Les espoirs du NADH (deuxième partie)

Vous vous souvenez que, dans une précédente lettre, je vous parlais des effets du NADH sur certaines pathologies, en particulier sur le syndrome de fatigue chronique, la dépression et le diabète de type 2 ? Eh bien, ils ne s’arrêtent pas là : le NADH pour aider à améliorer les symptômes de nombreuses maladies, en particulier les maladies neurodégénératives comme Alzheimer et Parkinson.

NADH et maladie d’Alzheimer[1]

Il n’existe pas, à ce jour, de traitement pour guérir la maladie d’Alzheimer. Mais le NADH pourrait apporter une touche d’espoir. L’université de Georgetown, aux États-Unis, a réalisé une étude clinique en double aveugle sur des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Par rapport au groupe ayant reçu un placebo, les patients du groupe ayant reçu deux comprimés par jour de 10 mg de NADH ont vu leurs capacités cognitives s’améliorer nettement. Celles-ci ont été testées selon l’échelle de notation de démence, la MDRS, et d’autres tests cognitifs. Bien que le nombre de sujets étudiés était assez faible, compte tenu de l’absence d’effets secondaires, cette supplémentation pourrait être proposée chez les patients atteints de maladie d’Alzheimer.

NADH et maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est caractérisée par trois symptômes clés : le tremblement, la rigidité des membres et l’akinésie, c’est-à-dire un ralentissement des mouvements et des déplacements. Mais attention : le diagnostic clinique doit être soigneusement posé par un neurologue, car toutes les formes de tremblement ou de diminution de mobilité n’impliquent pas obligatoirement une maladie de Parkinson.

Le professeur Birkmayer, dont je vous ai parlé dans la précédente lettre, raconte que son père avait proposé pour la première fois, en 1987, le NADH en perfusion chez un patient souffrant de la maladie de Parkinson. Il pouvait à peine se lever de son siège et ne se déplaçait qu’en faisant de petits pas indécis et trébuchants. Après la perfusion, il s’est levé normalement. En un an, Walter Birkmayer traita 480 patients avec du NADH. 85 % d’entre eux constatèrent une amélioration de leur handicap et ce après seulement deux à quatre semaines de supplémentation. Les doses proposées étaient de 20 à 40 milligrammes de NADH en deux prises quotidiennes. Elles furent parfois augmentées à 60 milligrammes : 40 milligrammes à jeun avec un grand verre d’eau, au moins 20 minutes avant le petit déjeuner, et 20 milligrammes vers 15 heures. Outre cette étude, il existe un grand nombre de publications[2] disponibles sur « Pubmed », le site de référence en matière de publications médicales.

NADH et sclérose en plaques

Les véritables causes de cette maladie ne sont pas encore complètement élucidées. Les cellules du système nerveux central, en particulier les cellules formant la gaine de myéline, protégeant les fibres nerveuses, sont malades. Si cette membrane est durablement endommagée, la conduction nerveuse ne se fait pas bien. Ce phénomène est à l’origine des symptômes progressifs : fatigue, épuisement, puis difficultés motrices pouvant conduire à une impossibilité de marcher.

Le professeur Andras Guseo, responsable du département de neurologie de l’hôpital Saint Georges à Székesfehérvar, en Hongrie, a réalisé une étude sur des patients souffrant de sclérose en plaques[3]. Après un traitement au NADH, 63 % des patients se sont sentis beaucoup mieux, ont vu leur vitalité augmenter, leur fatigue diminuer et leur mobilité s’améliorer. Les doses conseillées étaient du même ordre que celles proposées pour la maladie de Parkinson.

D’autres études ont été menées dans le monde, qui confirment ces données.[4]

Dans le cas du traitement de la sclérose en plaques, le professeur Birkmayer recommande une prise matinale de deux comprimés de 20 milligrammes de NADH, et éventuellement un autre comprimé de 20 milligrammes vers 15 heures.

Personnellement, je conseille, en plus, pour cette maladie, de normaliser son taux de vitamine D, de prendre de l’acide R-lipoïque, des oméga-3 et de la L-acétyl-carnitine.

NADH et accidents vasculaires cérébraux

Très prochainement, vous aurez à votre disposition un programme vidéo édité par Santé Nature Innovation, dans lequel je détaille les causes, les moyens de prévention et de meilleure récupération des accidents vasculaires cérébraux. Différents nutriments sont proposés à la fois en prévention et en récupération, comme les acides gras oméga-3, l’ubiquinol ou le resvératrol. La plupart du temps, l’accident vasculaire est provoqué par l’obstruction d’une artère à l’intérieur du cerveau. Il s’est formé un caillot sanguin qui va priver toute une zone cérébrale d’oxygène. Tout autour de cette obstruction, les cellules cérébrales privées d’oxygène et de nutriments vont, très vite, se dégrader. La qualité de la récupération après l’accident vasculaire est fonction à la fois de la rapidité de l’intervention (qui va permettre de déboucher l’artère et de rétablir la circulation), et de la zone cérébrale concernée. Dans presque tous les cas, on risque des séquelles comme certaines paralysies ou difficultés de langage. Mais ces séquelles sont souvent réversibles, et la prise de NADH semble accélérer la récupération. Le professeur Birkmayer rapporte le cas d’une femme de 84 ans qui avait fait un accident vasculaire en 1983. Après la prise de 40 milligrammes par jour de NADH pendant deux semaines, elle a pu se lever de son lit, marcher et parler. Le neurologue qui la suivait constata qu’elle se portait physiquement et mentalement beaucoup mieux après ce traitement.

Dans cette indication, le professeur Birkmayer conseille une prise quotidienne de 80 milligrammes de NADH, qui sera prolongée et réduite, par la suite, à 40 milligrammes.

NADH et cancers

Nous avons vu, dans la première lettre consacrée au NADH, que ce dernier avait une action antioxydante et pouvait protéger l’ADN lésé ou accélérer sa réparation. Nous savons que ces lésions de l’ADN sont à l’origine de « l’initiation » de nombreux cancers. Selon le célèbre nutritionniste américain Richard A. Passwater[5], le NADH protégerait l’organisme atteint de cancer par trois mécanismes :

  • Comme agent essentiel de réparation de l’ADN ;
  • Comme antioxydant ;
  • En augmentant la production d’énergie dans la cellule par l’intermédiaire de la production d’ATP.

Le professeur Birkmayer indique qu’il a traité de nombreux patients depuis 2001 pour des causes diverses : cancer de la prostate, du sein, glioblastomes, lymphomes non hodgkiniens, cancer du poumon à petites cellules, cancer du côlon, de l’estomac ou du pancréas. Les doses utilisées variaient de 10 à 100 milligrammes de NADH par jour.

Il n’est, bien entendu, pas question de proposer le NADH comme seul traitement de ces maladies, mais de l’indiquer à distance des thérapies conventionnelles, comme la chimiothérapie ou la radiothérapie, pour une meilleure récupération.

Le NADH en cas de glaucome ou de dégénérescence maculaire

Les effets positifs du NADH en cas de problème ophtalmologique ont été signalés par de nombreux auteurs, dont le docteur Marion Uhlig et le docteur Manfred Krauss. Des patients ont été supplémentés pendant une période de quatre semaines avec un complément alimentaire contenant 450 milligrammes de L-arginine et 20 milligrammes de NADH. Après ces quatre semaines d’administration, ils ont observé chez tous les patients une réduction de la tension oculaire pouvant aller jusqu’à 70 %, et leur vision crépusculaire a été améliorée.

Le NADH en cas d’arthrose ou d’arthrite

Le professeur Birkmayer a traité de nombreux patients avec un complément alimentaire composé de 20 milligrammes de NADH, 240 milligrammes de glucosamine, 160 milligrammes de chondroïtine sulfate et 40 milligrammes de diméthyl-sulfo-méthane (MSM). De nombreux patients ont constaté des améliorations supérieures à celles des traitements classiques, et contrairement aux anti-inflammatoires, le NADH n’a aucune contre-indication.

Le NADH comme antalgique

À la suite des observations ci-dessus, on peut proposer une prise de 10 à 40 milligrammes de NADH en cas de douleurs chroniques, et en appoint d’autres traitements, quel que soit l’origine de ses douleurs.

NADH, ménopause et andropause

Lors de la ménopause et de l’andropause, la formation dans les glandes reproductrices des hormones sexuelles, en particulier l’œstrogène et la testostérone, diminue. Cette diminution est à l’origine de fatigue, prise de poids, bouffées de chaleur, baisse de la libido et de la capacité érectile chez l’homme.

En partant de ces considérations, une étude[6] a été menée en Autriche et en Suisse auprès de 49 femmes, âgées de 45 à 65 ans, présentant les symptômes de la ménopause (bouffées de chaleur, épuisement, troubles du sommeil, sautes d’humeur). Elles ont reçu du NADH à raison de 10 milligrammes par jour, pendant trois mois. Les symptômes ont diminué chez toutes les femmes, notamment l’intensité des bouffées de chaleur, les humeurs dépressives, les troubles du sommeil, le fatigue et la nervosité.

Le NADH est-il utile quand on est en bonne santé ?

La réponse est oui !

Beaucoup de personnes sans problèmes particuliers, ayant pris quotidiennement 20 milligrammes de NADH à jeun, ont noté un regain d’énergie physique et mentale : la fatigue s’estompe plus vite, la vitalité augmente et les capacités cognitives se trouvent améliorées.

Si vous êtes sportif, le NADH peut aussi s’avérer utile. Une étude a été réalisée auprès de cyclistes de haut niveau. Ces derniers ont pris 10 milligrammes de NADH par jour pendant un mois. Après cette cure, leurs paramètres spécifiques de performance, c’est-à-dire la capacité vitale, la consommation en oxygène, les niveaux de lactate sanguin et le temps de réaction, ont augmenté.

Par ailleurs, l’effet du NADH sur la vitesse de récupération après un jet lag a été démontré par une étude en double aveugle, menée au département de neurologie de l’université de Georgetown, à Washington.

Enfin, la prise orale de NADH et l’application locale, sous forme de sérum concentré, améliore la qualité de la peau.

En absorption perlinguale, combiné avec l’ubiquinol, il améliore la qualité des gencives.

La sûreté des compléments de NADH

La dose maximum de NADH injectée en intraveineuse recommandée, pour qu’elle soit sans effets secondaires, est de 500 milligrammes par kilo de masse corporelle. Cela correspond à 35 000 milligrammes ou 35 grammes de NADH, pour une personne de 70 kilogrammes. Les effets à long terme ont été observés sur des rats prenant quotidiennement 5 milligrammes de NADH par kilo pendant six mois (ce qui correspondrait à une dose de plus de 1000 milligrammes par jour chez un homme), sans que l’on ait noté le moindre effet secondaire.

Le NADH et son précurseur, le nicotinamide mononucléotide : des substances anti-vieillissement ?

Ces deux molécules sont à la fois antioxydantes, protectrices de l’ADN et stimulent la production d’énergie cellulaire, par l’intermédiaire de l’ATP et de la respiration cellulaire. Elles peuvent donc être considérées comme de bons moyens d’améliorer le vieillissement, en le protégeant des maladies qu’il peut engendrer, comme les maladies cardiovasculaires, les inflammations, le diabète et certains cancers.

Mais ce n’est pas tout ! Le NADH est un cofacteur essentiel des enzymes clés de la longévité, appelées « sirtuines », qu’il active directement. Ces sirtuines sont fondamentales pour l’espérance de vie, car elles désactivent certains gènes conduisant au vieillissement, via le processus inflammatoire.

La baisse conjuguée des sirtuines 1 et 3, associée à celle du NADH, peut entraîner des phénomènes de dégénérescence cérébrale, d’inflammation vasculaire, de fatigue, de perte de force musculaire. Elle peut favoriser le stockage de graisse au niveau hépatique et abdominal, et une résistance à l’insuline conduisant directement au syndrome métabolique.

Où trouver le NADH ?

Le produit est assez cher, donc je vous conseille de vérifier auprès d’un thérapeute spécialisé en micronutrition que vous en aurez des bénéfices significatifs avant de le commander. La gamme de compléments proposée par le professeur Birkmayer est accessible sur Internet à l’adresse : https://birkmayer-nadh.com/fr/boutique.html

Le site SUPERSMART propose une forme dosée à 5 milligrammes et le laboratoire THERASCIENCE commercialise, dans sa gamme « Cell-ssentiel », des comprimés dosés à 10 milligrammes dans lesquels le NADH est associé aux vitamines B1 et B5.

D’autres revendeurs proposent, sur Internet, du NADH, mais je n’ai pas testé leur efficacité.

Vous trouverez de nombreuses publications scientifiques sur le site de référence « Pubmed » et le site proposé par le professeur Birkmayer : https://birkmayer-nadh.com/fr/info/publications.html.

Docteur Dominique Rueff


[1] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12385067

[2] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/8101414, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2694735

[3] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/3703558

[4] https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29855563

[5] Auteur de « Cancer and its nutritionnal therapy »

[6] https://www.pressesante.com/nadh-de-lenergie-a-letat-pur-effet-garanti/



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


3 réponses à “Les espoirs du NADH (deuxième partie)”

  1. Jean Sylvain dit :

    NADH ou Q10

  2. della-casa dit :

    en totale anémie due à une déficience en fer (maladie de crohn) mon médecin me fait prendre du NADH de chez Therasciences en plus de fer. Résultat garantit : je suis passé d’une grosse fatigue à une énergie incroyable !

  3. Marie isabel Inigo dit :

    Bonjour
    Pourriez-vous m’indiquer où je peux acheter la formule Nadh associée pour les soucis digestifs comme la gastrite chronique et les problèmes articulaires et d’arthrose. Merci bien.

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