordinateurs, tablettes, smartphones, Wifi, Bluetooth, courants portés, etc., nous environnent de toutes parts.

Aucune étude scientifique clairement identifiée ne prend en compte cette situation de vie réelle : à combien de champs et pendant combien de temps sommes-nous exposés au cours d’une journée ordinaire ? Mystère…

Personnellement, je suis frappé par la similitude de raisonnement entre ce problème de cumul d’ondes et celui du cumul des pesticides. Combien d’études scientifiques ont conclu à l’innocuité de certaines molécules utilisées à titre d’engrais ou de désherbants, avant que l’on s’intéresse à la réalité du cumul de ces molécules et de leurs effets délétères sur l’organisme ?

Selon un rapport de l’INRA, « On a établi en 2009 un lien entre la durée d’exposition aux pesticides et la survenue de la maladie de Parkinson. Une étude est en cours sur le risque de cancer chez les agriculteurs. L’évaluation de l’impact sanitaire des pesticides sur l’homme ou l’environnement n’est pas une mince affaire : les doses absorbées sont souvent faibles et il est nécessaire de les étudier sur le long terme. D’autant plus que l’on n’ingère pas qu’un seul type de pesticide ! Les scientifiques s’attachent actuellement à mesurer l’effet « cocktail », c’est-à-dire l’effet combiné de pesticides de familles chimiquement différentes et aux effets toxicologiques distincts.[3] »

Devant une quasi-épidémie en croissance exponentielle depuis les années 2000, de maladies neurodégénératives, de maladies métaboliques (diabètes) et de syndromes autistiques, cette interrogation devient légitime.

Il est frappant de constater que cette modification planétaire de notre état de santé correspond également à cette prolifération des CEM de toutes sortes.

Aucune conclusion, à ce stade, n’est évidemment formulable, car d’autres causes, notamment infectieuses (parasitaires ou microbiennes), doivent également être prises en compte.

Le professeur Dominique Belpomme[4], cancérologue et président de l’ARTAC[5], considère que l‘électrosensibilité fait partie des nouvelles maladies environnementales, au même titre que les pathologies dues à l’amiante, aux pesticides et autres perturbateurs endocriniens.

Nous avons constaté également, au sein de notre groupe CHRONIMED[6], que ce syndrome existe chez de nombreux patients (je reviendrai plus loin sur cette question) atteints de maladies infectieuses chroniques.

Dans un article intitulé « Effets biologiques des CEM et leur Influence sur la Santé », le docteur René Messagier, directeur de la recherche médicale au Centre International de Recherches en Biophysique Electromagnétique – Tecnolab[7], écrit : « Depuis plus d’un demi-siècle, on assiste à l’émergence des pathologies dites de civilisation, dont l’étiologie reste confuse voire inconnue pour la plupart, vraisemblablement en raison du caractère multifactoriel de ces pathologies. »

Ainsi, les affections allergiques (qui ont doublé en 15 ans), les troubles de l’excitabilité neuro-musculaire, les syndromes anxio­dépressifs, certains cancers, les maladies inflammatoires, les désordres d’origine dysimmunitaires, articulaires, digestifs, thyroïdiens, les pathologies dégénératives telles que l’Alzheimer, les autres démences, la dégénérescence maculaire, etc., n’ont cessé de croître dans la seconde partie du XXème siècle. Et ce, alors que notre environnement était simultanément l’objet de modifications multiples, en particulier par la prolifération explosive des CEM, qu’ils soient émis de façon proche par des appareils électriques, électroniques et de communication à usage personnel, ou émis de façon lointaine, pour l’usage collectif, par des lignes à haute tension, les stations et antennes relais de téléphonie mobile.

Or, en dépit de ces nouvelles données, en dehors de l’augmentation du risque de leucémies chez l’enfant par exposition aux « extrêmement basses fréquences (ELF), les études épidémiologiques officielles, par leur faiblesse intrinsèque, n’ont pas déterminé formellement le rôle pathogène des CEM.

Les conséquences métaboliques des CEM sur l’homme 

Dans l’article cité ci-dessus, le docteur René Messagier passe en revue les principales conclusions des travaux de Tecnolab en collaboration avec différentes universités, publiés dans des journaux ou congrès scientifiques spécialisés. Ces travaux mettent en évidence de possibles perturbations biologiques liées à l’exposition prolongée aux téléphones cellulaires, à des écrans informatiques, à des stations relais de télécommunication, au niveau d’un ou plusieurs des paramètres suivants :

  • Concentration de calcium intracellulaire ;
  • Concentration de corticostérone ;
  • Concentration d’ACTH ;
  • Concentration de mélatonine ;
  • Concentration d’oxyde nitrique (NO),
  • Réponse immunitaire ;
  • Neurogénèse ;
  • Formation de micronoyaux ;
  • Mortalité embryonnaire ;
  • Atteinte de la cornée ;
  • Symptômes de stress chronique ;
  • etc.

Les perturbations de l’ion calcium

L’ion calcium est impliqué dans l’activité de nombreuses enzymes de l’organisme. Par conséquent, toute variation de son taux intracellulaire est susceptible d’induire des modifications dans l’activité des enzymes intracellulaires, impliquées dans la transduction des signaux.

S’il y a accumulation intra-cellulaire de calcium, celle-ci est le fait d’un déplacement de ses charges ioniques, qui doivent donc être déficitaires dans d’autres parties de l’organisme, induisant, ainsi, un stress cellulaire. Des déplacements ioniques de calcium (Ca++) vont ainsi avoir pour conséquence le déplacement d’autres ions dont le métabolisme est interdépendant, en particulier des déplacements inverses du magnésium (Mg++).

Par exemple, dans les cellules hypophysaires de souris exposées aux rayonnements électromagnétiques d’un téléphone cellulaire, l’augmentation de la concentration intracellulaire de Ca++, contemporaine d’une sécrétion accrue de l’ACTH (ou hormone corticotrope) observée, a pu modifier l’activité des enzymes impliquées dans la cascade de synthèse de cette hormone.

S’il y a accumulation intra-cellulaire de calcium, celle-ci est le fait d’un déplacement de ses charges ioniques, qui doivent donc être déficitaires dans d’autres parties de l’organisme. On peut supposer que ces variations de concentration intra- et extra-cellulaires obligent l’organisme à mettre en œuvre des mécanismes de rétablissement des taux « normaux », induisant ainsi un stress cellulaire avec risque de perte d’équilibre lors d’exposition à long terme, ou rattrapage d’un nouvel équilibre sur un autre niveau de fonctionnement possiblement pathologique.

Au niveau du Système Nerveux Central (SNC) et du système neuro-musculaire, on sait que le Ca++ joue un rôle très important dans l’excitabilité neuro-musculaire, en particulier pour le système nerveux autonome. Ces perturbations pourraient mener à des troubles du type spasmophilie avec tout un cortège de malaises et de dérèglements secondaires fonctionnels des organes ou grandes fonctions tels que le cœur, la circulation, la digestion, la respiration, la sensibilité à la douleur et à tous stimulus.

Chère amie, cher ami, vous trouverez la suite de ce texte dans une toute prochaine lettre.

Dominique Rueff


[1] http://www.toupie.org/Dictionnaire/Principe_precaution.htm

[2] Organisation Mondiale de la Santé

[3] http://www.inra.fr/Grand-public/Agriculture-durable/Tous-les-dossiers/Dependance-aux-pesticides/Pesticides-des-risques-pour-l-homme-et-l-environnement

[4] http://www.artac.info/fr/artac/notre-organisation/mr-d-belpomme_000018.html

[5] Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse. http://www.artac.info/

[6] http://www.psychostrategy.net/qui-est-chronimed

[7] https://www.cem-vivant.com/userfiles/file/1474.pdf



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


11 réponses à “Les ondes électromagnétiques et notre santé (Première partie)”

  1. Clairette dit :

    Merci pour votre article.
    Vous avez bien raison d’alerter sur les dangers des ondes électromagnétiques. J’ai moi-même été atteinte d’une leucémie il y a 4 ans. J’avais une plaque de cuisson à induction (ondes électromagnétiques !) depuis 2 ans, et comme j’avais arrêté de travailler, j’étais tout le temps dans ma cuisine à faire mijoter des plats dans une casserole pour 1 personne sur une plaque prévue pour des casseroles beaucoup plus grandes ! Je suppose que les ondes débordaient autour de la casserole (sans chauffer bien sûr puisque non en contact avec le métal). J’ai d’abord eu des problèmes de thyroïde , puis une leucémie (pour les deux, le lien avec les ondes est suspecté). Je trouve que ma santé a payé très cher le côté ultra-pratique de ma plaque de cuisson !

  2. Tomic dit :

    Bonjour à toutes et à tous.
    Je viens de télécharger une application développée par un ingénieur de Sophia Antipolis appelée Electrosmart qui donne le niveau de dangerosité chiffré de l’exposition aux différentes ondes. Sur Android uniquement. Je vous invite à tester par vous-même. Chez moi, c’est assez modéré pour ne pas être dangereux, mais à la limite. Baisse quand j’éteins mon modem (tous les soirs). Hier j’ai fait une randonnée au Mont Chauve, au dessus de Nice et cela déclarait une exposition faible (mais pas nulle).
    Je serai heureux de lire vos retours.
    Pardon docteur de faire de cet espace un focus sur cette appli mais je trouve que c’est un bon outil pour savoir dans quel type de bain électromagnétique l’on se trouve.
    Bien à vous.

  3. Brigitte dit :

    Article passionnant et documenté, comme toujours, je vous lis avec intérêt depuis longtemps.
    A ce sujet, que pensez vous de la 5G? Cela semble encore plus dangereux, pour toutes les espèces vivantes de notre planète…et aussi autour de la planète, avec un nombre très important de satellites dédiés.
    Si on parlait d’une VRAIE protection de l’environnement?
    Quand les politiques vont ils appliquer les lois?
    Bien cordialement

    • S. Maciu dit :

      Bonjour Brigitte,
      La technologie 5G utilise les ondes radio, non-ionisantes, les moins nuisibles des ondes électromagnétiques. La vérité est qu’il y a beaucoup de fausses informations véhiculées dans les médias sur cette technologie. Un grain de vérité existe en tout, mais il ne faut pas exagérer. Comme bien prouvé avec tous nos actions, tout ce qui est de trop n’est pas bon (trop manger, trop fumer, trop d’alcool, trop de stress, trop de sport, trop de travail, trop d’immobilité… ). Si nous limitons notre temps passé sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, WhatsApp… ) c’est déjà un point gagnant pour notre santé physique et mentale. Rester connecté non-stop à ton smartphone où tablette a un impact terrible sur nos yeux et nos glandes lacrymogènes. Chose expérimentée, car toute ma vie j’ai travaillé sur des ordinateurs et, même si j’ai eu des protections pour les yeux (écrans spéciaux, lunettes protégées contre les radiations des écrans… ) mes yeux ont quand même souffert de sécheresse. Il est important si vous passer beaucoup de temps à lire des messages sur Facebook, par example, de les lire sur un écran le moins endommageant que possible (attention à la marque des smartphones et tablettes utilisés!). Personne ne vous oblige d’avoir la maison connecté si vous ne le voulez pas (i.e. commander tous vos appareils ménagers sur votre smartphone). Ce qui fait la différence entre la 4G et la 5G c’est la rapidité et la qualité de la transmission des données. Dans le domaine médical, la 5G apporte une vraie révolution, rendent possible les opérations à distance les plus compliquées. Je ne sais pas si nous aurons tout ça de nos vie, mais nos enfants et petits-enfants l’auront. Courage et bonne journée, Brigitte 😊

  4. joel ataroff dit :

    confirmation de vos commentaires : ma fille et mon ex-gendre
    ont la maladie de LYME (confirmée par labo ALLEMAND) depuis 15 ans , dans un état indescriptible de douleurs , chronicité de maux divers et variés insupportables, auxquels c est ajouté l’électrosensibilité qui s’aggrave aussi ( nausée, indigestion, maux de tête en pression, vertige etc ) . ce médecin à Paris a du courage mais trop éloigné du 13 pour nous sans trop espoir de remède nous pensons .

    • Briffoz dit :

      Bojour,
      De multiples preuves scientifiques (dont Univ. New Haven- NY – regroupées par Pr Eva Sapi relayées par Dr Hopf Seidel à Strasbourg 2013) , se sont accumulées : nombre d’antibiotiques se sont avérés inefficaces sur toutes les formes résistantes (kystes et biofilm) de ces borrélias. Des plantes arrivent à les « déloger » et passer en rémission annuelle, comme moi, après 45 ans d’errances. Voir Dr Wolf Dieter Storl, Guérir …Lyme (racines de cardères)
      Bien à vous
      Albert Briffoz

  5. JLB dit :

    Bonjour Docteur,
    Suite à des alertes sur la nocivité des compteurs LINKY, source de polution électromagnétique dans la même gamme de longueur d’onde que les émetteurs radio (France Inter par exemple) qui rayonne 10 fois plus à Brest et ce depuis plus de 50 ans 24H/24 !
    qu’une installation domestique avec des fils de 100m de long (faisant antenne) et ne comportant pas de fil de terre !
    reliés à un compteur Linky,
    – et je ne parle pas des populations qui sont plus proches de l’émetteur principal !
    Il devrait y avoir une augmentation significative des cancers ou leucémies et électrosensibilité induite, concentriquement autour de l’émetteur d’Allouis (et des autres émetteurs dans la même gamme de fréquence).

    Je n’ai pas fait de mesure, mais je ne vois pas pourquoi une installation avec un ancien compteur ne véhiculerait pas les mêmes signaux que l’installation des voisins équipés de LINKY !
    Il n’y a pas de filtre sur, avant ou après un compteur électromécanique !
    Logiquement, le rayonnement doit être un peu plus faible mais c’est tout !
    En prime, lorsque les lignes sont trop longues, un ou plusieurs des Linky servent de relai et retransmettent les signaux ! sans que les abonnés le sache ni leur voisins qui se croient à l’abrit !!!
    Votre combat ressemble à celui d’un célèbre espagnol…
    Salutations
    JL49

  6. HUMBERT dit :

    Bonjour,

    Merci pour votre article concernant le sujet sur les ELF.
    Les dangers exposés concernent ils aussi les CHAMPS MAGNÉTIQUES PUISÉS utilisés par certains praticiens ou natutopathes pour soigner ?
    Merci de votre réponse qui va beaucoup m’éclairer car je me fais « soigner  » parfois avec cette méthode.

  7. ROBERT VERSTRAETEN dit :

    Suivant Einstein tout ce qui n’est pas masse est rayonnement. Suivant le lois électriques un courant qui change donne un champ magnétique . Par conséquence les électrons qui bougent donne des champs magnétique à une certaine fréquence . On sait aussi que les ondes peuvent être influencées par d’autres ondes qui ont une fréquence proche. Les ondes peuvent annuler ou diminuer les autres. Chaque organe a sa propre fréquence donc une influence de chaque champ magnétique est un fait et par conséquence si la fréquence est la même les organes n’auront plus l’énergie pour rester en bonne santé.

  8. Tji Tji dit :

    Bonjour docteur,
    Votre étude soulève certes des questions pertinentes qui se rapportent à l’impact des ondes électromagnétiques sur le corps humain dans la durée mais aussi par rapport à l’évolution technologique et les mutations perpétuelles qui s’opèrent en la matière. Compte de l’importance du sujet et son impact sur l’avenir de la santé dans le monde, je tiens dans un soucis de rigueur par rapport au volet électro-physique de « la lettre » à signaler que l’étude ne fait pas un distinguo clair et nette entre champ électromagnetique et champ magnétique tout court. Le premier est composé d’un champ électrique associé à un champ magnétique. Par exemple, on ne pas parler de CEM de la terre. La terre baigne dans un champ magnétique de 0.4 teslas. En faisant abstraction des courants porteurs, on ne pas dire qu’une ligne électrique HT produit dans son voisinage un CEM……
    Au voisinage des stations radios OL, dont la puissance d’émission peut atteindre 2000 kW, on peut mesurer des champs (CEM) de l’ordre de 10 volts, de quoi allumer une lampe……La question d’ionisation et réchauffement sont discutables….On plus la question de pénétration de l’onde dans la matière n’est pas abordée. Elle est variable en fonction de la longueur d’onde…..
    Tjtj

    • Briffoz dit :

      si le champ magnétique de la terre de env 40 000 nanoTeslas à notre latitude est très majoritairement continu, ceux des lignes HT est bien 100% alternatif donc générère une onde EM (équations de Maxwell). L’étude Univ Karolinska a suivi 10 ans d’exposition quantifiée de 300 000 personnes vivant à moins de 200m de lignes HT à fort ampérage. Suite aux résultats sur le cerveau, nombre de lignes HT suédoises sont maintenant enterrées.
      Albert Briffoz

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