Les ondes électromagnétiques et notre santé (Deuxième partie)

Chère amie, cher ami,

Souvenez-vous de ma première lettre consacrée à ce sujet que je vous ai envoyée vendredi dernier : je vous ai présenté les organes de votre corps sur lesquelles les ondes électromagnétiques pourraient avoir un effet.

Mais il y a encore tellement à dire sur le sujet que je me dois d’y consacrer plusieurs lettres ! En espérant qu’elle ne vous donnera pas trop froid dans le dos… Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de tous les effets actuellement connus liés aux ondes électromagnétiques, et de ceux suspectés. Je m’appuie pour cela sur la publication du docteur René Messagier[1]. Ce sont des informations qu’il me semble fondamental de connaître, surtout si vous soupçonnez chez vous ou dans votre entourage des effets liés à des expositions multiples.

Les perturbations biologiques et cibles métaboliques éventuelles des ondes électromagnétiques 

L’impact sur les glandes surrénale et les hormones qu’elles sécrètent

Mes lecteurs habituels connaissent bien l’importance que j’attache au dosage du cortisol, aussi bien dans la salive que dans les urines de 24 heures. Or, dans le cas d’exposition intense et prolongée aux CEM (champs électromagnétiques), l’hormone surrénalienne essentielle, le cortisol, peut être affectée.

Le cortisol est l’hormone majeure de réponse au stress. Il augmente dans la première phase de la réaction d’alarme, mais en cas de stress prolongé, les réserves de cortisol s’épuisent et celui-ci s’effondre progressivement. C’est l’état dans lequel se sont retrouvés les jeunes poulets et les souris exposés à long terme au téléphone mobile dans les études du professeur Bastide à Montpellier.

Le cortisol est une hormone « anti-fatigue » indispensable à la vie, à la performance et même à la tonicité. Il est antiinflammatoire, antiallergique et dynamisant. Un déficit, même léger, peut être à l’origine de dépressions, d’accès de nervosité, d’hypersensibilité, de colère, de peur, de faible résistance au stress…

Le professeur Pall[2] recense des effets endocriniens généralisés :

  • Les niveaux d’insuline baissent souvent lors d’une exposition prolongée aux CEM, probablement en raison d’un épuisement du système endocrinien ;
  • La baisse de l’insuline est impliquée dans la genèse du diabète ;
  • Pour les autres hormones, il insiste en particulier sur la baisse des taux d’œstrogène, de progestérone et de testostérone. La baisse de cette dernière conduit à une diminution de la fertilité masculine et de la libido féminine.

On constate également une augmentation du nombre d’avortements spontanés.

Au milieu du siècle dernier, le nombre de spermatozoïdes humains est tombé au-dessous de 50 % du seuil considéré comme normal dans les pays du monde technologiquement avancés.

Les variations de ces hormones entraînent à leur tour d’autres perturbations systémiques :

– Au niveau des systèmes nerveux et musculaires : instabilité psychique, irritabilité, tendance à la dépression, troubles de la concentration et de la mémorisation, insomnie, faiblesse musculaire, crampes, contractures ;

– Sur le système immunitaire : baisse des défenses immunitaires vis-à-vis des bactéries, virus, parasites. Elles peuvent initier ou aggraver des tendances allergiques ;

On peut donc comprendre qu’une exposition toxique pourrait contribuer à l’entretien ou l’aggravation de maladies inflammatoires ou auto-immunes chez les sujets génétiquement prédisposés.

Les CEM perturbent la production de la mélatonine

En plus de son activité sur le rythme « veille-sommeil », la mélatonine a des propriétés anti-radicalaires, donc antioxydantes[3], et à fortes doses, antiépileptiques. Les médecins cancérologues lui prêtent également des vertus anti tumorales, particulièrement vis-à-vis du cancer du sein et de la prostate[4]. Il n’est pas rare qu’ils en prescrivent à de bien plus fortes doses que celles utilisées pour réguler le rythme veille-sommeil.

La baisse de mélatonine constatée dans de nombreuses études pourrait, par les perturbations du stress oxydatif qu’elle entraîne, favoriser le vieillissement cérébral et les troubles associés (diminution des fonctions cognitives, troubles de la mémoire et du sommeil) ainsi que le vieillissement dans son ensemble.

Une baisse importante de mélatonine pourrait aussi mener à une augmentation des crises épileptiques chez les sujets malades ou prédisposés.

Pour cerner les troubles de sécrétion de mélatonine, il est en général conseillé de la doser dans les urines (parfois la salive) à 15 heures, 18 heures, 21 heures, minuit, 3 heures. Parlez-en à votre médecin nutritionniste ou votre laboratoire d’analyses habituel si vous avez des doutes sur votre propre métabolisme.

Le cerveau mis en danger par l’excès d’oxyde nitrique

L’augmentation de l’acide nitrique (NO) exhalé laisse supposer une possible élévation sanguine et locale au niveau de l’organe le plus exposé au téléphone portable pendant la communication : le cerveau.

Or, le NO est un messager ubiquitaire[5], comme le calcium. Ses propriétés sont vasodilatatrices et pro-radicalaires.

Une augmentation plasmatique ou localisée du NO pourra être source de radicaux libres oxydants, entraînant des dégâts cellulaires, consommant la mélatonine périphérique et renforçant les effets de la baisse de la mélatonine, c’est-à-dire pro-tumoraux et accélérateurs du vieillissement.

Localement, le NO peut être neurotoxique. Il est possible que la diminution de la neurogenèse dans l’hippocampe puisse lui être imputée.

Au niveau de l’oreille externe, la vasodilatation peut être source d’échauffement et de rougeur, et pour l’oreille interne, de vertiges ou déséquilibres par modification des flux sanguins dans l’organe de l’équilibre (présent dans l’oreille interne).

Par ailleurs, il semble que l’exposition prolongée au portable puisse être à l’origine de certains troubles de l’audition ainsi que d’acouphènes.

Quand l’exposition aux écrans provoque une dépression immunitaire

La dépression immunitaire constatée chez les jeunes poulets exposés longuement à des champs électromagnétiques fait réfléchir : cela pourrait entraîner le développement d’infections chroniques, récidivantes ou bénignes comme le rhume, ou d’infections plus graves, pouvant aggraver la fragilité des porteurs de VIH ou d’autres virus à évolution lente (CMV, EBV ou zona). France 2 a réalisé en 1999 et en 2002 un documentaire sur ce sujet[6], avec la participation du docteur Pierre Le Ruz[7].

Les fonctions cognitives mises en danger

La neurogenèse des cellules de l’hippocampe est impliquée dans les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation à court terme. Un problème de renouvellement de ses cellules pourrait donc entraîner et favoriser des troubles des fonctions cognitives[8].

Une augmentation du risque de cancer

La multiplication de micro-noyaux observée dans les cellules immunitaires (lymphocytes et macrophages) est le signe d’un dysfonctionnement des cellules concernées. Elle peut aboutir à leur mort ou à leur développement anarchique, impliquant alors une augmentation des risques de cancer.

Par ailleurs, l’agression de l’ADN cellulaire produit des ruptures dans ce dernier, ainsi que des cassures et des bases oxydées. Chaque changement dans l’ADN peut jouer un rôle dans l’apparition de cancers.

Le cancer du cerveau, le cancer des glandes salivaires et les neurinomes acoustiques augmentent avec l’utilisation du téléphone cellulaire. On a ainsi constaté une augmentation du taux de cancers chez les populations vivant à proximité d’antennes de téléphonie cellulaire.

Hausse de la mortalité embryonnaire ?

L’étude consacrée à l’exposition des poulets aux écrans a mis en avant l’augmentation très importante de la mortalité embryonnaire chez les volailles. Ce qui laisse envisager la possibilité d’avortements spontanés précoces chez les femmes travaillant sur écran. Cette question a d’ailleurs été débattue : à la suite de la célèbre publication très controversée[9] du professeur Madeleine Bastide, professeur d’immunologie à la Faculté de Pharmacie de Montpellier, qui avait fait grand bruit en 2011.

Les atteintes de la cornée

Les ulcérations de la cornée constatées peuvent conduire à des kératites ou kératoconjonctivites, surtout si les mécanismes de réparation, qui sont sous la dépendance d’échanges d’information nerveuse et d’échanges ioniques, sont perturbés.

Les travaux du Pr. Miyata[10] sur les effets des champs électromagnétiques sur l’œil et la vue chez l’homme et l’animal, ont montré que les plaintes et les pathologies oculaires des utilisateurs d’écrans sont liées aux champs électromagnétiques de ces appareils. Des tests sur l’animal avec un écran couvert d’une toile noire (luminosité, contrastes ou effet stroboscopique ne pouvant être pris en compte) ont aussi prouvé que les filtres pour écran, destinés à améliorer le confort visuel, ne rendent pas les écrans d’ordinateur biologiquement plus compatibles au niveau de l’œil et de la vue.
Ainsi, des ulcérations de la cornée sont observées après 4 heures de jeux vidéo sur un écran de télévision.

L’aggravation des symptômes de stress chronique

Les symptômes mis en évidence dans les enquêtes cliniques du professeur Clements-Croome[11] vont dans le sens des hypothèses évoquées plus haut. En effet, ces expérimentations menées sur 900 personnes, ont utilisé la technologie d’oscillation de compensation développée par « Tecnolab » (nous y reviendrons) afin de neutraliser les effets biologiques des CEM. Or, cette technique a mis en évidence une diminution de 33 % en moyenne de nombreux symptômes enregistrés chez les utilisateurs réguliers et intensifs d’écrans informatiques ou de téléphones portables, quantifié grâce à une échelle d’évaluation du stress environnemental.

On remarque une diminution significative :

– des irritations oculaires ;

– des inflammations de l’arbre respiratoire et de la sphère ORL ;

– de la fatigue ;

– des troubles de l’humeur et du sommeil ;

– des troubles de la mémoire ;

– des maux de tête ;

– des douleurs articulaires…

Il semble évident qu’induire un effet biologique dans un organisme vivant par son exposition à un CEM, c’est obliger cet organisme, ou certaines de ses cellules, à compenser cet effet, à rétablir son équilibre antérieur par un effort d’adaptation, ce qui implique une dépense d’énergie et constitue une contrainte imposée aux cellules de l’organisme, donc un stress d’origine électromagnétique.

D’autres études mettent en exergue le fait que la pollution électromagnétique pourrait altérer la qualité :

  • De la perméabilité de la barrière intestinale ;
  • De la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, et ainsi favoriser la pénétration intra-cérébrale de certains toxiques. Serait-ce le cas pour l’aluminium injecté comme adjuvant dans certains vaccins ou d’autres métaux lourds ou toxiques ?

Pour ma part, j’ai constaté durant ces dernières années de plus en plus de troubles de la perméabilité intestinale chez mes patients. Ces troubles sont souvent corrélés à de nombreuses intolérances alimentaires. Y aurait-il une relation de cause à effets ? Tout reste à démontrer…

Ce que j’ai vu de mes propres yeux 

J’ai personnellement le souvenir de plusieurs cas dramatiques de patients ayant énormément utilisé leurs smartphones, en privilégiant naturellement un côté de la tête. J’ai eu la douloureuse surprise de constater chez ces personnes l’apparition de tumeurs cérébrales, comme le glioblastome de type III, signe d’un mauvais pronostic. L’une d’elle avait même une tumeur de la taille d’un petit abricot.

On avait pronostiqué 6 mois de vie à ce patient. Il vécut 6 ans grâce à l’intervention, la radiothérapie et tous les soins complémentaires.

Les autres sont toujours en vie, mais avec les interventions thérapeutiques et les effets secondaires que l’on peut imaginer.

Sur le plan purement scientifique, il est bien entendu impossible d’affirmer qu’il existe une relation de cause à effet. Mais même s’il s’agit de terribles coïncidences, on se devrait humainement :

  • d’accélérer les études en cours, de les faire et refaire faire par des organismes indépendants ;
  • de manier le principe de précaution, à savoir :
    • Éviter d’utiliser le téléphone systématiquement de la même oreille, éviter de téléphoner en voiture, en marchant ou dans des endroits où, parce que le signal est faible, le téléphone émet à son maximum (train, métro, endroit où la connexion est mauvaise…) ;
    • Utiliser des oreillettes et si possible, ne transmettant pas le signal (nous y reviendrons dans une prochaine lettre) ;
    • Éviter d’ajouter à ses propres émissions celles surchargées d’ondes WIFI ; s’en protéger au maximum en commençant tout d’abord par éteindre votre box pendant la nuit.

J’aborderai tous ces aspects en détails dans une prochaine lettre.

Docteur Dominique Rueff


[1] Déjà cité

[2] https://www.robindestoits.org/Expose-du-Pr-Martin-Pall-comment-les-champs-electromagnetiques-peuvent-ils-impacter-notre-biologie-2015_a2298.html

[3] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/stress-oxydant/

[4] https://www.vulgaris-medical.com/actualite-sante/cancer-du-sein-cancer-de-la-prostate-la-melatonine-bloque-le-developpement-de-la

[5] Présent dans de multiples milieux biologiques

[6] www.robindestoits.org/France2-Envoye-special-Les-risques-du-portable-21-10-1999_a167.html

[7] https://forums.futura-sciences.com/debats-scientifiques/232271-pierre-ruz-dr-google-page-ranking-biophysique-physiologie.html

[8] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29185071

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28469276

[9] https://www.robindestoits.org/Une-pionniere-des-mauvaises-ondes-La-Gazette-de-Montpellier-09-06-2011_a1287.html

[10] Professeur de Médecine et Ophtalmologie, Université de Médecine de Kitasat Kanagawa, Japon : « Experimentes Study on posibly of corneal injury by electromagnetics waves » Japanese Revue of Clinical Optalmology

[11] https://www.cem-vivant.com/page-etudes-sur-l-homme,7.html



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


6 réponses à “Les ondes électromagnétiques et notre santé (Deuxième partie)”

  1. Briffoz dit :

    Bonjour et encore merci pour ce rappel de plus en plus objectivé sur ces nuisances. On peut trouver également en ligne, sans aucun lien commercial, le livre gratuit du Dr. Jean Pilette, avec ses 92 pages et 730 références bibliographiques établies en 10 ans sur le sujet. (format pdf)
    Merci pour votre série médicale.
    Albert Briffoz

  2. Rouvé Sabine dit :

    Bonjour Monsieur , question bête peut-être, mais …est-ce que vous aborderez aussi dans votre prochaine lettre les effets indésirables d’une exposition trop fréquente lors d’examens IRM, très à l’aide chez nous en Suisse? ( il faut bien rentabiliser l’achat de ces machines très coûteuses!!!)
    Merci

  3. arlette DUPONT dit :

    MERCI DR RUEFF
    pour toutes vos lettres que je lis avec grand intérét.les deux dernieres me touchent encore plus car ma fille agée de 40 ans est électrohypersensible et ce fut pour nous tous un véritable parcours du combattant avant de mettre un nom sur cette maladie et de recontrer le pr Belpomme qui la suit.il n y a aucun médicament à ce jour,juste des compléments alimentaires très chers et non remboursés, comme tous les examens complémentaires. en France,l EHS n étant pas reconnue par la S.S.il n y a pas de médecin formé et les personnes atteintes sont dans une grande détresse car elles doivent chercher sans cesse une zone blanche qui se raréfie,doivent déménager et souvent perdent leur emploi quand ce n est pas leur conjoint..
    mais l état continue de nier les effets des CEM,alors allons nous sacrifier nos enfants au profit de quelqques uns?
    lseuls les médecins expérimentés comme vous et ne craignant pas les représailles du conseil de l ordre peuvent faire entendre leur voix au plus haut lieu pour alerter le public.nous comptons sur vous
    MERCI
    j attend avec impatience la lettre suivante

  4. Gilles Vermette dit :

    Bonjour Dr rueff
    merci pour les précieuses informations que vous nous transmettez.
    J’aimerais m’écarté du sujet. Pourriez-vous nous donné de l’information sur un .problème de santé que relativement beaucoup de .personnes vivent sans jamais avoir de réponse de la médecine du Québec: qu’elles sont les causes de la basse pression EX: 62/42 et comment y remédié? qu’elles sont les symptômes de ces causes. Pour tout dire, ici, les gens qui ont ce genre de problème ne peuvent se battre puisqu’ils ne possèdent aucune information. Normalement il se ramassent en urgence et ensuite en psychiatrie pour poursuivre le processus infernal plutôt que de s’en sortir en commençant par prendre les nutriments pour lesquelles ils sont dangereusement en déficit Ex: le zinc. Personnellement je ne veux .plus jamais vivre cette situation pour laquelle je vous épargne la description me passe lcompte tenu de la perméabilité du web.

    Merci à l’avance de l’attention que vous porterez à cette lettre.

    Bonne semaine

  5. FH dit :

    Merci Dr Rueff pour vos articles très clairs sur les liens entre les ondes ectromagnétiques et la santé.
    Je suis electrosensible depuis l’arrivée de la 3G : mon mari ne ressentait rien, utilisait beaucoup le smartphone pour son travail, nous vivions à Paris au 9ème étage entourés d’antennes relais et à 59 ans il s’est écroulé : glioblastome IV qui l’a emporté en quelques mois.

  6. Durand dit :

    Bonjour Docteur,
    Pouvez-vous SVP me dire dans quelle précédente lettre où je pourrais en savoir plus sur les « ondes qui soignent » que vous
    mentionnez à la fin de votre lettre du 21/11/18.
    Je pense que ce sont les ondes magnétiques pulsées et j’aimerais savoir ce que vous en avez dit précédemment.
    Je vous remercie de toutes les informations que vous nous
    donner dans vos lettres.
    Bien vous

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