Sortir des gouffres

Mon éditeur m’a plusieurs fois proposé de vous faire part d’impressions de lectures.

Je vais vous entretenir non seulement d’un mais de plusieurs livres que je viens de terminer qui m’ont fortement interpellé.

Il s’agit d’abord de « Les 3 clés pour vaincre les pires épreuves de la vie » et « De la Conscience Intuitive Extraneuronale », du docteur Jean-Jacques Charbonier. [1]

Vous avez certainement entendu parler de cet anesthésiste-réanimateur toulousain qui s’est fait connaître pour ses ouvrages et conférences à propos de des expériences de NDE [2] qu’il traduit, en langue française « Expériences de Mort Provisoire ».

Vous pouvez visionner de nombreuses interviews de ce médecin sur « You Tube », examiner l’imposante bibliographie que vous trouverez à la fin de ses livres [3] ainsi que les conclusions d’un colloque sur le sujet qui se déroula en février 2017 à Paris et réunit, outre ce médecin, des intervenants aussi célèbres que le philosophe Frédéric Lenoir, le physicien et philosophe Emmanuel Randsford [4], Raymond Moody [5], etc…

Il faut ajouter que Jean-Jacques Charbonier dirigea deux thèses de doctorat en médecine, celle du docteur Quevarec [6] « Données médicales sur les NDE et apport à la description des derniers instants de la vie » soutenue en 2007 à l’hôpital Bichat et celle du docteur François Lallier « Facteur associés aux expériences de mort imminente dans les arrêts cardio-respiratoires réanimés » qui obtint, à Reims, en 2014, les plus hautes récompenses universitaires [7].

Je n’ai pas l’intention, ici, de me prononcer sur « la vie après la vie » ni même de percer le mystère de ceux qui disent avoir côtoyé la mort.

Je vous suggère de visionner les conférences de Jean-Jacques Charbonier, de François Lallier et de quelques autres afin de vous forger une opinion personnelle sur ce sujet qui a fait l’objet de 2 publications dans 2 revues internationales à comités de lecture. [8]

Je pense pour ma part qu’avoir la compréhension que nous avons deux modes de conscience permet de mieux « surmonter » les gouffres de la vie.

Surmonter quoi exactement ?

De quoi parle-t-on ?

D’écoute et d’empathie, bien entendu, mais ces deux qualités que l’on est en droit d’espérer de tout bon thérapeute sont-elles suffisantes ?

Personnellement, je peux vous affirmer que la plus complète empathie que l’on peut (et doit) manifester devant toute détresse ou douleur personnelle est souvent inefficace devant des interrogations répétitives, comme :

  • Pourquoi cela m’est-il arrivé ?
  • Comment cela m’est-il arrivé ?
  • Qu’aurais-je pu ou dû faire pour que cela n’arrive pas (dans notre civilisation judéo-musulmo-chrétienne, on est souvent proche de la notion de « péché ») ?
  • Comment vais-je arriver à me sentir mieux ?
  • Que va-t-il, maintenant, m’arriver ?
  • Que peut-on faire pour moi ?
  • Quelle est le degré de compétence de mes thérapeutes, les ai-je bien choisis ?

Je me suis souvent senti parfaitement décontenancé devant tant de questions auxquelles il m’apparaissait qu’aucune réponse ne pouvait ni satisfaire ni apaiser.

J’avais envie de dire « Mais débranchez-vous de ces interrogations qui ne vous mènent nulle part ! » tout en me rendant compte que j’étais parfaitement inaudible.

J’ai raconté (parfois avec autant d’insuccès) une anecdote que l’on rapporte généralement à Bouddha : Sur un champ de bataille, un guerrier blessé par une flèche voit arriver celui qui se propose d’extraire la flèche. « Non ! lui dit-il en l’arrêtant de la main, je veux d’abord savoir comment est cette flèche, de quoi est-elle faite, comment m’a-t-elle touché et surtout qui me l’a envoyée ». Bien entendu il décède avant que l’on puisse rassembler ces informations et éventuellement le guérir.

C’est le fruit de ce grand défaut que Jean-Jacques Charbonier nomme « La Conscience Analytique Cérébrale ».

J’ai observé qu’une absolue et farouche volonté d’analyser les causes de sa détresse, de tenter de comprendre, de vouloir expliquer (et surtout s’expliquer à soi-même) les raisons de ses problèmes amplifiait la douleur, les souffrances, les angoisses et l’agitation mentale, de manière aussi stérile qu’inefficace.

Lâchez prise a-t-on envie de dire !

Mais ces tentatives restent le plus souvent sans grand résultat.

La description de nos deux consciences : la « Conscience Analytique Cérébrale » (CAC) et la « Conscience Intuitive Extraneuronale (CIE) » telle que les décrit le docteur Charbonier et bien d’autres « expérienceurs [9] » me semble plus efficace et c’est en ce sens que je vous propose d’aborder le problème.

La Conscience Analytique Cérébrale (CAC)

La Conscience Analytique Cérébrale (CAC), c’est celle que l’on nomme communément LA conscience : « Je sais que je vis, je sais que je suis, je sais que je pense ».

C’est mon cerveau et mes connections neuronales dont je suis l’unique propriétaire qui sont le support anatomique de cette conscience !

C’est cette conscience qui reçoit et trie toutes les informations provenant de nos cinq sens.

Pour la majorité des gens, être conscient, c’est avoir la possibilité de se repérer dans le temps et dans l’espace : « Je sais que je vis, je sais qui je suis, où je suis dans ma vie, et donc je suis conscient ».

Dépendante de nos activités neuronales, elle est mesurable au moyen de l’électroencéphalogramme dont les fréquences sont dépendantes de nos activités de veille. Le fonctionnement de la CAC dépend de processus biochimiques complexes et surtout de l’apport d’oxygène à notre cerveau. Cela fait dire aux opposants à la théorie des deux consciences : « Plus d’oxygène, EEG plat, plus de vie au bout de quelques secondes, plus rien… le néant ! ».

C’est elle qui se manifeste par des fréquences bien précises de l’EEG dont l’enregistrement se fait au niveau du cortex cérébral :

  • Le rythme Gamma au-dessus de 24 Hertz est observé lorsque l’on est très actif ou très concentré ;
  • Le rythme Bêta, de 12 à 24 Hertz correspond à une activité cérébrale soutenue, l’activité classique de veille au cours de la journée ;
  • En dessous de 4 Hertz l’activité cérébrale est quasiment éteinte. On observe ce phénomène chez les très jeunes enfants, dans les états de sommeil profond et dans les états de mort clinique : la CAC ne fonctionne plus.
  • Mais plus le rythme descend plus la CAC va permettre de laisser place à « l’autre conscience » : La Conscience Intuitive Extraneuronale (CIE).

La Conscience Intuitive Extraneuronale (CIE)

Selon les différents auteurs qui ont étudié ces phénomènes, qu’il s’agisse du docteur Raymond Moody, du docteur Charbonier, du docteur François Lallier, du docteur Elisabeth Kubler-Ross [10] et de bien d’autres, la Conscience Intuitive Extraneuronale (CIE) est cette conscience extratemporelle et indépendante de toute structure anatomique qui :

  • S’exprime lorsque l’EEG est plat, au bout de 15 secondes d’arrêt cardiaque, sauf réanimation soit à un rythme inférieur à 4 herz.
  • S’exprime dans les récits de ceux qui « reviennent » d’un état de mort clinique, à la suite d’un coma, d’un arrêt cardiorespiratoire, d’un traumatisme…
  • S’exprime lorsque les sujets rapportent des expériences de « sortie du corps »,
  • S’exprime lors de rêves prémonitoires, de rêves et de contacts médiumniques, etc…
  • S’exprime lorsque les sujets sont plongés dans une hypnose très profonde.

Notre cerveau n’est alors plus considéré comme un « émetteur et fabricant de conscience » mais comme un « récepteur de toute conscience existante ».Je sais que c’est complexe à comprendre.

Mais je vous propose de prendre connaissance d’un livre qui m’a impressionné dont le titre est : « La preuve du Paradis » du docteur Eben Alexander [11]. Débarrassons-nous de ce titre que je trouve « provocateur » et lisons en toute objectivité « l’histoire la plus fantastique que j’ai entendue depuis 40 ans que j’étudie ce phénomène » [12]. 

Une expérience de retour à la vie

Le 10 novembre 2008, Le docteur Eben est réveillé par des douleurs atroces dont l’origine se révèlera être une méningite gravissime due à une forme particulière et rare du germe Escherichia-Coli.

Elle le mit dans un état de paralysie et d’inconscience totale pendant une semaine.

Alors qu’au bout de ce délai les médecins s’apprêtaient à abandonner le traitement antibiotique qui semblait inefficace, il est « revenu » et a raconté son « voyage » dans un monde onirique tantôt effrayant, tantôt lumineux et « imprégné d’amour universel ».

Il raconte avoir fait connaissance au cours de son coma (je sais, cela paraît incroyable) avec une sœur biologique dont il ignorait l’existence avant sa maladie.

Que peut-on, ainsi, tenter de surmonter ?

Les premières réponses qui me viennent sont : douleurs, angoisses, dépressions, doutes, peurs…

Dans son livre « Les 3 clés pour vaincre les pires épreuves de la vie » le docteur Charbonier traite plus particulièrement et j’y reviendrai de :

  • La perte d’un être cher,
  • La perte de son animal favori,
  • L’annonce d’une maladie grave ou d’un handicap définitif,
  • L’annonce de sa propre mort,
  • La perte affective,
  • La perte de son travail,
  • La ruine.

Si l’on peut résumer les choses ainsi : savoir que vous avez une Conscience Intuitive Extra-Neuronale, savoir que cette conscience, sans doute, subsiste après votre disparition physique, apprendre à la contacter, apprendre à contacter celle des autres, peut grandement aider à « mettre à distance », à « relativiser » et donc à surmonter les chocs de la vie.

Surmonter la perte d’un être cher

Apprendre à une mère qu’elle vient de perdre son enfant est probablement la pire mission infligée à un médecin.

C’est le docteur Elisabeth Kübler-Ross [13] qui, la première, a bien décrit les cinq phases réactives classiques de l’annonce du deuil : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation.

Chacun, et il est capital pour le médecin de le comprendre, va traverser chaque étape à son rythme mais le deuil finit toujours par se faire.

Dans cette situation l’essentiel pour le thérapeute consiste à s’assurer que la personne, en appui, ne risque pas de tomber. Si les personnes ont envie de crier, de hurler, de pleurer, il faut les laisser faire. Si on peut les inviter à respirer lentement et le faire en même temps qu’elles en posant la main sur leur poitrine, leur, front, leurs yeux ou tout simplement en leur prenant la main, il faut aussi le faire.

On peut respirer au même rythme avec quelqu’un, sur une fréquence permettant la cohérence cardiaque et la relaxation telle que je l’ai décrite dans d’autres lettres [14].

Si on a à sa disposition des comprimés de magnésium et de l’huile essentielle de lavande vraie dont on peut déposer quelques gouttes sur les tempes et le plexus solaire c’est le moment de le faire. Le docteur Charbonier ajoute : « Dans tous les cas, il faut se déconnecter au plus vite de sa conscience analytique en chassant toutes les idées reliées au futur, au passé et soi-même ».

C’est ce que j’ai dû probablement faire lorsque l’on m’a annoncé que le décès de Thérèse [15] était inéluctable et qu’il fallait « la laisser partir ».

La perte de son animal favori

Lecteurs qui n’avez pas d’animaux domestiques, ne souriez pas ! Le ressenti lors de la perte de son animal favori peut être exactement le même que précédemment : nous ne devons avoir aucune attitude tendant à minimiser cette perte. La disparition peut être ressentie comme un drame incommensurable.

Si la personne n’est pas rebelle à la notion de CIE pourquoi ne pas lui dire que « comme une personne humaine, elle le retrouvera dans une autre dimension ». Dans tous les cas, la prière, seul(e) ou en groupe ne peut qu’apaiser.

L’annonce d’une maladie grave ou d’un handicap définitif

C’est une situation que j’ai parfois rencontrée et qui n’est pas moins traumatisante que les deux précédentes. Je me suis souvent entendu dire que si l’on pouvait, par une attitude négative, créer ou augmenter la manifestation d’un symptôme ou d’une maladie (par l’intermédiaire, par exemple, d’une action sur le système immunitaire), une attitude inverse, plus positive pouvait la soulager ou l’atténuer.

C’est le moment de parler de « mode de vie », de façon de gérer son stress, d’alimentation ou de la prise de certains compléments alimentaires comme le zinc, les vitamines antioxydantes, la vitamine D ou certaines plantes et huiles essentielles qui peuvent être en mesure de totalement transformer notre ressenti.

Selon une étude publiée en 2012 à l’Université de Toronto [16] « Les croyants auraient des imageries cérébrales plus apaisées que celles des athées ». Le docteur Charbonier cite une publication de 2006 (citée également dans la thèse du docteur François Lallier), du docteur Mario Beauregard [17], chercheur à l’institut de neurosciences à l’Institut de Montréal qui, lui-même vécu une NDE dans son enfance.

Cette étude et quelques autres tendent à montrer par l’observation de l’EEG qu’il existe des similitudes de rythmes et d’ondes cérébrales entre les carmélites en prière et les bouddhistes en méditation ! Ces similitudes seraient en mesure de favoriser les guérisons, réduire les durées d’hospitalisation, diminuer les peurs, les angoisses et les conséquences néfastes de certains neurotransmetteurs sur le cœur, les vaisseaux sanguins et les organes nobles.

Il cite également l’exemple d’Anita Moorjani, une indienne vivant à Hong Kong, qui aurait dû mourir d’un cancer lymphatique au stade terminal en 2006. Dans son coma, ses organes cessèrent de fonctionner les uns après les autres. Les médecins annoncèrent à sa famille qu’il ne lui restait que quelques heures à vivre.

Dans son livre « Dying To Be Me: My Journey from Cancer, to Near Death, to True Healing » (non traduit) elle relate sa NDE et « sa décision de revenir sur terre » pour partager son expérience  et affirmer que « c’était la peur qui l’avait rendue malade et que sa NDE lui avait fait comprendre que pour guérir d’une maladie aussi désespérée que la sienne, il suffisait de ne plus avoir peur et de garder une pleine confiance en soi » [18].

Devant l’annonce d’un handicap définitif le docteur Charbonier nous propose une fois de plus de nous débrancher de notre conscience analytique afin de mieux surmonter notre peur et notre angoisse du devenir.

Surmonter l’annonce de sa propre mort

Si par malheur on vous annonçait votre propre mort, ce serait encore le moment de se débrancher de sa CAC et d’essayer d’être prêt(e) pour le « grand voyage » en vous débarrassant de tout sentiment de peur. « Laissez-vous aller, ne luttez pas, vous allez quitter votre corps… et ce moment sera peut-être le plus beau de votre vie » !

Ce sont ces paroles que le docteur Charbonier aurait envie de vous dire en ajoutant « que, de l’autre côté, le fil ne sera jamais coupé et que nous aurons la possibilité de communiquer avec le monde des vivants pour les aider dans leurs épreuves ». 

Surmonter la perte affective

Lors d’une perte affective il faudrait ne pas tenter de s’expliquer les raisons de cette perte ou de cette rupture.

Plus facile à dire qu’à faire bien sûr.

Mais ce serait le bon moment de « lâcher prise » en se débranchant de sa CAC, se rendre compte que cette « nostalgie » de l’autre et des bons moments passés ne nous renvoie, peut-être, qu’à notre propre ego, notre « petit moi » comme j’entends une amie le dire souvent.

Ce pourrait être également le moment de « pardonner » non seulement à celui ou celle qui nous a blessé(e) ou quitté(e), mais à l’ensemble des êtres vivants. C’est ce que proposent les bouddhistes à la fin de leurs prières.

Surmonter la perte de son travail

Là encore, situation difficile que la perte d’emploi. Il faudrait parvenir à comprendre que son moi profond ne doit pas être assimilé à son travail, à sa situation sociale ou professionnelle, quel que soit l’intérêt que nous leur portions. Et que cette perte peut nous proposer un autre chemin.  Ne pas chercher de coupable pour expliquer la situation et si vous en trouviez un, apprendre à briser votre ego en pardonnant.

Si vous voulez une illustration de cette « transformation positive » lisez « J’ai perdu mon job et ça me plaît » [19], l’ouvrage de Lilou Macé, la célèbre animatrice de « La télé de Lilou » [20].

Surmonter sa ruine

Devenir pauvre comme Job, lorsque les conséquences ne sont pas dramatiques pour l’entourage (tomber dans extrême précarité, la faim, la déscolarisation des enfants etc.) peut devenir l’occasion de réaliser que l’être est plus important que l’avoir. Prenons conscience, nous dit Charbonier « que la notion de ruine est aléatoire, fonction des individus et des vécus » et qu’elle ne sera pas la même chez un riche homme d’affaire que chez un cadre supérieur ou un habitant des favelas.

De quoi nous faut-il vraiment pour vivre, pour être heureux, pour donner et recevoir ? N’avez-vous pas été frappés, si vous avez voyagé, par l’accueil généreux et joyeux que vous réservaient certains habitants vivant dans un parfait dénuement, qui prenaient plaisir à partager le peu qu’ils avaient à vous offrir ?

C’est là que l’on peut ressentir le plus facilement l’opposition entre conscience analytique (CAC) et conscience intuitive (CIE).

Je vous souhaite ardemment de ne pas être contraints à devoir surmonter de tels traumatismes pour trouver votre bonheur personnel.

Mais peut-être ces réflexions sur la conscience pourront, si cela vous arrive, vous aider.

Surveillez bien votre boîte aux lettres,

Docteur Dominique Rueff


[1] Editions Guy Trédaniel

[2] « Near Death Experience », célèbre livre du docteur Raymond Moody (et P ; Perry) : « Témoins de la vie après la vie, une enquête sur les expériences de mort partagée ». Robert Laffont 2010, J’ai lu 2011

[3] Outre l’ouvrage cité je vous propose plus particulièrement de lire « La conscience intuitive extraneuronale » (Trédaniel 2017) et « Cette chose » Editions First 2017 dont le numéro 132 du magazine « Alternatif Bien Etre » vous propose un résumé

[4] Entretien avec Emmanuel Ransford : Autour de la nouvelle physique de l’esprit

[5] Philosophe, et certainement l’un des premiers à avoir tenté d’expliquer les phénomènes de « La Vie après la Vie » 1975, Editions « J’ai Lu »

[6] Conférence du Dr Lallier sur les Expériences de Mort Imminente

[7] Une thèse iconoclaste reçoit les honneurs à l’Université de Reims Du rififi dans les neurosciences ?

[8] « Incidence and Correlate of Near Death Experiences in a Cardiac Care Unit » General Hospital Psychiatry ; Elsevier vol.25, 2005 et « Dissociation in people who Have Near Death Experiences :Out of Their Bodies or out of their Minds ? », The Lancet 2000, 355 : 460-463
Une thèse iconoclaste reçoit les honneurs à l’Université de Reims Du rififi dans les neurosciences ?

[9]Voir l’émission « Allô Docteurs » de mars 2016 : Expérience de mort imminente : que dit la science ?

[10] psychiatre et une psychologue américaine, pionnière de l’approche des « soins palliatifs » pour les personnes en fin de vie et de l’accompagnement aux mourants.

[11] Neurochirurgien américain pendant 25 ans, dont 15 ans à l’hôpital de Brigham ainsi qu’à la faculté de Médecine de l’université de Harvard, Editions Tredaniel 2012

[12] Raymond A. Moody

[13] Elisabeth Kübler-Ross

[14] Comment éviter de mourir au quotidien ! 

[15] Thérèse

[16] La croyance en Dieu modifierait une partie du cerveau

[17] Mario Beauregard

[18] Citation du Docteur Charbonier, les 3 clés… page 224

[19] Editions Trédaniel 2011

[20] www.lateledelilou.com



N'hésitez pas à commenter la lettre de ce jour ci-dessous. Veuillez cependant noter que, en raison du très grand nombre de commentaires, le Dr Rueff ne pourra pas vous répondre individuellement.


15 réponses à “Sortir des gouffres”

  1. Rosello Alain dit :

    Bonjour
    et merci de parler de ce sujet, je crois en tous cela,je suis entrain de vivre une épreuve, je viens de perdre, 170.000€, après 7 ans de procédure,j’avais gagné en premier instance, et en appel, sans que l’adversaire,ne change rien a sa défense,en appel j’ai perdu, cet argent,devais servir a payer la sorti, de mon surendettement Banque de France,je vais devoir vendre ma maison,et je supporte très mal de devoir déménager,j’ai bientôt 77 ans, pour l’instant j’essaye de relativiser, je pense souvent au suicide,,mes je résiste ,c’est une épreuve,que je devais vivre ,mais je ne sais ,si j’aurais la force,de vivre cette épreuve,dans cette vie c’est contre mes convictions, du chemin de vie que j’avais choisi ,lorsque mon entité c’est réincarné,

  2. pelletier dit :

    bonjour
    une lettre très intéressante qui me permet de mieux comprendre ma situation de crise de couple après 34 ans de mariage et l’envol des enfants mais que c’est dur de sentir et réaliser que cette vie de couple arrive à sa fin !
    merci pour vos letttres qui sont toujours enrichissantes

  3. PUIG CREYSSE Renée dit :

    merci encore merci de venir nous rappeler cela: je suis en train de perdre ma chienne adorée….

  4. Blanc dit :

    et article est passionnant. Une de vos remarques rejoint ce à quoi je suis arrivé à déduire ; la première condition pour ne pas tomber malade est de na pas avoir peur de la maladie. , Or, vous remarquerez que notre susteme de santé, completement déletere , se résume à de la prévention; Systeme exploité par toute une industrie dont la stratégie consiste à nous faire peur de le maladie pour nous faire fi=aire tel test; A la réception de la pub pour le test du cancer collo-rectal, je leur ai renvoyé le prospectus stabilé en rouge ;’ vous savez ce qu’il vous dit, mon cancer collo-rectal?  » cancer que je n’ai pas, évidemment; , sachant que je me nourris de la meilleure manière possible et que j’ai une digestion impeccable;
    cordialement ;
    J.F.Blanc;C

  5. charles dit :

    un simple mot: M E R C I !!!!!

  6. Aouani dit :

    Merci pour vos lettres qui m’apprennent énormément de choses mais surtout me réconfortent et me montrent parfois la voie lumineuse pour « sortir des gouffres « où il arrive qu’on s’y empiffre! Encore MERCI.

  7. Deschamps dit :

    Merci de tout coeur pour votre lettre. Ayant vécu une situation difficile dans ma vie dont j attribuais la faute entière à mon ex mari, me retrouvant seule avec nos trois enfants à l’ Etranger sans plus aucun revenu et aucune nouvelle de lui (il connaissait la fallite de sa propre entreprise et avait affaire à de multiples créanciers) , l amour pour mes enfants a pris le dessus , j ai trouvé tout de suite un travail, et nous avons vécu ainsi non pas dans la pauvreté, mais avec assez de privations, et surtout avec beaucoup d amour.Rien ne m était impossible,et mes enfants qui se sont débrouillés pour suivre leurs études ont tous réussi.Aujourd’hui ils me manifestent beaucoup d affection et je suis comblée. Nous avons repris contact avec leur père , le respectant comme tout humain en a le droit. Chacun suit pourtant sa propre voie. Je suis sûre que nous n aurions chacun jamais connu cette volonté de vivre et d avancer dans l amour, si nous avions continué à avoir une vie facile telle qu elle avait été lorsque l entreprise de mon ex mari marchait bien. Nous avons chacun surmonté le chagrin de ce changement de situation, il ne fallait surtout pas regarder en arrière, mais continuer à vivre avec les trésors qui étaient cachés en nous, et les faire remonter pour en bénéficier et remercier la Vie

  8. Fran dit :

    Attention, barbarisme : pas connections mais conneXions…
    Ceci remarqué, je suis d’accord avec Blanc qui dit que « notre système de santé (…) se résume à de la prévention ». J’ajouterai que ce système propose des « emplâtres » pour soulager un symptôme, mais pas de soigner en profondeur dans le but de guérir : son intérêt est de garder les malades malades, sinon que gagnerait-il, le « pôvre » ?
    Charbonier dit, avec juste raison (je cite un passage de l’article) : « « que la notion de ruine est aléatoire, fonction des individus et des vécus » et qu’elle ne sera pas la même chez un riche homme d’affaire que chez un cadre supérieur ou un habitant des favelas ». J’ajoute, de même la douleur, ô combien subjective ! C’est une question d’individualité, certes, mais aussi d’éducation, de culture, d’entourage…
    Je me souviens d’une histoire vraie rapportée par mon père. Il connaissait un homme qui travaillait à la chaîne dans une usine. Cet homme était ponctuel, jamais absent et consciencieux. Pour le « récompenser », la direction lui offrait un poste de chef d’équipe, et le salaire qui allait avec. Ce à quoi l’homme répondit que cela ne l’intéressait pas, qu’il préférait « faire ses 8 heures » puis sortir de l’usine, libre de tout tracas lié à son travail. Le travail répétitif ne le dérangeait pas, parce qu’un fois terminé, il est bel et bien terminé… Question de point de vue.

  9. Briffoz Albert dit :

    Bonjour,

    Juste pour signaler quelques autres littératures:

    — Du Père François Brune

    — Des éditions Sorlot et Lanore sur les nombreuses recherches en trans communication instrumentale
    incluant des images sur TV et poursuivie par des dizaines de chercheurs en Allemagne, Autriche généralement.

    — Dean Radin qui montre une perception dans l’encéphalogramme précédant (ex 1 sec) le tirage aléatoire d’image (effrayante-neutre-agréable)

    — Dans ce monde de la physique quantique: une théorie qui était en ligne sur l’esprit détachable de la matière.
    pas retrouvé en ligne en 2017, mais je l’ai en mon ordi.
    PHYSICAL MODEL OF THE PARALLEL ETHEREAL WORLD Dr Alex Katzman 2004
    La dite masse des photon est à considérer pour son équivalent en énergie W=h. fréqu et non au sens propre.

    — L’attachement d’un petit robot aléatoire à un animal.
    http://www.youtube.com/watch?v=1pGlMnl1ZRs&feature=endscreen&NR=1A

    — D’autre part, un ami biologiste (ancien enseignant en Suisse et Belgique) me dit que:
    le liquide céphalo-rachidien de rats ayant appris un cheminement en labyrinthe injecté à un autre lui transfert la mémoire de ce labyrinthe (minutes pour atteindre le fromage)
    Je n’ai pas retrouvé de référence

    Bien à vous

    Albert Briffoz

  10. alessandro pendesini dit :

    Dr.Rueff
    Dans votre article vous affirmez l’existence de la « Conscience Intuitive Extraneuronale »…. « Qui s’exprime dans les récits de ceux qui « reviennent » d’un état de mort clinique, à la suite d’un coma, d’un arrêt cardiorespiratoire, d’un traumatisme »…

    Pourrais attirer votre attention sur le fait que le Dr. Jean-Jacques Charbonnier, utilise cette affirmation d’autorité en se servant de son statut social de médecin anestésiste pour faire du prosélytisme en faveur d’une hypothèse transcendante donc non-rationnelle ; de travestir le sujet d’une thèse de doctorat en faisant croire au grand public que son hypothèse d’une conscience intuitive extraneuronale a fait l’objet d’une étude approfondie et la valide alors que l’objet n’est qu’une étude analytique transversale portant sur le questionnaire de Greyson afin de corréler les EMI éventuelles avec des antécédents médico-chirurgicaux et leurs traitements habituels ?
    Jean-Jacques Carbonnier, auteur du livre « Les Preuves scientifiques d’une Vie après la vie », prétend dans son livre, sans l’ombre d’une preuve, qu’il existe une vie après la mort ! Ce qui est rationnellement ou scientifiquement FAUX ! A ce jour, personne n’a pu démontrer rationnellement qu’il y ait une vie après la mort !
    Aux dires des adeptes des Expériences de Mort Imminente (EMI-NDE) « notre conscience quitterait notre corps, à la mort, pour aller là où il fait bon vivre… ». A vrai dire, à ce jour, personne n’a pu apporter une preuve scientifique (rationnelle) qui confirme cela; pas plus que celle d’une « dualité cérébrale » ! En déplaise au Dr. Charbonier qui affirme que (je cite) « les scientifiques qui prétendent la NON-existence d’une vie après la mort sont des hypocrites ou des menteurs » !! Personnellement j’attends, avec impatience, la « démonstration scientifique » de ses convictions, non pas devant un auditoire composé de personnes fragilisées et en manque de mysticisme, mais devant un auditoire Universitaire avec des scientifiques -dignes de ce nom- qui approuveraient ses théories…. ..; ce jour reste à inventer.

    En ce qui concerne ceux qui « reviennent » d’un état de MORT CLINIQUE, je vous réponds, sans aucune hésitation : à ce jour personne n’a pu constater ou démontrer qu’une personne soit revenue à la vie après avoir constaté un état de Mort Cérébrale ou clinique !

    La mort cérébrale signifie que le patient est tombé dans un coma avec absence irréversible d’activité cérébrale. Le sang ne parvient plus au cerveau, qui n’est plus alimenté en oxygène et en sucre. Il n’y a plus non plus de réflexes au niveau du tronc cérébral, ce qui signifie par exemple que les pupilles du patient ne se rétrécissent plus automatiquement lorsqu’elles sont exposées à une fonte lumineuse ou qu’il n’y a plus aucun réflexe de haut-le-cœur au passage d’une sonde dans la gorge. En cas de test d’apnée, pour lequel on veille au préalable à insuffler suffisamment d’oxygène dans les poumons du patient avant de débrancher le respirateur, le patient ne respire plus spontanément. Il est donc possible de poser un diagnostic clair de mort cérébrale d’un patient. Il n’existe alors aucun doute à cet égard ; la situation est irréversible, et le patient a atteint le point de non-retour. Être en mort cérébrale signifie être mort. Il s’agit d’un coma irréversible, accompagné d’une destruction complète du cerveau et du tronc cérébral, ou de l’absence totale de fonctionnement de ceux-ci. Et pourtant cette personne a encore le cœur qui bat, est encore chaude et respire encore, les proches ont du mal à accepter que leur parent ne soit déjà plus vivant et qu’il faille arrêter le traitement. Nombreux sont ceux alors pour lesquels le don d’organes est porteur de sens.
    NB Si vous avez des doutes, je vous suggère de vous référer aux travaux du Prof Steven Lauryes de l’Université de liège (ULg), mondialement connu pour la pertinence de ses travaux.

    PS. Les fausses symétries ne peuvent que nuire à la crédibilité du site et de ce que vous défendez justement, notamment la phytothérapie.
    Bien cordialement
    A.Pendesini

  11. Françoise VAILLANT dit :

    Article très intéressant.
    Je voulais vous signaler que le livre de Anita Moorjani a été traduit sous le titre « Revenue guérie de l’au-delà », avec comme sous-titre « Une NDE m’a sauvée », aux éditions « J’ai lu », collection Aventure secrète. Livre passionnant.
    Françoise Vaillant

  12. RIGOLET-DELAUNAY dit :

    Merci pour cet article.
    Je pense à Eckhart Tolle « le pouvoir du moment présent » qui parle de la Présence et de l’Ego ou faux moi. Il m’a permis de ne plus m’identifier à mes pensées qui alimentent mon Ego mais à ressentir ma Présence, ce que je suis, en observant les pensées. C’est un chemin de libération des conditionnements, jugements, interprétations, apitoiements, agressivité, attaque/défense, avoir raison… et les situations changent.
    Quitter le mental, passer au-dessus des pensées… c’est l’état de méditation constante.
    Merci.
    Alexia

  13. Lucille Potvin dit :

    Bonjour Dr. Rueff, j`ai parcouru votre article avec avidité. J`y ai trouvé des réponses et en même temps mes interrogations prennent une nouvelle dimension… Merci et au plaisir de vous lire à nouveau.

  14. Bordrez dit :

    Pour compléter ces lectures, je vous recommande vivement deux livres du Dr Michael Newton : Souvenirs de l’Au-delà
    et Journées dans l’Au- delà .
    Ils sont parus en traduction française chez Le jardin des livres.
    On peut aussi y trouver :La Divine Connection, du Dr Melvin Morse ,qui ne manque pas non plus d’intérêt.

  15. Maas Veenendaal dit :

    Chèr Dr Rueff,

    J’ai lu complètement votre lettre et ça viendra m’ aider un peu plus de surmonter la douleur après le décès de ma femme. Je suis convaincu que notre vie ne se termine pas après la mort, mais que la suite peut être beaucoup plus heureuse dans la lumière et les mains de notre Dieu.

    Merci,

    Maas Veenendaal

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