N’ayez pas peur des hormones !

Cher amie, cher ami,

Nous ne pourrions pas vivre sans les microbes, bactéries, parasites, spores et virus qui occupent une grande place [1] dans notre organisme. La santé, quel que soit notre âge, reste un équilibre précaire entre les « germes de paix » et les « germes de guerre ». Notre système immunitaire s’efforce de faire à la fois la police et le ménage dans tout cela !

Nous ne pourrions pas non plus vivre sans nos hormones. Et pourtant, ce seul mot « hormone » suffit à faire peur. Rassurez-vous…

Avant toute chose, écartons les simplifications abusives des uns et des autres, oublions les querelles entre les partisans et les opposants aux traitements hormonaux.

Ce que l’on sait, c’est qu’une surveillance attentive des déficiences hormonales et une éventuelle supplémentation en fonction des résultats de cette surveillance (tant clinique que biologique) permettent d’optimiser sa vitalité et sa longévité.

Bien sûr, la prévention liée à la nutrition et à l’exercice doit toujours passer au premier plan. Mais certaines personnes ayant des taux hormonaux « limite » verront leur état amélioré par des supplémentations judicieuses et adaptées à chaque cas.

C’est le rôle du thérapeute que de proposer les bonnes mesures, de trouver les solutions, d’éclairer le patient sur les avantages et les éventuels risques d’une supplémentation, de le guider dans ses choix et de l’accompagner dans le suivi du traitement.

On a tendance à l’oublier : mais les déficiences hormonales sont aussi fréquentes que les déficiences nutritionnelles… et elles sont souvent liées.

Qu’il s’agisse de notre peau, de notre poids, de notre forme, de l’état de nos cheveux, de nos sourcils, de notre cœur, de notre circulation et bien entendu de notre cerveau et système nerveux, nous avons absolument besoin d’une « optimisation hormonale permanente ».

Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : quand je parle d’optimisation, cela n’est pas du tout synonyme de dopage et d’injections !

Les hormones surrénaliennes : la résistance au stress

Nos surrénales, ces petites glandes situées au-dessus de nos reins, sécrètent un certain nombre d’hormones dites « stéroïdes ». Parmi elles se trouve la fameuse cortisone, mais il y en a d’autres.

Quand nous sommes stressés et surtout lorsque nous le sommes trop, trop souvent et trop longtemps, nous « épuisons nos surrénales ».

Mon confrère le Dr Thierry Hertoghe nous a convaincus de proposer à nos patients, en situations intenses et répétées de stress, des supplémentations adaptées en hormone surrénalienne naturelle (l’hydrocortisone) équivalentes en général à la moitié ou un peu plus de la quantité sécrétée dans une journée par nos surrénales.

Il ne s’agit donc pas d’un « traitement à la cortisone » ou « aux corticoïdes » [2], mais d’une supplémentation quasi physiologique visant :

  • À nous épargner des états de fatigue et d’épuisement
  • À nous éviter des « coups de pompe » inopinés
  • À aider nos surrénales
  • À récupérer notre énergie !

Pourquoi est-ce que nous pouvons avoir besoin de ce coup de pouce ? L’accélération de nos modes de vie spécifiques à notre société les sollicite en permanence : nous devons sécréter de façon intense et répétée du cortisol mais aussi de l’adrénaline. C’est la fameuse bouffée d’adrénaline dont on parle si souvent : elle survient en cas de peur, de colère, de réaction d’agressivité ou de fuite…

Comment compenser cette « fatigue surrénalienne » ?

On utilise l’hydrocortisone bio-identique, c’est-à-dire « copie conforme de laboratoire » de celle que sécrètent nos surrénales. Elle se présente en petits comprimés de 10 mg. On préconise 3 à 4 prises par jour de 5 à 10 mg (1/2 à 1 comprimé), en général au petit-déjeuner, milieu de matinée, déjeuner et parfois milieu d’après-midi. On ne prend jamais de doses le soir pour ne pas risquer de perturber le sommeil. L’amélioration de la forme et de la vitalité sont souvent spectaculaires.

Il ne faut pas avoir peur de cette supplémentation qui fait souvent des « miracles » et qui n’a pas les inconvénients des doses prolongées et beaucoup plus fortes des dérivés synthétiques de cortisone (corticoïdes) que l’on utilise pour le traitement de certaines maladies.

En cas de périodes de stress prolongé, de surcharges de travail, d’infection, de convalescence ou de fortes chaleurs, il peut être nécessaire d’augmenter légèrement les doses. En cas de résistance à l’insuline, à plus forte raison de diabète ou de risques de décalcification osseuse, on doit éviter l’hydrocortisone. Les sportifs doivent bien entendu s’abstenir.

Dans le plasma sanguin, un rapport élevé cortisol/sulfate de DHEA traduit un état de stress et d’anxiété chronique. Il est alors indispensable d’apprendre à mieux gérer son stress (yoga, respiration, exercices… meilleure alimentation) et souvent de se supplémenter en DHEA. En retour, l’excès de cortisol risque de favoriser des états d’anxiété, de boulimie, d’insomnie et des épisodes infectieux.

Les hormones thyroïdiennes : garder sa ligne et sa vivacité

Indépendamment de toute maladie de la thyroïde et comme les hormones surrénaliennes, notre thyroïde est très sollicitée par le rythme de la vie moderne. Les principales hormones de la thyroïde sont :

  • Triodothyronine ou l’hormone « T3 »
  • Thyroxine ou l’hormone « T4 »

Un dérèglement, même subtil, de la fonction thyroïdienne peut avoir des conséquences importantes sur nos fonctions vitales et de ce fait accélérer nos processus de vieillissement.

L’excès d’hormones (hyperthyroïdisme) provoque ainsi un amaigrissement parfois important, une accélération des battements du cœur (tachycardie), une sensation permanente de chaleur avec transpiration, anxiété, angoisse, nervosité et souvent de l’insomnie. Cet excès peut même se lire sur le visage : l’expression faciale est caractéristique (si l’on y prête attention), les yeux ont tendance à devenir proéminents (exophtalmie).

À l’opposé, l’insuffisance hormonale (hypothyroïdie) conduit à la frilosité, au ralentissement de la fréquence cardiaque (bradycardie), à la prise de poids et à la fatigue tant physique que psychique et cérébrale qui peut être confondue avec la dépression. Dans ce cas, gardons-nous si possible des antidépresseurs !

Le dosage des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) et de la TSH (thyrotropin stimulating hormone) sécrétée par l’hypophyse et sensible aux variations d’activité de la glande thyroïde, devrait, en principe, nous renseigner sur le bon fonctionnement thyroïdien.

En général, les normes que fournissent les laboratoires ne sont pas adaptées au diagnostic d’un dysfonctionnement thyroïdien, susceptible d’affecter la qualité de vie. Seul le thérapeute, en examinant le tableau clinique et biologique, sera en mesure de proposer une supplémentation et un suivi, soit en T4, soit en T3, soit en associant les deux.

Quoi qu’il en soit, la recherche d’un dysfonctionnement même léger devrait faire partie de tout bilan biologique :

  • Si vous craignez de plus en plus le froid
  • Si vous avez de plus en plus de mal à vous réveiller le matin
  • Si vous prenez du poids sans raison et sans modification de vos habitudes
  • S’il vous semble que votre cerveau « tourne au ralenti » et que vous avez de plus en plus de mal à trouver rapidement vos idées et vos répliques.

La carence en iode peut être une cause de déficit de la glande thyroïde. À son maximum, elle conduit à l’installation de goitres et surtout de déficits psycho-intellectuels importants. On s’est aperçu que ceux que l’on appelait autrefois les « crétins des Alpes », des personnes souffrant de déficits intellectuels et dotées de goitres, étaient en réalité fortement carencés en iode !

Malheureusement, la déficience iodée est, en France, et pas seulement dans les Alpes, la déficience minérale la plus fréquente. Il est facile de la dépister en dosant l’iode dans les urines de vingt-quatre heures. Il est encore plus facile de la prévenir : manger des algues et du sel complet non raffiné !

La thyroïde est sensible à notre environnement. Elle peut être ralentie quand il fait froid : il faut souvent adapter les supplémentations à la saison.

Un certain nombre de déficiences nutritionnelles (sélénium, fer, zinc, cuivre, magnésium, vitamine C, carotène, vitamine A, vitamines B, polyphénols) peuvent induire ou aggraver une dysthyroïdie. La déficience en acide aminé « L-Tyrosine » également.

La thyroïde est également très sensible aux toxiques (métaux lourds, produits chimiques…), pensez-y en cas de dysfonctionnement et si vous prenez en continu certains médicaments (aspirine, antidiabétiques oraux, corticoïdes, sels de lithium…). Certaines femmes ayant reçu un traitement radiothérapique à la suite d’un cancer du sein développent par la suite une insuffisance thyroïdienne. Il faut penser à la rechercher en cas de fatigue attribuée trop facilement à des problèmes physiques ou psychologiques.

Quelles sont les hormones thyroïdiennes à préconiser ?

En France, la plupart des médecins généralistes ou spécialistes prescrivent en cas d’insuffisance thyroïdienne l’hormone T4. Si cette habitude peut être justifiée en matière de pathologie franche, elle ne l’est pas toujours en matière de dysfonctionnement thyroïdien.

Mais nos bilans biologiques, ainsi que ceux de nombreux confrères, montrent qu’il existe souvent une insuffisance en hormone T3 (triodothyronine) qui est corrélée aux symptômes physiques ou psychiques.

La supplémentation en T4 seule ne sert à rien si la conversion de la T4 en T3 ne se fait pas ou mal, ce qui peut être la conséquence de déficiences nutritionnelles. Malheureusement, en pratique médicale courante, le dosage de la T3 est rarement prescrit car son remboursement n’est pas autorisé en dépistage.

À partir des résultats, il devient facile de savoir si l’on doit compenser avec de la T4, de la T3 ou un mélange des deux, et de suivre l’amélioration les dosages, mois après mois.

Les hormones sexuelles qui ne servent pas qu’à ça…

Non, elles ne servent pas qu’à l’amour et au plaisir ! Œstrogènes, progestérone et testostérone ne gouvernent pas que le sexe. Notre vitalité physique et intellectuelle en dépend aussi fortement.

Ces hormones sont produites effectivement par nos glandes sexuelles (testicules chez l’homme, ovaires chez la femme), mais aussi par certaines cellules spécialisées du cerveau pour la prégnénolone que l’on nomme d’ailleurs « neurohormone », et par nos glandes surrénales.

En fait les hormones sont asexuées : la testostérone (hormone masculine) est également indispensable chez la femme, en particulier à l’âge de la ménopause, afin de conserver énergie physique et psychique, libido, plaisir, et parfois pour lutter contre certaines obésités.

Les œstrogènes

Les œstrogènes sont sécrétés principalement par les ovaires en première partie de cycle, et chez l’homme comme chez la femme par les surrénales.

Plusieurs signes peuvent indiquer une carence œstrogénique : la sécheresse vaginale, la baisse de libido ou la chute de cheveux.

En cas de besoin, il faut toujours investiguer et modifier le mode de vie et d’alimentation et le corriger au besoin.

La décision d’entamer un traitement doit être « collégiale » : elle doit résulter d’un accord entre le médecin et son patient. Le médecin doit pouvoir expliquer clairement les possibles risques et/ou contre-indications, mais surtout les avantages et inconvénients (balance bénéfice/risque) d’un traitement qui sera toujours contrôlé et suivi cliniquement et radiologiquement (dosages plasmatiques ou urinaires, mammographies, frottis vaginaux, etc…).

Faut-il avoir peur des traitements hormonaux de substitution (THM) ?

En 2003, il y a eu un vent de panique : des études essentiellement américaines ont mis en lumière les conséquences dramatiques de certains traitements hormonaux. Ce que l’on n’a pas dit sur le moment, c’est que ces études portaient sur des traitements synthétiques, notamment sur des hormones fabriquées à partir d’urine de jument !

Immédiatement après la parution de ces publications, de nombreuses femmes ont arrêté leur traitement. Parallèlement, de nombreux prescripteurs ont décidé d’abandonner définitivement ces traitements hormonaux.

Mais à la suite de l’arrêt de ces traitements chez de nombreuses femmes, on s’est aperçu que bon nombre d’entre elles étaient victimes très rapidement de véritables « coups de vieux » !

Paradoxalement, alors qu’elles étaient censées condamner les traitements hormonaux, ces études ont surtout contribué à démontrer les effets positifs, et parfois spectaculaires, des supplémentations hormonales d’origine naturelle.

À titre personnel, je pense, comme beaucoup de mes confrères d’ailleurs, que si l’on respecte les indications et contre-indications (antécédents familiaux et personnels de cancers du sein, maladies gynécologiques à risque…) et que l’on surveille très soigneusement les femmes concernées, le risque de voir apparaître une maladie liée au traitement n’est pas très élevé.

Il existe aussi ce que l’on appelle des « phytomodulateurs végétaux », comme le trèfle rouge ou encore l’Agnus castus (gattilier)… Ils permettent de réduire les doses efficaces et donc les risques de surdosage. Mais contrairement à ce que pensent (ou espèrent…) certaines femmes, ils ne permettent pas la plupart du temps de remplacer le traitement hormonal lui-même.

Progestérone naturelle et progestatifs

La progestérone est une hormone sécrétée par les ovaires de la femme. Plus spécifiquement, il s’agit de l’hormone du « corpus luteum » (ou corps jaune) sécrétée juste avant l’ovulation et augmentant rapidement après celle-ci pour devenir l’hormone féminine principale durant les deux dernières semaines du cycle menstruel.

Plus on vieillit, plus on tend à manquer de progestérone en fin de cycle, mais certaines jeunes femmes aux règles douloureuses en manquent déjà dès leur adolescence. Il s’installe alors un déséquilibre œstroprogestatif au profit des œstrogènes qui peut considérablement augmenter le risque de certaines maladies comme les kystes ovariens ou mammaires. D’autres troubles (règles douloureuses, fatigue, dépression, bouffées de chaleur, prise de poids) peuvent être en relation avec ce déséquilibre.

Quel type de progestérone choisir ?

Il ne faut pas confondre progestérone naturelle et progestatifs (autrement dit : la « progestérone de synthèse »). Analogues dans leur structure chimique et leurs fonctions, la différence essentielle réside dans leur mécanisme d’action biologique, leurs effets secondaires possibles et leurs risques potentiels.

On entend par « progestérone naturelle » la progestérone que sécrètent nos organismes, ou une copie réalisée à partir de produits naturels (souvent des plantes) en laboratoire, dite « progestérone naturelle bio-identique ».

Toutes les études sur les risques des traitements hormonaux de la ménopause soulignent que c’est bien, comme nous l’avions nous-mêmes pressenti il y a plus de dix ans, la progestérone naturelle qui présente le moindre risque.

Cette progestérone est aujourd’hui disponible, c’est la fameuse crème préconisée par feu le Dr Lee [3] que l’on trouve sur de nombreux sites Internet européens… Elle est intéressante et efficace lorsque les déficiences ne sont pas trop importantes.

La « progestérone naturelle » dite micronisée est disponible, en pharmacie. Les capsules (remboursables sur prescription médicale) sont prises, le soir, car la progestérone facilite le sommeil. Certaines femmes qui la digèrent mal préfèrent les placer au fond du vagin, mais d’autres ne tolèrent pas cette forme pouvant provoquer des démangeaisons.

Dans tous les cas, l’usage des progestatifs, c’est-à-dire des « progestérones de synthèse », plus ou moins éloignées de la progestérone, obéit à des indications médicales particulières (notamment les règles hémorragiques) qui ne sont pas notre sujet.

Œstrogènes : prendre en compte certaines constantes métaboliques

La prise d’œstradiol ou d’œstrone chez des femmes ayant des déficiences nutritionnelles et consommant trop d’acides gras trans peut favoriser le cancer du sein, des ovaires et de l’endomètre alors même que ce risque aurait pu être diminué en prenant de la progestérone et en ayant un régime alimentaire approprié.

Il existe des moyens efficaces de dépister ou d’évaluer ce risque :

  • En proposant des bilans d’équilibre nutritionnel, de stress oxydatif, de vitamines antioxydantes ou d’acides gras qui permettent d’évaluer un « terrain nutritionnel à risque », de le corriger et surtout d’indiquer et de suivre le bien-fondé de la supplémentation.
  • En faisant des analyses de flore intestinale qui permettent de dépister certaines femmes dites « à risque » [4].
  • En examinant et en modifiant l’alimentation des femmes en pré et/ou en postménopause.

Hormones sexuelles et artères coronaires

La mortalité par maladie coronarienne est rare chez les femmes avant la ménopause, elle augmente très fortement après la ménopause. À l’autopsie, on trouve que les artères coronaires des femmes qui meurent de maladie coronarienne contiennent moins de plaques athéromateuses que celles des hommes qui meurent (généralement plus jeunes) de cette maladie.

Des recherches ont montré que l’augmentation de la maladie coronarienne chez les femmes supplémentées était la conséquence de l’utilisation de la seule hormone de synthèse, que l’on appelle le médroxyprogestérone-acétate (MPA ou Provera® [5]).

Les recherches de Kent Hermsmeyer [6] et de ses collaborateurs à l’Oregon Regional Primate Research Center et de l’Oregon Health Sciences University, ont démontré que des spasmes continus de l’artère coronaire pouvaient être induits chez des singes rhésus femelles castrées recevant un traitement hormonal substitutif (THM) avec de la médroxyprogestérone-acétate, et supprimés chez ces mêmes singes lorsqu’ils recevaient un THM à base de progestérone (naturelle).

Des résultats semblables furent obtenus par le Dr Peter Collins de la National Heart Institute of London, en faisant courir des femmes sur un tapis de jogging et en réalisant un électrocardiogramme à la recherche d’une ischémie cardiaque. On a d’abord administré à ces femmes un THM avec de la médroxyprogestérone-acétate (Provera®) et ensuite un THM avec de la progestérone naturelle. Une aggravation de l’ischémie (diminution du flux sanguin vers le cœur) a été observée chez les femmes recevant un THM avec des hormones de synthèse, alors que chez les femmes prenant de la progestérone naturelle, l’ischémie était évitée.

La raison de l’augmentation de la mortalité par maladie coronarienne chez les femmes après la ménopause semble être liée à l’utilisation des progestatifs de synthèse.

Avez-vous toujours peur des hormones ?

Le débat à propos des hormones et de la nécessité d’une supplémentation est loin d’être achevé. Dans tous les cas, il faut être prudent.

Il faut rester méfiant vis-à-vis des chiffres et des grandes études qui tantôt sont totalement « pour », et parfois totalement « contre ». Toutes ces études issues de ce que l’on appelle l’« Evidence Based Medecine » ou « médecine basée sur les preuves », ne tiennent et ne peuvent tenir compte des situations particulières.

Chaque personne est un cas particulier. C’est pourquoi il faut toujours intégrer l’environnement, l’alimentation, les antécédents personnels ou familiaux, de mode de vie (et d’exposition à certains toxiques, comme les métaux lourds et plus généralement la pollution).

Chaque situation reste unique comme chaque indication, chaque proposition ou chaque réaction. Il ne doit exister ni dogmes, ni dangers absolus.

L’optimisation de la santé est une réflexion, une expérimentation personnelle, un challenge et une remise en question permanente.

Dr Rueff




N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


17 réponses à “N’ayez pas peur des hormones !”

  1. martinant dit :

    je trouve très bien tous vos articles mais pour la batterie d hormones que l on pourrait prendre vous n indiquer aucune référence ni aucun laboratoire, pour ma part je suis diabétique depuis l age de 38 ans ( ma grand mère, mon père, mon frère ) j en ai 70 cette année et j aimerai plus de précision comme dans les lettres de JM Dupuis qui nous donne des pistes à suivre, MERCI QUAND MEME j apprécie beaucoup vos courriers cordialement

    • STUTZ dit :

      Bonjour docteur RUEFF,
      Votre article sur « la peur des hormones » m’a vivement intéressée,car j’ai toujours craint les traitements aux
      hormones et j’ai refusé de prendre le traitement hormonal au moment de ma ménopause.
      A prèsent,après avoir lu les indications du docteur Thierry Herthoge,j’aurais voulu me supplémenter en hormones,mais mon médecin généraliste ne veut absolument pas me prescrire de traitement,me disant que c’est cancérigène…..
      Votre article très intéressant m’éclaire un peu sur le sujet et me passionne en même temps.
      Je pense être en déficit hormonal thyroÏdien (en effet,il y a quelques années j’ai un nodule à la glande que j’ai pu traiter en homéopathie avec succès).J’ai remarqué une perte de sourcil sur la partie externe de mon sourcil gauche et j’ai souvent de grosses fatigues avec perte d’énergie;quand j’en parle à mon médecin,il rigole, »mais vous êtes en parfaite santé!!!! ». Sauf que j’ai souvent de gros coups de pompe et que cela m’interpelle. Je suis une femme de 72 ans et je suis toujours très active.Je suis malheureuse de ma peau qui s’affine de plus en plus et qui perd sa tonicité et de plus se couvre de plus en plus de tâches
      Pensez-vous que je devrais suivre un traitement hormonal?
      ET si c’est oui,pouvez-vous me renseigner sur l’adresse d’un médecin qui travaille et pense comme vous.
      J’habite en Savoie .
      Je vous remercie pour vos lettres très intéressantes et espère que vous pourrez me renseigner.
      Un grand merci par avance.Cordialement.
      Annick

  2. ROCHE dit :

    Bonjour Docteur,

    très intéressée par tout ce qui concerne la thyroïde , mais plutôt l’absence de celle-ci.
    Comme beaucoup, opérée en 1999, sous Lévothyrox (87.5) dosage inchangé depuis cette date. 70 ans

    Ma question, peut-on prendre des compléments alimentaires, ou homéopathie pour pallier à certains manques
    hormonaux ou vitamines ? En ce qui me concerne, médecin muet sur la question, hormis vitamine D.
    Merci pour toutes ces lectures intéressantes.

    Cordialement

  3. ORLIK dit :

    Bonjour,
    Votre article est très intéressant pour avoir eu différents traitements hormonaux pour des fiv et inséminations ainsi que des moyens contraceptifs pillule asséchantes de kystes également et pour continuer à vie à prendre du lévothyrox suite à l’ablation complète de ma thyroîde en 1999. Je souffre de lésions discarthrosiques en C5 C6 et D3. J’ai enfin obtenu un rdv avec un neurologue je dois patienter encore 3 mois (10 novmebre 2016) les rhumatologues ne peuvent rien pour moi. J’ai toujours eu des moments de fatigue intense et de sensation de froid lors d’interventions. J’aurais aimé savoir chez qui je peux m’adresser pour un bilan hormonal et si besoin de suivre un traitement, mon dermathologue me dit que ma dermatose vient d’un déficit hormonal.
    Cordialement

  4. Gwendoline dit :

    Cher Dr RUEFF

    J’ai eu lorsque je demeurais à Paris, l’occasion d’assister à des ateliers.

    Depuis quelques années, j’ai 8 nodules thyroïdiens. Les médecins, (même un endocrino)

    me disent qu’en prenant de l’âge, celà arrive. Ben voyons!!!

    La TSH le 7/9/16 était à 1,68 (normale, mais en baisse…)

    La Calcitonine = 2 – normale

    Impossible d’obtenir une ordonnance de recherche T3 et T4 ???

    De plus les résultats DFG (formule du MDRD sont de 90,9

    et DFG estimé selon CKD-EPI = 92
    – Potassium: 4,68
    – ALAT = 33
    – GAMMA GT = 46 (en hausse)
    Mais le médecin estime: « bilan normal »
    J’aimerais bien avoir votre avis.

    En effet, j’ai pris du poids (8kgs) en 3 ans et malgré mes connaissances , je n’arrive
    pas à les perdre.

    Je bouge, mange bien, j’ajoute des algues , mange très peu de

    viande (jamais de viande rouge) – du poisson et les légumes sont la base de mon alimentation.

    Merci de votre attention
    Bien cordialement

  5. leupe dit :

    bonjour Docteur.
    Celà fait depuis 8 ans que je suis en traitement hormonal je n ai jamais plus eu de bouffees de chaleur ni de sautes d humeur.
    Depuis mon traitement que je suis à la lettre et bien sur avec mon gynecologue que je consulte tous les ans je suis satisfaite du resultat.
    On me dit toujours que j ai rajeuni de 10 ans .
    Alors mesdames n ayez pas peur du traitement hormonal.
    Voilà j espère que mon petit message sera lu .

  6. Marguerite Cottenot dit :

    Cher Docteur Rueff

    Votre excellent article sur les hormones est très informatif. Vous mentionnez au début les risques des bactéries, spores, fungus, etc qui existent dans l’organisme où peuvent l’attaquer de l’extérieur. Il serait très intéressant de vous lire concernant ce sujet.
    Je vous remercie de vos magnifiques articles.
    Marguerite Cottenot

  7. Fulton dit :

    Bonjour docteur ,
    Merci pour votre dernière lettre qui m’interroge : nodules à la thyroïde
    Je dois consulter un endocrinologue là où j’habite : Paris
    Mais qui ?
    Au riez vous la.gentillese de m’indiquer un endocrinologue qui travaille selon vos principes ?
    Merci d.avance
    Bien cordialement
    Claire Fulton

  8. Le Goff dit :

    Bonjour,

    Je connais les effets positifs des traitements hormonaux de substitution que j’ai dû stopper faute de prescripteur en province.
    J’ai 79 ans et je fais régulièrement le bilan thyroidien avec T3.
    En ce moment j’ai une tachycardie auriculaire gauche sous forme de flutter qui entraine des fréquences de 135 à150 pulsations /mn. au moindre effort.
    L’excès de cortisol le matin à jeun peut-il etre à l’origine de cette arythmie?
    Merci pour votre réponse.
    M Thérèse

  9. Blanc dit :

    Bonjour,
    Tres interessé par votre article, pouvez vous m indiquer ou me procurer de comprimés d hydrocortisone bio compatible?
    Merci d avance : J.F.Blanc.

  10. Nadia dit :

    Bonjour,
    Où et comment trouver un bon endocrinologue, compétent et ouvert dans les domaines que vous exposez ( T3, T4, DHEA, testostérone, oestrogènes, … ) dans la région où j’habite ( est de la Belgique )
    Merci pour votre réponse car j’ai grand besoin d’aide !

  11. MOREAU MICHELLE dit :

    Je vous crois quand vous parlez des hormones naturelles , mais vous serait il possible d indiquer où s en procurer. Car tout le monde ne peut pas se payer une visite chez le docteur HErtoghe 700 € , + prises de sang 500€ ET +le prix du traitement. Il doit bien y avoir un labo ou l on pourrait les commander. Merci

    • Armelle dit :

      Ménopausée depuis 5 ans j’ai subis toutes les déconvenues de cet état: bouffées de chaleur, cellulite, fatigue, irritabilité, peau fine etc… puis, je me suis intéressée aux hormones bio identiques de progestérone et œstrogène et j’ai trouvé mon bonheur sur le site Biovéa qui propose ces crèmes à la progestérone bio identique idem pour les oestrogènes (également sur le site Supersmart). Les médecins auxquels j’en parlais m »ont toujours regardé étrangement et j’ai malheureusement compris que trouver un praticien compétent en la matière allait être fort complexe. C’est mon généraliste qui me prescrit tous les 6 mois un bilan sanguin hormonal et j’ajuste les doses de crème en fonction. Je complémente aussi avec du 7 keto DHEA et je me sens vraiment en meilleure forme physique et morale. Bien sur, chaque personne est différente et mes solutions ne sont pas une panacée universelle; ce sont des pistes de réflexion pour celles qui s’interrogent … Hormonalement vôtre…

  12. REY dit :

    Bonjour Docteur,

    Je lis vos lettres avec attention, mais malheureusement je ne vois pas de remèdes à mes maux. Si on vous suit, il faut prendre un peu de ceci pour la thyroïde, un peu de cela pour les surrénales etc etc….
    Prendre deux pilules ou deux gouttes d’un produit est-ce raisonnable ? la dose me conviendra t’elle ? Sera t’elle efficace et en ai-je vraiment besoin ?

    Lorsqu’on a quatre vingt un ans comme moi, bien qu’en forme, toujours sportif, il y a toujours des pièces dans le moteur qui se grippent.
    Lorsque vous abordez ces questions avec votre médecin, ou l’on vous prend pour un illuminé, ou bien vous parlez à un mur.
    J’avais ces dernières années la chance de consulter un professeur de Nantes, à la pointe de toutes ces méthodes. Cela lui avait valu d’être mis au ban par l’ordre. Malheureusement, il ne consulte plus étant très fatigué.
    Alors, comme l’écrivent les patientes ci-dessus, où peut-on trouver un médecin compétent, étant dans les Deux Sèvres ?
    Merci de votre réponse.
    Bien cordialement.

    Pierre

  13. Jacqueline dit :

    Où trouver un médecin compétent ?
    les consultations c’est 10 minutes et bien souvent on se rhabille dans le couloir !
    Merci pour vos lettres

  14. Turquoise dit :

    Bonjour Docteur,
    Je lis vos lettres avec toujours un immense intérêt et je les garde précieusement. Aujourd’hui à 69 ans, j’aimerais vous demander si il est utile de continuer à prendre des phytos-hormones que j’ai pris pendant 20 ans en compléments alimentaires chez sofibio -bionops, etnas, ou autres, mes analyses hormonales étant normales. Dois-je vous donner d’autres indications pour la réponse. Merci d’avance. Bien cordialement. Turquoise.

  15. BAZIN dit :

    Pourrez-vous prochainement faire le point sur le Lévothyrox et ses « cousins »? L’enfumage par le ministère et par les « experts » issus des labos est impressionnant, directement lié aux conflits d’intérêt. En attendant les effets secondaires sont réels et niés par nombres de médecins. Le corps médical reste bien silencieux et absent de la défense des malades. » Vous vous habituerez et de toute façon le labo MERCK cessera la production de la formule avec lactose » disent médecins et pharmaciens de concert. Affligeant.
    Ce qu’on ne dit pas c’est que la formule sans lactose mais AVEC acide citrique, mannitol et nanoparticules de métaux toxiques est destinée au marché asiatique et que pour,se simplifier la tâche MERCK a décidé de supprimer l’ancienne formule.

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