Les espoirs du NADH (première partie)

Derrière le NADH se cache une abréviation qui n’est pas des plus faciles à prononcer : « Nicotinamid-Adenin-dinucleotid-Hydrid », en français : « l’hydrure de nicotinamide adénine dinucléotide ». Peu connue, cette molécule se révèle pourtant très utile à notre organisme !

Mais avant de vous expliquer pourquoi, j’aimerais vous préciser simplement d’où elle vient.

Le NADH est un coenzyme (il est souvent appelé « coenzyme-1 ») présent dans toute cellule vivante. Il a pour rôle de faciliter la respiration de nos cellules et de leurs mitochondries.

Au cours du processus de respiration cellulaire, le NADH entre en contact avec l’oxygène, ce qui permet aux cellules de créer de l’énergie. Sans NADH, les cellules ne peuvent produire d’énergie, leur vie est raccourcie, leurs fonctions sont diminuées.

Or, le NADH contenu dans nos aliments n’est absorbé qu’en quantités insignifiantes. Une grande partie est détruite durant la cuisson. L’essentiel du NADH provient de la viande crue et du poisson cru, mais l’acidité de notre estomac en détruit la majeure partie. Il est donc logique d’imaginer qu’une supplémentation en NADH pourrait avoir une action préventive sur certaines maladies, et même optimiser la forme chez des personnes en bonne santé. Qu’en est-il exactement ?

Un autrichien père du NADH

Le professeur Birkmayer que j’ai eu la chance de rencontrer à Marseille en décembre 2018, à l’occasion du congrès de l’IPSN, est le chercheur qui a réussi à mettre au point un NADH accessible à tous, sous forme de compléments alimentaires et de produits cosmétiques, qui portent son nom.

Il est né à Vienne en 1941. Biochimiste, il est devenu, en 1973, professeur agrégé en biologie cellulaire à l’université de Munich, puis professeur de chimie médicale à l’université de Graz, en 1988.

Auteur de plus de 150 publications scientifiques, il est connu dans le monde entier et a donné de nombreuses conférences dans des universités chinoises et américaines. Il est président de l’International Academy of Tumor Marker Oncology (« Académie internationale d’oncologie des marqueurs tumoraux », IATMO), à New York. Depuis qu’il a découvert la formulation du NADH, il se concentre sur ce thème et ses applications : oncologie, neurologie, médecine anti-âge et augmentation de l’énergie physique chez les personnes fatiguées ou chez les sportifs.

Les 7 grandes fonctions du NADH

  • Le NADH contribue à réparer l’ADN et à le protéger de différentes agressions: la pollution, les toxiques, les drogues et les rayonnements ionisants[1]. On peut ainsi supposer qu’il pourrait limiter « l’initiation » de cancers[2]. De même, on peut se demander s’il ne serait pas indiqué afin de mieux récupérer des effets délétères de certaines chimiothérapies ou radiothérapies. En revanche, il me semble tout à fait contre-indiqué (comme d’autres substances d’ailleurs, telles que les antioxydants) en cours d’une chimio ou radiothérapie, et même trop proche de celles-ci.
  • Le NADH aide les cellules à produire plus d’énergie en augmentant leur production d’ATP (Adénosine-TriphosPhate). C’est la métabolisation de cette molécule qui est à l’origine de l’énergie des cellules. L’ATP est donc le moteur de la vie d’une cellule ; sans elle, il n’y a pas de vie. Inversement, lorsque les niveaux d’ATP sont bas, l’énergie cellulaire est faible.
  • Le NADH augmente l’énergie plus particulièrement dans les cellules myocardiques, c’est-à-dire celles situées dans le cœur. C’est pourquoi il pourrait être conseillé à chaque fois que le cœur est en souffrance, en manque d’oxygène du fait d’une pathologie coronaire ou d’une angine de poitrine.
  • Le NADH contribue à normaliser le bilan lipidique et à abaisser la tension artérielle[3]. Une étude en double aveugle réalisée sur des rats à l’université de Georgetown, Washington, a comparé les résultats après huit semaines de supplémentation de 5 milligrammes de NADH, contre un placebo. Les chercheurs ont constaté une diminution de 30 % du taux de cholestérol total et HDL sur le groupe de rats supplémentés en NADH, et une diminution de la tension artérielle d’environ 10 %.
  • Le NADH stimule le système immunitaire. Une étude réalisée par la Frei Universität de Berlin a montré que le NADH stimulait la synthèse d’interleukine 6, ce que d’autres études confirment. L’interleukine 6 (ou IL-6) est synthétisée par les cellules de l’immunité et réagit à des stimuli tels que les infections, blessures ou brûlures. Lorsque les taux d’IL-6 sont trop bas, cela peut être le signe d’une défense immunitaire affaiblie face à divers agents pathogènes. C’est justement ce que l’on constate au cours de l’apparition de maladies dégénératives comme Alzheimer, Parkinson ou la sclérose en plaques. L’IL-6 est également capable de contrôler la puissance de la réponse inflammatoire aiguë, et possède donc une action anti-inflammatoire.
  • Le NADH stimule la production de dopamine et de sérotonine[4];[5]. La baisse de la dopamine est impliquée aussi bien dans la dépression que dans la maladie de Parkinson. D’autre part, la dopamine abaisse la sécrétion de prolactine et diminue l’appétit. Le NADH pourrait donc être conseillé aux personnes obèses pour les aider à diminuer leur appétit. Cela pourrait, en partie, expliquer certaines pertes de poids observées en cas de supplémentation prolongée.

On a aussi constaté, chez des sportifs qui prenaient quotidiennement une dose de 5 mg de NADH pendant quatre semaines, une augmentation de 50 % de la sécrétion de dopamine, qui participe à l’augmentation des performances sportives.

  • Le NADH stimule la production du monoxyde d’azote (NO), et améliore ainsi la circulation du sang vers des organes essentiels comme le cœur et le cerveau. Cette action spécifique pourrait également améliorer les capacités érectiles chez l’homme.

Pour quels problèmes de santé la prise de NADH pourrait être conseillée ?

Le syndrome de fatigue chronique

Le syndrome de fatigue chronique (SFC) se définit par un épuisement extrême et une incapacité à travailler. Cette maladie est caractérisée par différents symptômes et maux qui n’ont pas nécessairement de relation entre eux. Il doit être bien distingué de la dépression, car les personnes atteintes de ce syndrome ne sont pas dépressives : elles ont plein d’idées et de projets, mais n’ont pas l’énergie pour les réaliser. Les causes, diverses et multiples, vont de l’infection chronique virale ou bactérienne, aux carences ou mauvaises habitudes nutritionnelles. Or, le NADH, en augmentant la production d’ATP dans les cellules, diminue la fatigue[6]. Une étude[7] en double aveugle a été réalisée sur des patients atteints de SFC à l’université de Georgetown, Washington. Pendant quatre semaines, les participants ont reçu soit 2 comprimés de NADH par jour (un total de 10 mg), soit un placebo. Les résultats ont montré que 31 % des patients ont observé une amélioration de leurs symptômes après quatre semaines de traitement. Et après six mois de complémentation en NADH, 82 % des patients ont indiqué un soulagement de leurs symptômes.

La dépression

340 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression. Et ce chiffre ne cesse de croître. Le syndrome du « burn-out », quant à lui, n’est autre qu’un état dépressif causé par un épuisement physique et mental.

Les personnes dépressives souffrent d’un déficit en noradrénaline, en dopamine et en sérotonine, des neurotransmetteurs présents dans le cerveau. La supplémentation en NADH va ainsi permettre de stimuler naturellement la sécrétion de ces neurotransmetteurs.

Le professeur Birkmayer écrit à ce propos : « Entre 1990 à 1992, 205 patients en dépression ont été traités dans notre clinique à Vienne en étude clinique ouverte. Les patients ont reçu 10 milligrammes de NADH par jour, soit en intraveineuse, soit en intramusculaire, soit sous forme de comprimés, pendant une période de 6 mois. À la fin de l’étude, 93 % des patients ont remarqué une amélioration de leurs symptômes. » Dans cette indication, le professeur Birkmayer recommande la prise de deux à quatre comprimés par jour de 20 mg de NADH. Il précise que cette supplémentation peut se faire même en suivant un traitement antidépresseur et conseille, par la suite, d’adapter les doses en fonction des effets. Mais sachez que le NADH ne produit aucun effet secondaire.

Je vous propose de relire les trois lettres que j’ai écrites à propos de la dépression[8], dans lesquelles vous trouverez d’autres compléments alimentaires comme la tyrosine, la maca, les vitamines du groupe B ou encore le magnésium, qui peuvent améliorer nombre de symptômes dépressifs.

Ajoutons que suite à la prise de NADH, on a également constaté une amélioration des symptômes consécutifs à la ménopause (bouffées de chaleur, anxiété, troubles du sommeil, etc.) chez la femme, ainsi qu’une amélioration de la libido pour les deux sexes.

Le diabète de type II

Lorsqu’une personne est atteinte de diabète, quel qu’il soit, la respiration cellulaire au niveau des mitochondries et la genèse de l’ATP sont altérées. Or, on a observé des améliorations de la glycémie et de l’hémoglobine glyquée chez des personnes ayant pris des compléments de NADH pendant de longues périodes. Le professeur Birkmayer rapporte ainsi que l’un de ses confrères a soigné des patients diabétiques en ajoutant à leur traitement classique des comprimés de NADH. Certains de ces patients ont par la suite stabilisé leur maladie en diminuant considérablement, voire, pour certains cas, en arrêtant leur traitement. Bien entendu, tout cela demanderait un suivi médical très précis.

Dans une prochaine lettre, j’aborderai d’autres effets bien documentés de la supplémentation en NADH, et plus particulièrement à propos des maladies de Parkinson et d’Alzheimer.

Docteur Dominique Rueff


[1] X-ray induced LO2 cells damage rescued by new antioxidant NADH “,Fa-Quan L, Zhang JR. World J. Gastorenterol. 2003, 9(8): 1781-1785. Et “The Reduced Coenzyme Nicotinamide Adenine Dinucleotide (NADH) repairs DNA damage of PC12 cells  induced by doxorubicin” Zhang JR, Vrecko K,  Nadlinger K,  Storga D, Birkmayer GD,  Reibnegger G J.Tumor  Marker Oncol. 1998; 13, 5-17.

[2] L’initiation d’un cancer commence au niveau de l’ADN (nos gènes), par une altération des mécanismes de réparation, due au vieillissement ou à des facteurs externes comme la pollution, l’empoisonnement ou des rayonnements ionisants.

[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9893217

[4] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/11847482

[5] NADH stimulates endogenous dopamine biosynthesis by enhancing the recycling of etrahydrobiopterin in rat phaechromocytoma  cells.” Vrecko K, Storga D, Birkmayer GD, Möller R, Tarfeit E, Horejsi R, Reibnegger G, Biochimica et Biophysica Acta  1997; 1361: 59-65.

[6] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/10071523

[7] https://www.pressesante.com/nadh-de-lenergie-a-letat-pur-effet-garanti/

[8] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/traitez-autrement-depression-1/

Dépression : les approches douces qui fonctionnent

Dépression : les substances dont votre corps a besoin ! (3)



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


10 réponses à “Les espoirs du NADH (première partie)”

  1. Guilmeau dit :

    Bonjour,Monsieur,
    Je vous remerci pour vos lettres toujours très instructive
    que je lis avec passion.
    Concernant cette lettre sur le NADH, je voudrais savoir où m’en procurer.
    Cordialement Jean-Luc Guilmeau

  2. Emma DRENCOURT dit :

    Bonjour
    J’ai lu avec attention les documents sur la NADH
    Pourriez vous m’indiquer où trouver ces compléments ? Sous quel nom?
    Je suis atteinte de fibromyalgie et de fatigue chronique…
    Peut-être que cela pourrait me faire bcp de bien, qu’en pensez-vous
    Merci
    Cordialement
    Emma

  3. Geneviève KOCH dit :

    Bonjour Docteur,
    Merci pour cet article sur le NADH qui m’interpelle et laisse entrevoir des espoirs de mieux être.
    Pourriez-vous nous indiquer où s’en procurer de manière fiable ( SFC , fibromyalgie…) et si un dosage sanguin est possible avant la mise en place d’une supplémentation. Ou bien si celà est sans danger d’en prendre ( posologie adaptée) ,en se basant uniquement sur la symptomatologie.
    En vous remerciant chaleureusement pour votre implication constante et innovante pour l’amélioration de la santé fe vos concitoyens.
    Geneviève

    ..

  4. Pruvost Annie dit :

    Bonjour Docteur,
    70 ans bientôt et 50 ans de traitements multiples contre l’anxiété et des dépressions récurrentes ! Je viens de tenter une nouvelle thérapie, la rTMS, celle-ci doit durer4 semaines.
    je vais de suite commander ce produit que vous nous conseillez sans croire au miracle, mais si au moins il pouvait m’apporter un soulagement ! Suite à la lecture d’un article, je me posais la question s’il serait bénéfique de me supplémenter aussi en GABA? qu’en pensez-vous ?
    Merci infiniment pour tous les bons conseils que vous nous prodiguez ! Je lis tous vos articles avec grand intérêt !
    Bien cordialement, dans l’attente de votre réponse si possible !!

  5. Géant Evelyne dit :

    Et la co enzyme Q 10

  6. Lilou dit :

    J’ai essayé le produit NADH 2×2 comprimés p/j ,(2 boîtes) aucun résultat pour mon immunité en berne. Produit trop cher !!!

  7. muliava soane dit :

    où peut on acheter le NADH ?

  8. Devred dit :

    Je voudrais savoir sur quels sites sérieux on peut se procurer du NADH ?
    Merci

  9. R-L dit :

    merci docteur

  10. mameri dit :

    Bonjour

    Comme certain je suis atteint de SFC et Fribro et également de beaucoup d’arthrose. J’aimerais savoir les doses (arthrose 20mg alors que sfc 10mg). on parle également de 2.39 % (ou non fortement dosé) qui serait donc inefficace. donc quel dosage et a quoi reconnaître un bon produit.
    merci

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