Maladies cardiovasculaires : comment réduire les risques ?

On a parlé dans une lettre précédente du cholestérol et des statines. Je vous ai fait part de mon opinion personnelle [1] sur ces questions assez polémiques.

J’aimerais que l’on aille au-delà de la polémique : ne pourrait-on pas la dépasser ? Le cholestérol et les statines ne sont qu’un élément du risque cardiovasculaire.

Quand on parle de risque cardiovasculaire, il s’agit bien de la probabilité de survenue d’une maladie ou d’un accident cardiovasculaire. Un certain nombre de facteurs en sont à l’origine et favorisent le développement des maladies.

Plus les facteurs de risque sont nombreux et cumulés, plus la probabilité de développer un jour une maladie cardiovasculaire augmente. On parle de « risque cardiovasculaire global ».

Ces facteurs de risque sont de deux types :

  • Ceux sur lesquels on ne peut pas agir : l’âge, le sexe, l’existence de maladies cardiovasculaires dans la famille ; ce sont les facteurs fixes et souvent génétiques.
  • Ceux sur lesquels on peut agir pour les éliminer ou les diminuer : tabagisme, diabète, HTA, excès de cholestérol, surpoids, consommation d’alcool, sédentarité ; ce sont les facteurs comportementaux à connaître et à moduler par une prise en charge personnelle de votre santé.

Les facteurs de risque sur lesquels vous ne pouvez rien…

L’âge :

  • C’est évidemment un facteur irréversible ! … Les manifestations cliniques débutent en général après la quarantaine pour l’homme, et la soixantaine pour la femme [2].

Le sexe et la ménopause :

  • Le sexe est aussi un facteur de risque. L’athérosclérose touche essentiellement les hommes. Les femmes sont protégées jusqu’à la ménopause si elles n’ont pas d’autres facteurs qui prennent le dessus. Il n’a pas été démontré que le traitement hormonal de la ménopause modifiait ce risque, avec une réserve que j’ai déjà exprimée dans une autre lettre : la progestérone naturelle en crème pourrait avoir une action protectrice !

Les antécédents génétiques :

  • C’est une bonne raison pour connaître ses antécédents familiaux ! Plus ils sont nombreux et répartis entre branches maternelles et paternelles, plus il faut être prudent.

J’ai gravi le Mont Blanc malgré une cardiopathie que j’ignorais…

Je suis bien placé pour le savoir car je suis porteur d’une cardiopathie, avec une totale sclérose de ma coronaire droite, ce qui ne m’a pas empêché de gravir le Mont Blanc juste avant la quarantaine. Elle a été révélée dix ans après par un simple électrocardiogramme qui dépista un petit infarctus de la pointe du cœur, alors que je n’avais jamais eu de symptômes.

Disons que j’ai eu de la chance ou qu’une certaine hygiène de vie (que, comme beaucoup d’entre nous, je ne connaissais pas avant la quarantaine) m’a épargné.

Mon père est décédé, mais après l’âge de 80 ans, des suites d’un accident vasculaire cérébral et dans la famille de ma mère je sais, sans connaître les détails, qu’il y eut quelques accidents vasculaires.

La génétique n’avait malheureusement pas touché que mes artères : très jeune j’ai eu l’occasion de constater un mauvais fonctionnement rénal qui s’est manifesté depuis par l’augmentation de mes taux d’urée et de créatinine ainsi que par des traces d’albumine dans les urines que l’on dépiste par un examen urinaire de microalbuminurie.

L’élévation de cette dernière est d’ailleurs considérée, à elle seule, comme un facteur de risque cardiovasculaire que ni l’âge, ni les injections de produits de contraste iodés utilisés pour réaliser des coronarographies, ne font baisser.

À ce titre, le dosage de la microalbuminurie devrait faire partie de tout bon bilan du risque cardiovasculaire.

Faites ceci si vous voulez épargner votre cœur !

Il y a des facteurs de risque sur lesquels vous pouvez agir en adaptant votre mode de vie.

La sédentarité : essayez de transpirer un petit peu toutes les semaines

Le manque d’activité physique régulière favorise le risque cardiovasculaire, le surpoids, l’augmentation du taux de mauvais cholestérol (LDL) et la réduction du taux de bon cholestérol (HDL) ainsi que des triglycérides.

Mais je n’ai jamais dit qu’il fallait être un grand sportif (ce qui n’est pas toujours bénéfique).

Pratiquez, suivant vos goûts, au moins 150 minutes par semaine un exercice suffisamment intense pour transpirer en vous hydratant soigneusement avant et après l’exercice.

Le tabagisme : même les petits fumeurs multiplient les risques de décès par 3

La fumée du tabac contient des substances toxiques pour les artères et elle favorise les spasmes artériels : elle contribue à abaisser le taux de bon cholestérol (HDL-cholestérol) et à accélérer le dépôt du mauvais cholestérol (LDL-cholestérol) sur la paroi des artères tout en diminuant la fluidité sanguine. Elle augmente l’inflammation donc le risque de plaques athéromateuses dangereuses qui contribuent à boucher les artères. Elle favorise l’augmentation de la pression artérielle qui deviendra, elle aussi, un risque très important notamment d’accident vasculaire cérébral.

La cigarette serait responsable de près d’un quart des décès liés aux maladies cardiovasculaires, première cause de mortalité en France avec 180 000 victimes par an.

En masquant le goût naturel des aliments, elle favorise la consommation d’aliments gras et riches en sel.

Il n’y a pas de seuil en-dessous duquel le tabac est sans risque car les personnes qui fument une à quatre cigarettes par jour présentent un risque de décès par maladie cardiaque ischémique triple par rapport aux personnes n’ayant jamais fumé.

Les petits fumeurs ont 50 % de risque en plus de mourir précocement par rapport aux non-fumeurs.

En pratique, il n’existe pas de seuil en dessous duquel il est possible de fumer sans risque. Les petits fumeurs ne sont donc pas à l’abri ! N’oubliez pas non plus que le tabagisme peut être actif ou passif !

Surpoids et obésité : surveillez votre ventre

On parle de surpoids si l’indice de masse corporelle (IMC [3]) est supérieur à 25, et d’obésité s’il est supérieur à 30.

Autre élément important (et peut-être plus encore !) : la répartition des graisses corporelles. Si l’excès de graisse se situe au niveau de la taille et du ventre (obésité en forme de pomme, dite androgène), le risque cardiovasculaire est plus élevé que si les graisses se localisent plutôt en dessous de la ceinture (obésité en forme de poire dite œstrogénique). Les adipocytes, cellules de la graisse abdominale favorisent l’inflammation générale de l’organisme et la formation de la plaque athéromateuse. On parle d’obésité abdominale lorsque le tour de taille dépasse 88 cm chez la femme et 102 cm chez l’homme. Le surpoids peut favoriser la survenue d’une hypertension artérielle qui majore le risque.

La pilule anticonceptionnelle augmente le risque chez les fumeuses

Dans les années 1980, différentes études ont mis en évidence l’augmentation du risque de thrombose veineuse sous contraception œstroprogestative. Actuellement, les pilules et les contraceptifs de troisième génération ont permis de réduire considérablement ces risques [4] mais ils ne sont pas nuls. Il faut bien mettre en garde les jeunes femmes : c’est surtout l’association pilule + cigarette qui est à proscrire.

Le diabète de type 2 : le tueur silencieux

C’est un « tueur silencieux » souvent associé au surpoids et à l‘hypertension et mal diagnostiqué à son début.
Il est dû à une résistance à l’insuline plutôt qu’à un manque d’insuline. La résistance à l’insuline est liée à la graisse autour des viscères abdominaux (foie, pancréas…).

L’hypertension artérielle : elle favorise le dépôt de graisse

La tension artérielle traduit la pression que doit exercer le cœur pour propulser le sang dans l’ensemble du corps. Lorsque cette pression est trop importante, on parle d’hypertension. Tout comme pour le cholestérol, l’hypertension devient l’un des acteurs de la maladie : elle favorise le dépôt de graisse sur la paroi artérielle et le cœur prématurément fatigué peut devenir moins performant (insuffisance cardiaque). L’hypertension artérielle et le diabète peuvent être présents pendant des années sans être dépistés ni traités. Il serait cependant facile d’inviter les personnes à risque (avec des antécédents familiaux ou trop souvent stressées) à prendre régulièrement leur tension et surtout à bien leur montrer comment le faire.

L’hypertension est très largement favorisée par la consommation d’aliments salés et gras.

Ne négligez surtout pas la prise de conscience de votre stress !

Les causes du stress peuvent être nombreuses et souvent « occultées » : conflits conjugaux ou professionnels, pression au travail, manque d’autonomie et de reconnaissance, absence de latitude décisionnelle, événement exceptionnel heureux ou malheureux.
Le stress (il suffit de lire les travaux d’Henri Laborit [5]) est une réaction de défense ou de fuite normale. Il devient anormal et pathogène quand il se prolonge dans le temps et dans l’excès.

  • Le stress aigu :

Il peut provoquer une colère et, secondairement, une attaque cérébrale ou un infarctus. Le stress aigu peut aussi déclencher des troubles du rythme : soit de simples extrasystoles, soit de l’arythmie par fibrillation auriculaire, soit des troubles du rythme ventriculaire graves pouvant entraîner syncope, infarctus et mort subite.

  • Le stress chronique :

Ce stress chronique est souvent lié au manque de considération, à la sensation d’une absence de reconnaissance quel que soit l’effort fourni. Il peut survenir au travail mais aussi en famille.

Au long cours, ce stress peut entraîner des symptômes comme les insomnies nocturnes, irritabilité, fatigue, tristesse qui peuvent conduire à la dépression avec perte d’énergie, douleurs précordiales, douleurs épigastriques ou abdominales, fonte des muscles, troubles de l’appétit et de la digestion, éruptions cutanées etc.

Ce stress chronique peut conduire jusqu’au burn out ou à la dépression.

Les effets du stress sur le système cardiovasculaire sont liés à la stimulation du nerf sympathique et à l’augmentation sanguine des catécholamines [6]. Ces hormones ont pour effet d’augmenter le rythme cardiaque et d’entraîner une contraction des artères avec augmentation de la pression artérielle. Elles vont aussi agir en augmentant la coagulation du sang et en diminuant le volume sanguin.

Prolongé à l’excès, le stress chronique augmente les facteurs de risque cardiovasculaire :

  • Hypertension artérielle (l’hypertension de stress est un facteur de risque d’hypertension permanente)
  • Augmentation du mauvais cholestérol (LDL cholestérol) et baisse du bon cholestérol (HDL cholestérol)
  • Obésité abdominale (en particulier chez ceux qui compensent par un trouble du comportement alimentaire de type compulsif)
  • Intolérance glucidique et résistance à l’insuline
  • Sédentarité.

Il peut favoriser ou renforcer la dépendance au tabac.

La gestion du stress s’impose en cas de risque cardiovasculaire et ce quels que soient les procédés proposés :

  • La pratique d’un exercice régulier (après autorisation du cardiologue) est déjà un bon moyen de se déstresser.
  • La méditation, la relaxation, et les autres techniques de gestion doivent être associées à « l’inventaire des origines » par la psychothérapie ou tout autre procédé.
  • L’acupuncture, la prise régulière de sels de magnésium, de vitamines B et d’autres compléments.

Stressé : et si vous essayiez l’homéopathie ?

L’homéopathie peut aussi vous venir en aide :

  • Arnica en haute dilution (30 CH) à la suite d’un choc physique ou affectif
  • Les dilutions de venin de serpent, comme Lachesis ou Bothrops pour aider à la maîtrise d’une bonne coagulation sanguine
  • Aurum metallicum , Baryta carbonica ou Plumbum metallicum en moyenne dilution (15 CH) pour l’hypertension et la prévention des accidents
  • Aconit en moyenne dilution pour les angoisses cardiovasculaires
  • Ignatia en moyenne et haute dilution en cas de suite de deuil, au sens large du terme.

Ce ne sont que des exemples mais le traitement homéopathique reste un bon moyen de prévenir et traiter, sans ajouter une toxicité médicamenteuse, les problèmes psychiques qui accompagnent les maladies cardiovasculaires.

Celles-ci provoquent ou aggravent, elles aussi, les états de stress : après un infarctus du myocarde, 20 % des patients souffrent de troubles psychiques, 30 à 60 % des personnes ayant une maladie coronaire ont un syndrome dépressif, et 20 % de ceux opérés d’une artère coronaire vivent un stress équivalent aux victimes d’un accident ou d’un attentat.

Il existe bien un véritable cercle vicieux entre stress et maladie cardiovasculaire qu’il faut absolument briser.

Avez-vous déjà mesuré votre véritable risque cardiovasculaire ?

Il existe des calculateurs de risque cardiovasculaire. Ces outils prennent en compte les multitudes de risques et peuvent vous aider à en prendre conscience et à les maîtriser. Celui du pôle cœur poumon de Besançon me semble être l’un des plus complets. Vous découvrirez que si vous êtes chauve et trapu, votre risque augmente considérablement…

L’absence de facteurs de risque est-elle vraiment une garantie de l’absence de problèmes cardiaques ?

La réponse est malheureusement non, du fait du vieillissement. Pour mieux me faire comprendre, j’utilise souvent une image : si je conduis une vieille voiture, avec de mauvais freins, qu’il y a du brouillard et que je ne connais pas la route… je risque d’être un chauffard, mais cela ne veut pas dire pour autant que j’aurai obligatoirement un accident…

À l’inverse, si l’on conduit une voiture neuve, au mois de juin, par beau temps, sur une route dégagée, cela ne veut pas dire que l’on n’aura pas d’accident… Dans tous les cas, avant l’accident, il vaut mieux être attentif tant à sa conduite qu’à sa santé, essayer de réfléchir à son mode de vie, à la gestion de son stress, de son poids, et à d’autres risques comme le tabagisme.

Évaluez votre risque cardiovasculaire au laboratoire

Si vous avez des problèmes cardiovasculaires dans votre famille, n’hésitez pas à faire un contrôle annuel et régulier dès la trentaine (et conseillez à vos enfants et petits-enfants de le faire). Même si vous avez l’impression d’être en pleine forme.

L’examen des anomalies lipidiques (EAL) est, bien entendu, le premier à réaliser.

Ne soyez pas obnubilés par le respect de normes trop basses de cholestérol qui pourraient faire la joie des laboratoires fabricant des médicaments anti-cholestérol comme les statines. Il faut prendre conscience de la nécessité de les préciser individuellement.

L’attitude doit être différente si l’on est en « prévention primaire » avec des facteurs de risque qui n’ont pas encore eu d’incidence, ou en « prévention secondaire » après un premier accident cardiovasculaire.

D’autres analyses sont importantes voire essentielles :

  • La C réactive protéine (CRP) et le fibrinogène, indicateur d’inflammation
  • Le dosage de LDL oxydées [8], car sans oxydation la plaque athéromateuse est peu pathogène
  • Le dosage de la coenzyme Q10, antioxydant protecteur qui contribue à régulariser et à améliorer la fonction cardiaque et à régulariser la tension artérielle
  • La glycémie, l’hémoglobine glyquée et la microalbuminurie pour explorer le diabète, l’insuffisance rénale qui majorent les risques de maladie cardiovasculaire
  • Le dosage de l’acide urique dont le taux élevé est souvent associé aux perturbations des bilans lipidiques et rénaux
  • Le dosage plasmatique du plomb qui peut majorer l’hypertension
  • Le dosage de la TSH et éventuellement des hormones thyroïdiennes dans les urines de 24 heures afin d’optimiser le fonctionnement de la thyroïde qui peut affecter, en hypo, le bilan lipidique et contribuer, en hyper, à la survenue de fibrillations auriculaires (FA)
  • Le dosage des androgènes : testostérone totale et biodisponible, SDHEA dont la déficience peut être néfaste pour le cœur
  • Le bilan protéomique du CEIA [9] est pour moi un examen très important et fiable qui permet de comprendre en un clin d’œil que le risque cardiovasculaire peut être indépendant des taux de lipides et peut aussi être traité de façon naturelle
  • Le bilan général de stress oxydatif [10] et notamment la présence sur les bilans d’un taux élevé de MDA [11] ou de T Bars [12]
  • Le bilan des acides gras globulaires qui peut révéler une déficience d’apport en oméga-3, risquant d’augmenter l’inflammation et le risque cardiovasculaire.

Méfions-nous des opinions trop tranchées

Chacun d’entre nous pourrait préciser sa propre évaluation des risques et la partager dans un vrai dialogue avec son thérapeute.

La stratégie de réduction des risques sera ainsi plus efficace car auto-motivée.

Je déconseille toute autoprescription irréfléchie, qui ne peut que conduire à des excès ou des insuffisances tout en sachant, comme cela a été dit plus haut, que certains accidents cardiovasculaires restent malheureusement imprévisibles.

La prise en compte, parfois obsessionnelle et culpabilisante, des notices de médicaments [13] ou encore des opinions des uns ou des autres pour décider de l’acceptation aveugle d’un traitement ou de son refus catégorique, ne peut jamais être une bonne solution personnelle.

C’est en ce sens :

  • Que, d’une part, je rejoins tous ceux qui prétendent qu’il faut se méfier de l’hyper prescription de statines et surtout ne pas se fier à un seul taux de cholestérol.
  • Que je m’alarme de la médiatisation de certaines polémiques qui risquent de conduire à des arrêts brutaux de traitement, que souvent l’on cache à son médecin et dont les conséquences sont difficiles à prévoir.
  • S’il s’avérait que vous ayez besoin de statines (surtout en prévention secondaire), beaucoup de vos problèmes peuvent être améliorés par des molécules d’accompagnement qui vous permettront d’avoir les meilleurs résultats avec des doses les plus faibles possibles.

On comprend, à la lecture de ce qui précède, que la prévention et le traitement du risque cardiovasculaire est un tout et que, sans prendre en compte sa globalité, on risque de passer à côté de la question.

Bon courage et surveillez bien votre boîte mail !

Dr Dominique Rueff


[1] Qui n’engage que moi mais j’ai remarqué que cette opinion était partagée par de nombreux confrères généralistes et cardiologues

[2] (étude INTERHEART : en moyenne 56 ans pour l’homme, 65 ans pour la femme)

[3] Calcul IMC (Indice de Masse Corporelle)

[4] IOTF, The global epidemic of obesity. 2002

[5] Wikipedia : Hanri Laborit

[6] Catécholamine

[7] calculez votre risque cardio-vasculaire potentiel

[8] Le stress oxydatif

[9] Le Bilan Proteomis (CEIA) : une approche globale de santé

[10] Maladies cardiovasculaires

[11] Le taux de MDA

[12] T Bars

[13] La longueur de ces notices qui décrivent tous les effets secondaires possibles est souvent impressionnante. Il faut savoir que les effets décrits sont heureusement très rares et que ces notices servent aussi aux laboratoires à se protéger juridiquement. N’oublions pas que, parmi les médicaments les plus dangereux du monde, l’aspirine est en bonne place et que si l’on devait réactualiser les avertissements, peu de gens accepteraient d’en prendre !



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


8 réponses à “Maladies cardiovasculaires : comment réduire les risques ?”

  1. Anne-Marie G dit :

    J’ai un point commun avec vous : j’ai un problème rénal qui a été détecté par des analyses sanguines de routine. Ma DFG est en dessous de la moyenne depuis quelques années (j’ai 65 ans). Je m’inquiète car les analyses disent que je n’ai pas (encore) d’insuffisance rénale car les autres symptomes ne sont pas présents (j’ai entre 72 et 76 de DFG selon les tests utilisés) ma ma généraliste ne cherche pas à rechercher les causes pour éventuellement tâcher d’y remédier. Elle surveille m’a-t-elle dit quand je lui ai posé la question sans m’en dire davantage, elle n’aurait pas abordé le sujet si je ne l’avais pas fait moi-même. Son attitude résolument silencieuse me donne à penser qu’elle n’a pas envie d’être questionnée pour ne pas perdre de temps car la durée de ses séances semble respecter un minutage assez précis. La médecine conventionnelle vise l’efficacité, la qualité à la louche pour ne pas dépasser des coûts raisonnables et rester dans des statistiques « normales ». C’est ainsi que je comprends l’attitude un peu stalinienne de ma généraliste, une trentenaire qui me fait regretter ma précédente généraliste partie un peu précipitamment à la retraite qui avait de toute évidence une idée de la pratique médicale très différente, autrement plus humaniste.
    Bref, je me sens désemparée et ne trouve pas les infos qui me donneraient la marche à suivre pour tâcher de me prendre en charge de façon rationnelle.

    • Dominique Rueff dit :

      Compte tenu de éléments que vous donnez, vous ne devriez pas vous inquiéter, votre IR est légère et ne vous portera pas préjudice à condition d’adopter une bonne alimentation et hydratation

  2. Hilfiker dit :

    Bonjour Docteur,
    Tout d’abord un grand merci pour votre engagement , livres(je les ai tous) , lettres et autres communiqués.
    Je suis abonné à  » Santé Nature Innovation  »
    Depuis 12 ans , j’ai 72 ans , j3e suis en traitement pour le cholestérol et hypertension .J’ai essayé toutes sortes de « méthodes » …sans résultats. Je suis un adepte de la médecine « alternative » j’évite tant et plus la médecine  » Pharma ».
    Je viens de faire une cure avec l’Aroni….rien y fait mon Cholestérol stagne de 6,50 à 8.00 mm/l J’ai 2 questions :
    Le fait d’avoir eu une hépatite A cela porte t’il à conséquences. Je prend du Magnésium Orotate tant vanté il y a 15 ans. Est-ce la bonne solution ?
    Avec tout mes remerciements
    Robert Hilfiker

  3. LE GOFF BRIGITTE dit :

    bonjour Docteur
    je fais de l hypertension depuis 7 ans , d’abord mon médecin m’a prescrit du VALSARTAN 80 MG, puis 40 mg depuis 2 ans.
    pouvez vous me dire ce que vous pensez du retrait du Valsartan ,
    par quoi pourrais je le remplacer autre qu ‘un médicament ?
    quel risque j ‘encours pour avoir consommé du valsartan pendant 7 ans ?
    merci d ‘avance
    brigitte le goff

  4. Muller dit :

    J’ai a peu pres toutes les pathologies decrites,quels sont les remédes??si jamais ils en existe?

  5. Lucille Potvin dit :

    Bonjour Dr Rueff,

    Je viens tout juste de terminer ma lecture de votre lettre
    « maladies cardiovasculaires«  qui m`a apporté plusieurs
    éléments de réponses à certaines questions et qui m`a aussi permis de faire des liens de façon évidente. Parfois
    les compléments d`information, ou les petits rappels font
    toute la différence pour nous lecteurs.

    Merci infiniment pour cet article très instructif et explicite.

    Au plaisir de votre prochaine lettre, encore merci!

  6. LYAUTEY dit :

    Bonjour – je me suis réinscrite pour deux ans à la revue du Dr RUEFF et devais recevoir son livre en cadeau – ( 108 € ) il y a plus de 15 jours et je n’ai toujours rien reçu – ceci dit je suis toujours aussi contente de lire ses conseils toujours très judicieux ( la preuve je me suis réinscrite pour deux ans ) – cordialement – H. Lyautey –
    – je reçois les revues à mon adresse postale –

  7. AUTIN dit :

    impossible d avoir les références de cet article!

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