L’hypertension, comment j’en ai (quasiment) guéri

L’hypertension artérielle (HTA) est un problème que je connais bien pour l’avoir vécu très tôt.

Dès ma quarantième année et malgré ma pratique des longues randonnées en montagne, mes chiffres tensionnels dépassaient régulièrement les normes et j’ai dû me traiter avec des médicaments.

Après de graves problèmes cardiovasculaires survenus dans la cinquantaine et avec le recul et l’expérience de tous les moyens naturels « hors médicament » testés depuis plus de vingt ans, aujourd’hui mon traitement est tellement infime que je n’en ressens aucun effet secondaire.

Je me suis donc intéressé depuis longtemps à ce problème particulier. Je sais qu’il concerne un grand nombre d’entre vous [1], sans que peut-être vous en ayez vraiment pris conscience et que l’on nomme à juste titre « tueur silencieux ». Pour ma part, je préfère l’appeler une « faucheuse silencieuse ».

L’année dernière, le samedi 6 mai 2017, une députée meurt en direct, en plein discours et en plein meeting. Elle était âgée de 50 ans !

Combien d’autres dont le cœur s’est arrêté de battre en plein effort physique, voire au sommet de l’extase amoureuse ?

Avant de revenir sur cette expérience et de poursuivre sur la relation entre hypertension, risque cardiovasculaire et autres maladies, je me dois de vous proposer quelques définitions. Sans elles, vous ne pourriez ni prendre conscience du problème, ni l’évaluer correctement et donc vous traiter.

Là où le danger commence

Selon le site très officiel de l’Assurance Maladie [2] : « L’hypertension artérielle se définit par une élévation trop importante de pression dans les artères, élévation qui persiste alors que le sujet est au repos. ».

Le site qui reprend les propos des sociétés savantes précise : « Dans la grande majorité des cas, il est difficile de trouver une cause précise à une hypertension artérielle. L’HTA est dite « essentielle ». Cependant, certains facteurs peuvent favoriser son apparition.

L’hygiène de vie comporte des éléments susceptibles de faire augmenter la valeur de la tension artérielle :

  • une alimentation riche en sel, et pauvre en fruits et légumes ;
  • une consommation trop importante d’alcool ;
  • la consommation excessive de réglisse ;
  • une activité physique insuffisante ;
  • un surpoids ou une obésité ;
  • le tabac ;
  • une vie stressante ;
  • l’âge : le risque d’hypertension artérielle augmente avec l’âge et atteint 40 % des personnes à 65 ans et 90 % à 85 ans ;
  • l’origine ethnique : les Antillais et les personnes originaires du sud de l’Asie sont plus susceptibles de développer une hypertension artérielle ;
  • les antécédents familiaux : le risque est plus élevé si des membres de la famille du patient ont eu ou ont une hypertension. »

Je n’étais pas un grand consommateur de réglisse mais je pense, du moins dans les 40 premières années de ma vie, que je n’ai pas été assez attentif ni à la très mauvaise santé vasculaire de ma famille ni à certains risques comme le tabac, le maintien du poids et la gestion du stress…

Bien prendre sa tension : un geste essentiel

Aujourd’hui les moyens mis à notre disposition pour mesurer notre tension sont nombreux et faciles d’emploi, à condition de s’en servir correctement. C’est dans ce but que je proposais à mes patients la fiche ci-dessous, élaborée par la « Société Française d’Hypertension Artérielle »… À consommer sans modération.

En voici quelques extraits :

« Choisissez un appareil de bonne qualité : tous les appareils ne sont pas de qualité égale. Il en existe même qui peuvent donner des valeurs inexactes, (notamment ceux qui mesurent la tension au bout du doigt et ceux au poignet ne sont pas recommandés). Votre médecin ou votre pharmacien peuvent vous recommander un appareil de bonne qualité (…).

En pratique, comment faire ?

Commencez par lire le mode d’emploi de votre appareil ou faites-vous montrer son fonctionnement par une infirmière ou votre médecin.

1° Installez l’appareil sur une table.

2° Asseyez-vous confortablement.

3° Reposez-vous cinq minutes environ.

4° Enfilez le brassard gonflable au niveau de votre bras. Ajustez-le à la bonne hauteur dans le sens indiqué par le fabricant.

5° Placez votre bras sur la table à la hauteur de votre cœur, (c’est-à-dire au niveau de votre poitrine à hauteur de votre sein).

6° Une fois bien installé, actionnez la mesure. Pendant le gonflage et le dégonflage du brassard ne bougez pas et restez détendu. Afin de bien vous familiariser avec votre appareil, n’hésitez pas à faire plusieurs essais sans tenir compte des premiers résultats.

Quand mesurer votre pression artérielle ?

  • Le matin, avant le petit déjeuner, (avant de prendre vos médicaments).
  • Le soir, avant le coucher.
  • Le matin et le soir, répétez la manœuvre à une ou deux minutes d’intervalle : un bras puis l’autre, puis revenez au premier et notez la moyenne des trois mesures.

Réalisez les mesures au moins trois jours consécutifs et n’hésitez pas à le refaire deux ou trois semaines de suite ».

J’ajoute un conseil personnel : notez bien vos mesures afin de pouvoir les montrer à votre prochaine consultation médicale.

Quels tensiomètres acheter ?

La préférence va vers les tensiomètres de bras plutôt que vers ceux de poignet où les risques d’erreur sont plus grands ;

Certains sont certifiés, vous trouverez une liste non exhaustive en suivant ce lien.

Pourquoi ne pas s’en tenir à une seule prise de tension chez votre pharmacien ou votre médecin ?

Parce qu’il est évident que les conditions de repos et de détente ne peuvent pas être respectées.

Chez certaines personnes il existe, en outre, un effet dit « blouse blanche » qui fait monter artificiellement la tension.

Enfin, si on trouve des écarts significatifs par rapport aux chiffres idéaux (voir-ci-dessous), il peut être indispensable de faire réaliser par votre cardiologue un « holter tensionnel » c’est-à-dire un enregistrement de la tension sur un ou plusieurs jours au moyen d’un appareil dont le médecin vous équipera. Seul ce procédé permet de dépister des hypertensions nocturnes souvent à l’origine de nombreux problèmes.

Quelle doit être la tension idéale ?

La tension idéale ne pourra être définie que si vous prenez correctement votre tension : entraînez-vous !

Avant de vous proposer des mesures idéales qui doivent être modulées en fonction de votre âge et de l’existence ou non d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire, sachez tout d’abord :

  • que la pression artérielle systolique (ou maxima) est mesurée quand le cœur se contracte. Le sang est éjecté du cœur et la pression exercée sur les parois des artères est plus forte. C’est le chiffre que l’on donne en premier : par exemple 13/9 ou 12/7 ;
  • que la pression artérielle diastolique (ou minima) est mesurée quand le cœur se relâche. C’est le chiffre que l’on donne en second.

Sachez aussi que plus on vieillit (au-delà de 60 ans) plus les artères ont tendance à se rigidifier. Il est donc compréhensible que les tensions « acceptables » soient un peu plus élevées. Mais si vous avez adopté (le plus tôt possible dans votre vie) des mesures de prévention, ce phénomène sera moins important.

Je rejoins totalement l’opinion du Pr. Xavier Girerd, cardiologue au groupe hospitalier de la Pitié-Salpêtrière : « Il vaut mieux avoir un chiffre de tension le plus proche possible de 12/7. C’est une pression artérielle qui va conduire à avoir une espérance de vie sans maladie cardiovasculaire ». [3]

La tendance actuelle est à privilégier le respect de la minima (tension diastolique) donc de ne pas dépasser trop souvent le chiffre 7 et, chez les personnes plus âgées, la tension systolique, en proposant de ne pas dépasser le chiffre de 14 ou 15, au repos.

Le passage obligé par la case « cardiologue »

Quelle que soit la suite donnée à la découverte d’une hypertension, seul le cardiologue sera en mesure :

  • d’apprécier le retentissement de cette hypertension sur votre fonction cardiaque en vous faisant réaliser soit une échographie simple du cœur, soit une échographie dite « de stress » [4] ;
  • de vous proposer des mesures complémentaires comme le holter tensionnel (mesure de la tension sur plusieurs jours et surtout la nuit) ;
  • de vous proposer dans des conditions de sécurité maximum une « épreuve d’effort » qui permettra d’évaluer l’évolution de votre hypertension et de votre rythme cardiaque à l’effort ;
  • d’évaluer l’état de certains de vos axes vasculaires au moyen de l’échographie : existence de sténoses au niveau des carotides, de l’aorte abdominale ou des artères des membres inférieurs ;
  • de vous prescrire un bilan biologique afin de tenter de préciser vos facteurs métaboliques de risque : bilan des anomalies lipidiques et glucidiques que j’ai déjà décrit dans une précédente lettre ;
  • d’apprécier le retentissement de votre hypertension sur le rein ou le retentissement d’une maladie rénale sur l’hypertension et de rechercher une tendance au diabète qui constitue, en soi, un risque cardiovasculaire supplémentaire ;
  • de faire réaliser au moindre doute de thrombose coronaire une scintigraphie myocardique [5], un scanner des coronaires ou même une coronographie qui permettront d’identifier les lésions, de les évaluer, de proposer un traitement médicamenteux ou si nécessaire une angioplastie [6] avec éventuellement une pose de stents ou un pontage vasculaire.

Je sais… tout ça n’est pas drôle ! Mais j’y suis passé il y a plus de douze ans et je pense sincèrement que si cela n’avait pas été le cas, je ne serais plus là pour vous le raconter.

Les médicaments classiques de l’hypertension

J’ai testé un grand nombre de médicaments antihypertenseurs sur moi et de nombreux patients. Ils ont tous des effets secondaires, en fonction de leur « classe thérapeutique ». Ces effets dépendent des doses mais également des réactions et sensations de chacun. On peut ne pas ou faiblement les ressentir mais il est capital de savoir qu’ils sont presque toujours présents et que le patient doit en être informé afin de mieux les comprendre et les signaler à son médecin.

Les diurétiques ont des effets différents selon leurs mécanismes : certains déséquilibrent le bilan sodium/potassium (ce qui peut être catastrophique et augmenter le risque de mortalité cardiaque), d’autres ont des effets sur le rein voire sur le rythme cardiaque.

Les bêta-bloquants (indiqués plus volontiers dans les hypertensions de stress) [7] qui sont, maintenant, de troisième génération, ralentissent la fréquence cardiaque ainsi que la circulation périphérique, d’où ces sensations d’extrémités froides et les déficiences sexuelles. Ils diminuent la résistance, augmentent la fatigue à l’effort et donc diminuent les performances sportives. Ils peuvent être à l’origine de diarrhées, de fatigues sournoises physiques ou psychiques, de bronchospasmes.

Les arrêter trop brutalement peut être mortel.

Les IEC [8] et les sartans [9] ont des effets sur la fonction rénale. Ils sont souvent à l’origine de toux chroniques, de sensations vertigineuses, de maux de tête. Ils peuvent interférer avec la maladie diabétique et provoquer de graves hypotensions.

Les inhibiteurs calciques provoquent principalement des vasodilatations vasculaires périphériques avec sensations de chaleur. Ils peuvent également être à l’origine de troubles digestifs et de perturbations du rythme cardiaque.

D’autres classes de médicaments sont proposées. Les décrire toutes, ainsi que leurs effets secondaires, serait ici trop long, trop complexe et finalement réducteur. Car chacun réagit à sa façon en fonction de sa maladie, de son âge et de nombreux autres facteurs. Pour en savoir plus, je vous propose de visiter une page de la revue Prescrire qui n’a pas pour habitude de mâcher ses mots ou de minimiser les dangers de certaines molécules.

Certains médicaments, en particulier chez la personne âgée, peuvent être à l’origine d’hypotensions orthostatiques qui peuvent entrainer des malaises ou des chutes. C’est pour cette raison que le médecin prend parfois votre tension, en position allongée, puis en position debout. Il faut savoir qu’une tension trop basse est aussi délétère vis-à-vis du risque cardiovasculaire qu’une tension trop haute. Un surtraitement ou un traitement avec un médicament qui ne vous convient pas parce qu’il provoque ce type de phénomène doit immédiatement être signalé.

Il n’est pas dans mes habitudes de « diaboliser » les médicaments : les antihypertenseurs modernes sont un progrès de la deuxième moitié du siècle dernier, qui peuvent nous éviter des symptômes terribles que nos grands-parents ont connu, comme des céphalées violentes ou des accidents vasculaires.

Au début de la découverte d’une hypertension, on est logiquement conduit à utiliser les médicaments seuls ou en association afin d’obtenir des chiffres tensionnels satisfaisants. Mais si on en reste là on se prive de bien des avantages et d’un remarquable confort de vie, car :

  • certains effets secondaires rendent vite le traitement insupportable et conduiront dans de nombreux cas soit à un traitement trop peu efficace, soit à son abandon [10] : j’en ai fait moi-même l’expérience et cela m’a conduit à un premier événement cardiovasculaire qui, heureusement, fut minimisé pour des raisons que je développerai dans une autre lettre ;
  • les objectifs tensionnels ne seront atteints qu’au prix de très fortes doses et d’associations médicamenteuses que les effets secondaires seront ressentis comme de véritables handicaps ;
  • la diminution du risque cardiovasculaire n’est pas toujours garantie.

Il est donc essentiel de proposer d’emblée des mesures non médicamenteuses qui vont vous permettre de normaliser vos chiffres et de faire fuir plus rapidement la faucheuse. Je vous les propose maintenant, basées sur mon expérience, par ordre d’importance :

  1. Stoppez tout tabagisme actif ou passif.

Devenez totalement intolérant(e) ! Il n’y a pas de petit tabagisme : un cardiaque qui fume est un cardiaque qui prend le risque de mourir rapidement quels que soient ses traitements et les autres mesures qu’il prend : même les petits fumeurs multiplient ce risque par trois [11].

  1. Réduisez drastiquement votre consommation d’alcool !

On a souvent entendu dire qu’une femme pouvait consommer 1 verre de vin par jour et un homme 2. Mais on sait, aujourd’hui, qu’aucune consommation d’alcool n’est innocente en matière de risque de cancer, de maladies cardiovasculaires ou métaboliques. Sans tomber dans l’excès, je recommande de se passer totalement d’alcool plusieurs jours consécutifs en semaine et de limiter les prises en situation festive.

  1. Apprenez à contrôler votre stress.

Le stress, la colère, l’excès de stress chronique tuent aussi vite et bien que tous les autres facteurs de risques. L’exercice physique contrôlé (voir ci-dessous) et choisissez une pratique régulière : yoga, méditation, cohérence cardiaque [12], Taï Chi ou Qi Gong [13].

  1. Adoptez « l’alimentation que je recommande ».

C’est une alimentation qui tend à réduire certains paramètres inflammatoires, partie prenant dans un éventuel accident cardiovasculaire. C’est aussi une alimentation antioxydante. La maîtrise du stress oxydant par l’alimentation et si besoin, la supplémentation en fonction d’un bilan spécifique [14] est un facteur essentiel de prévention et d’accompagnement du traitement : n’hésitez pas à avoir une assiette colorée et à consommer un maximum de fruits rouges et ne vous caramélisez pas !

  1. Réduisez votre consommation de sel !

Si vous avez adopté une alimentation anti-inflammatoire, de type méditerranéen, vous ne ferez pas d’excès de plats préparés et industriels (toujours trop gras et trop salés), vous consommerez beaucoup d’huile d’olive, d’ail, d’échalotes… qui tendent à faire chuter la tension. Mais évitez de resaler les plats et surtout goûtez-les avant de vous saisir de la salière. L’usage régulier d’herbes et d’épices redonnera plus de goût à vos plats moins salés.

  1. Augmentez votre consommation de potassium !

Pour mieux en comprendre l’intérêt je vous renvoie à ce bon article de Thierry Souccar : sodium et potassium, leur rôle dans l’hypertension [15]. Non seulement vous contribuerez à maîtriser votre tension mais vous ajouterez un facteur important de prévention du risque cardiovasculaire. Les haricots blancs (et plus généralement les légumineuses), les lentilles, les pommes de terre avec leur peau cuites au four, les purées de tomate, les dattes, les avocats, les champignons, les épinards (comme la plupart des légumes à feuilles vertes), les fruits (en limitant la consommation de fruits trop sucrés) et les bananes sont considérés comme les aliments apportant le plus de potassium.

  1. Maîtrisez votre poids, et mieux encore, votre graisse abdominale.

Cette dernière est un facteur important de risque d’accident vasculaire. C’est pour cette raison que la surveillance de votre tour de taille (avec un simple mètre de couturière) est encore plus importante que le contrôle de votre poids. En complément de celui-ci et du calcul de l’IMC [16], c’est le tour de taille qui reste le plus prédictif d’un accident cardiovasculaire : il doit se situer entre 80 et 88 centimètres chez une femme et 94 à 102 centimètres chez un homme. Ne confondez pas non plus les bourrelets superficiels, que l’on peut pincer avec les doigts, avec la graisse toxique intra-abdominale qui donne un ventre dur et empêche de palper les organes. Le RTH ou rapport taille/hanche est considéré comme un des meilleurs indicateurs de risque. [17] Il existe des calculateurs [18] qui permettent de le préciser. Attention certaines données tirées de ces calculs peuvent vous sembler hors de portée : ne créez pas un stress supplémentaire. Visez à maîtriser le mieux possible l’ensemble des risques sans vous rendre la vie impossible en vous attachant trop à l’un d’entre eux.

  1. Fuyez la sédentarité !

On a tout écrit dans ce domaine que j’ai moi-même abordé dans une lettre [19]. Je vais cependant vous proposer un éclairage complémentaire :

– Il est capital de marcher (si possible d’une marche rapide, ininterrompue, mais qui n’essouffle pas trop), chaque jour au moins trente minutes.

– Si on vous a découvert récemment une hypertension, ne faites pas d’exercices violents ou avec de trop vives variations d’intensité comme ceux que j’ai préconisés pour d’autres situations [20]. Les cardiologues seront unanimes et vous-mêmes vous en mesurerez rapidement les bénéfices : le vélo d’appartement est le meilleur outil !

Faites régulièrement une séance de 40 à 50 minutes avec une période d’échauffement de 5 à 10 minutes pour atteindre progressivement 70 % de votre fréquence cardiaque [21] maxima [22], que vous ne dépasserez sous aucun prétexte, surtout si vous prenez des bêta-bloquants qui la ralentissent. J’insiste sur la nécessaire régularité, mais ne vous stressez pas si vous devez interrompre l’exercice pendant quelques jours de vacances !

Je rappelle, une fois de plus, que toute reprise d’exercice après la quarantaine ou en cas de risques cardiovasculaires doit être soumise à l’autorisation du cardiologue.

  1. Ne réduisez ni la quantité ni la qualité de votre sommeil.

De nombreuses études [23] insistent sur le lien entre mauvaise qualité de sommeil, risque cardiovasculaire et diabète. Certes nous avons nos habitudes : certains dorment près de 9 heures et d’autres moins de 7 heures. D’après l’étude référencée, il semble que les petits dormeurs accumulent plus de calcium dans leurs artères et augmentent ainsi leur risque de thrombose. Essayez d’augmenter la qualité de votre sommeil. Il existe de nombreux moyens.

  1. Soyez attentif à votre hydratation !

Plus on vieillit plus on a tendance à mal s’hydrater et surtout à ne pas en sentir le besoin. Je ne parle pas de ceux qui abusent de café ou de sodas caféinés qui sont fortement déshydratants. Or « l’hémoconcentration », conséquence d’une déshydratation peut augmenter le risque de thrombose. Il est difficile de proposer des quantités car tout dépend des aliments liquides, par exemple les soupes, que vous consommez. Avant tout, respectez votre soif et pensez que l’hydratation passe aussi par la peau, donc, couvrez-vous et n’hésitez pas en cas de forte chaleur à vous humidifier la tête et le corps.

Voici mes principaux conseils. Mettez en place ces mesures sans en oublier une seule, si besoin avec l’aide de votre médecin et/ou d’un kinésithérapeute ou d’un coach formé dans ce domaine.

Ne soyez pas trop pressé(e)s, j’ai mis des années à trouver les bonnes mesures pour moi-même et mes patients.

Docteur Dominique Rueff


[1] http://sante.lefigaro.fr/actualite/2008/12/16/9359-trente-pour-cent-francais-sont-hypertendus

[2] http://www.ameli-sante.fr/hypertension-arterielle/quest-ce-que-lhypertension-arterielle.html

[3] http://www.allodocteurs.fr/maladies/coeur/hypertension-arterielle/quelle-est-la-tension-arterielle-ideale-nbsp_8165.html

[4] https://stress.ooreka.fr/astuce/voir/293002/qu-est-ce-que-l-echographie-de-stress

[5] https://www.fedecardio.org/Les-maladies-cardio-vasculaires/Les-examens-specifiques/la-scintigraphie-myocardique

[6] http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/faq/4175-angioplastie-pose-d-un-stent-ou-d-une-ballonnet-cardiaque

[7] Les acteurs en prennent parfois pour diminuer le trac.

[8] Inhibiteurs de l’enzyme de conversion

[9] http://www.esculape.com/medicament/sartans.html

[10] http://www.lesoir.be/891048/article/actualite/sciences-et-sante/2015-05-28/hypertension-un-patient-sur-10-arrete-son-traitement-apres-un-an

[11] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/risques-cardiovasculaire/

[12] http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=la-coherence-cardiaque

[13] https://www.topsante.com/medecine/troubles-cardiovasculaires/hypertension/hypertension-relaxez-vous-avec-le-qi-gong-et-le-tai-chi-10385

[14] http://www.stress-oxydatif.com/stress_oxydant/maladies_cardiovasculaires.shtml

[15] http://www.christophe-carrio.com/fr/blog/hiit-et-entrainement-fractionne-comprendre-et-pratiquer-linterval-training-n29

[16] http://www.calculersonimc.fr/faites-le-test.html

[17] http://global-sport.fr/rapport-taille-hanche-ou-rth-mesurer

[18] http://www.mincirmaigrir.com/calculateurs/calcul-rth.php

[19] https://www.lettre-docteur-rueff.fr/risques-cardiovasculaire/

[20] http://www.christophe-carrio.com/fr/blog/hiit-et-entrainement-fractionne-comprendre-et-pratiquer-linterval-training-n29

[21] Même si vous avez votre fréquence indiquée par le vélo, je vous conseille l’achat d’un cardiofréquence mètre individuel, avec une ceinture qui indique votre rhythme cardiaque sur une montre. Il en existe à de faibles prix dans tous les magasins de sport

[22] Calculer sa fréquence cardiaque maximum est très facile : c’est 220 – votre âge. Si vous avez 60 ans : 220 – 60 = 160 et la fréquence que vous ne devez pas dépasser est 70% de 160 c’est-dire 112. Vous pouvez diminuer de 10% si vous êtes sous bêta bloquants.

[23] http://newsroom.heart.org/news/struggles-with-sleep-may-affect-heart-disease-risk?preview=a14d



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


2 réponses à “L’hypertension, comment j’en ai (quasiment) guéri”

  1. Mestr dit :

    Bonjour merci pour votre article…vous oubliez de dire que des études montrent que les gens traités par les anti hypertenseur font aussi tout autant de AVC…
    Personnellement la présence du médecin est plutôt rassurante.et ma tension est souvent plus basse !
    Dans les causes possibles il peut y avoir aussi des apnées du sommeil
    Bonne journée

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